‹ Malebranche (volume 2)Chapitre 39 sur 96 · EfUret. sur la mort^ II · texte numérisé non relu

EfUret. sur la mort^ II

avec extension locale, et peut-on prouver qu'il l'a fait?

Qu'est-ce que la science que nous avons ou croyons avoir des corps? Est-elle certaine? Et où faut-il chercher le fondement solide sur lequel repose cette certitude?

Qu'est-ce que l'âme?

Enfin, à supposer que nous ayons trouvé ime base à la science spéculative, pouvons-nous d'autre part en trouver une à notre action pratique, ce qui veut dire : Sommes-nous ou ne sommes-nous pas libres et responsables de nos destinées?

Examinons d'abord ce que la matière est aux yeux — sinon du sens commun vulgaire — au moins du sens commun réfléchi et déjà éclairé par certaines considérations scientifiques. Depuis Descartes, il n'y a point à hésiter. La matière, c'est de l'étendue. — Voilà son essence, ce qui ne veut pas dire : voilà tout ce qu'eUe est; car l'essence d'une chose n'épuise pas tout ce que cette chose est ou peut être. L'essence d'une chose « est ce que l'on conçoit de premier dans cette chose » et de quoi dépendent toutes ces modifications qu'on y remarque *. Ajoutons maintenant : c'est de l'étendue figurée — et c'est par conséquent de l'étendue mobile.

C'est de l'étendue : la proposition est tenue pour évidente par elle-même. Il suffit, dit Malebranche, de consulter avec application l'idée de l'étendue pour « reconnaître que l'étendue n'est pas une manière

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