‹ Malebranche (volume 2)Chapitre 40 sur 96 · Rech. de la VérUé, 1. III, V partie, ch. i, 1, note · texte numérisé non relu

Rech. de la VérUé, 1. III, V partie, ch. i, 1, note

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On l'aperçoit « tournant sur son centre » ou « s'approchant successivement d'une autre ». Voilà ce que nous trouvons dans l'idée que nous en avons. Supposons donc que Dieu Tait appelée à l'existence ; il l'a fait exister telle qu'il nous en fait concevoir l'idée, claire, simple et nécessaire. Si cela est, tout ce qu'on appelle vertus ou propriétés dans les corps a là son origine. Notre métaphysicien est avant tout géomètre et il parait mépriser beaucoup la physique ^. C'est donc à ces propriétés mathématiques des figures qu'il est d'avis de tout ramener. On peut être certain que s'il eût devancé son époque dans la connaissance des propriétés physiques et chimiques des corps, c'est par des rapports de distances et des modes de groupement des molécules qu'il eût tout expliqué. A ses yeux, en effet, c'est bien la « figure intérieure » ou « configuration » des parties qui distingue, par exemple, un morceau de cire d'un morceau de fer et fait que chacun des deux « est ce qu'il est 3 » .

Cette mobilité, qui dans une même étendue engendre des figures d'une diversité infinie, est-eUe une conséquence nécessaire de la nature de l'étendue? Autrement dit, l'étendue se meut-eUe elle-même? Nous savons que telle doit être bientôt la pensée de Leibniz ; mais nous savons aussi que telle n'est pas précisément celle de

UEntrei.mét,,m, 11.

2. a Les géomètres se trompent rarement et les physiciens presqne tou- Joors. p Enir. méty ni, 17.

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