Entret. met., xni
HALEBRJUfOIE.
[^is de chacun s'éclaireront ou se détourneront?
ceux gui admettent une religion, la réponse ne
pas être douteuse. Vouloir qu'à tout moment ue particulier reçoive une assistance qu'on refuse ite l'Église assemblée pour formuler ses décisions, là une contradiction contre laqueUe Halebranche qu'il suffit de faire appel au bon sens*, le bon sens seul, ni la philosophie seule ne suffipour faire accepter les mystères, parce qu'en effet nt incompréhensibles. Halebranche souffre de voir nent la faiblesse des raisonnements de quelques astiques donne occasion de tourner en ridicule les ^res les plus sacrés, alors qu'en réalité ils ne sont is que sur la parole de Dieu.
l<e meilleur moyen de convertir les hérétiques donc pas de les accoutumer à faire usage de leur t, en ne leur apportant que des arguments incer-
tirés de la philosophie, parce que les vérités dont ut les instruire ne sont pas soiunises à la raison, it les obliger à se défier de leur esprit propre en faisant sentir sa faiblesse, sa limitation et sa disirtion avec nos mystères ; quand l'orgueil de leur t sera abattu, alors il sera facile de les faire entrer
les sentiments de l'Église, en leur représentant l'infaillibilité est renfermée dans l'idée de toute té divine, et en leur expliquant la tradition de les siècles, s'ils en sont capables^. »
ntr.mét., XIII, 11.
Kherchedela Vérité, 1. III, I" parUe, ch. ii, 4.
Mais une fois ces dogmes acceptés, est-ce fini? peste-t-il qu'à fermer les yeux, suivant l'expressii chanoine dyonnais? Bien loin de là; c'est plui jamais le moment de les ouvrir, car ils sont n< aptes à recevoir la pure lumière. Voici donc le troi et dernier stade, ouvert à ceux qui ont le privilé aussi la responsabilité de la réflexion scientifique.
Pour le philosophe qui n'était que philosophe paraissait contradictoire, tant le bien elle mal sem se mélanger dans la nature et en faire le théâtre désordre inestricable. Les dogmes religieux de lac de la rédemption... « viennent lever ces contradi( terribles : nous avons des doutes et des soupçons i tains et embarrassants ; la foi les change en coavi( et en certitudes < ». Donc >< la foi doit régler les d^ ches de l'esprit, mais il n'y a que la souveraine r qui le remplira d'intelligence «. Et cette intellige son tour, c'estelle qui affermira définitivement la ve la rendra digne de celui qui veut être honoré en ( et en vérité. « La foi est un grand bien; mais qu'elle conduit à l'intelligence, et que même sans on ne peut mériter l'intelligence de certaines v< nécessaires, essentielles. Néamnoins la foi sans in gence ne peut rendre solidement vertueux ^. » El le peut pas, parce que la raison et la foi sont insé] blés et que chacune des deux a besoin de l'autre ei l'une et l'autre sont nécessaires à la vertu éclairé