Jlech. de la Vérité, liy. V% i
UALEBRAIfCHE.
L'inertie absolue de la matière est un : cartésien ne discute même pas. Les corps ; avoir d'autres propriétés que la faculté ■cevoir diverses figures et divers mouveeffet, ce que notre esprit conçoit, >e qu'il . idées claires et distinctes, c'est que a les corps peuvent ne pas garder la même siue pour former l'univers que nous voyons ir, il est nécessaire^ qu'elles ne la gardent ement est au monde des corps ce que les u l'amour qui les inspire sont au monde L condition des rapprochements, des rela- [iversité, de la vie et de la beauté. Cela js suffire ; car ce qui est nécessaire aux [>ropose, Dieu, qui n'est pas comme ces ■e déléguant leur pouvoir à des ministres, l à sa créature le soin de le faire, il le fait ificace de sa volonté, k-t-û dû vouloir le i question, et une considération suffit à la l'est pas possible qu'un être intelligent ait la matière en un état d'immobilité où elle utilité, ni variété, ni beauté ^ me universel , nous ne nous arrêtons pas englobe non seulement la vie, mais la sen- !nte et l'activité des animaux. Toute cette
II, ï.
é hypothétique ou secoodaire, dod d'aae nécestilé pre-
partie du cartésianisme, telle qu'elle a passé dans Malebranche, est trop connue et a été trop élucidée pour qu'il y ait intérêt à y revenir. Ce que Malebranche a appris du Traité de P Homme * avec son enthousiasme encore juvénile, il Ta retenu toute sa \ie. Et son raisonnement ue varie pas. Du moment où le mécanisme institué par Dieu a suffi pour faire sortir un poulet d'un œuf, sans qu'on place une intelligence et une âme à l'intérieur de l'œuf, il doit suffire aussi pour faire accomplir au poulet une fois formé tout ce qui est nécessaire à la conservation de sa vie. « Car de même qu'il faut plus d'esprit pour faire une montre d'un morceau de fer que pour la faire aller quand elle est tout achevée, il faudrait plutôt admettre une âme dans un œuf pour en former un poulet que pour faire vivre ce poulet quand il est tout à fait formé * . »
Ce mécanisme cependant se prête-t-il, ouvre-t-il un chemin à certaines théories qu'on a cherché de nos jours à en faire sortir, soit, par exemple, l'apparition toute naturelle des formes supérieures de la vie par le développement spontané des formes inférieures? La formule même que nous venons de résumer suffit à nous éclairer, car eUe se caractérise par deux mots que toute la philosophie des causes occasionnelles repousse avec la dernière énergie : ce sont les mots de « toute naturelle » et de « spontané ». A parler rigoureusement, nous a-t-il été dit, iln'y apoint dénature, et lesêtrescréés