Riflexiotu tvr la prémotion pkniigue, p
3. Ibid., p. Ut. Compare! d'dllenn ce h'agmeiit de discauloa Ihii glquG arec celui qae noas afont reproduit pins luot, page 140.
MALUSAKCHI. 13
HALBBRANCaB.
, comme toutes celles qui sont tardives et embar- I par le sentiment de contradictions passées; ae de ces formules claires, pleines, définitives, tenté de dire classiques, qui résument en queltgRes les réflexions et les idées concordantes de me vie.
leur de ces lignes n'était même pas thomiste cela il était fidèle à son esprit d'opposition conte la tradition scholastiquej. Sans taxer la docboniiste de contraire & la foi *, il prenait bien : déclarer qu'elle n'était pas de foi, et il la trou- [uant à lui, trop restrictive de la liberté. Il toutefois à ce qu'Aniauld n'allât pas, par des ons de langage, se mettre à l'abri sous le lu manteau de saint Thomas. Pour le mieux pier, il n'avait pas craint de le montrer un hérétique, moins franc que Luther et que mais non moins enfoncé qu'eux dans l'erreur. La ntière est à citer, car elle fixe, avec autant de r que de clarté, un point d'histoire religieuse, aique dans son livre du De servo arbilrio, Luther E de termes plus durs que Calvin, à cause qu'il imagination plus forte et moins fine et délicate , rien n'est plus clair lorsqu'on lit son livre, qu'il \s le même sentiment, qui est aussi celui que auld soutient : savoir que la grâce agit de telle e dans les saints qu'ils n'en osent pas bien ou mal
Toulons parler natquerneat de la doctriae IhomUle de la Liberté.
comme il leur plaît. M. Amauld reçoit le mot de liberté; Luther et Calvin n'en veulent pas. C'est là l'unique différence que je puis découvrir entre le sentiment de ces deux hérétiques et celui que M. Amauld avoue... De dire qui agit de meilleure foi, c'est ce que je n'oserais assurer. Mais il me semble que ces hérétiques ayant de la liberté la même notion que les catholiques, ils ont dû dire, pour parler plus clairement et soutenir leurs erreurs, que nous n'avons pas la liberté de faire le bien, même avec la grâce. Au lieu que de soutenir que nous sommes libres, lorsqu'on suppose avec eux que lagràee est telle, que nous n'en usons pas bien ou mal comme il nous plait, c'est avancer un dogme condamné, mais de plus c'est faire un galimatias où on ne saurait rien comprendre *. »
Le traité de la Prémotionphysique que nous citions tout à l'heure est de 1715 ; mais les Lettres dont ce dernier passage est extrait sont de 1685. Quand on les lit avec attention, l'on doute bien sérieusement que la prétendue rétractation du formulaire de soumission à la condamnation des jansénistes soit autre chose qu'un faux document, forgé, comme il arrivait assez souvent 2, pour les besoins des polémiques. Cette rétractation ^ serait de
Ufi* lettre louchant la défense de M. Àmavld, p. 176.
2. Exemple : de prétendaes lettres de sainte Chantai à la mère Angélique Arnauld. Voyez VBistoire de sainte Chantai, par Ifs' Boogauld, t. II. Appendices.
3. Voici ce qu'on y lisait : « Je proteste donc qne Je n'ai souscrit an formulaire, simplement et sans restriction, principalement la dernière fois, qu'avec une extrême répugnance, par une obéissance ayeugle à mes supérieurs, par imitation et pour d'autres considérations humaines
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xvu' siècle est le quiétisme. Au premier abord il semble nous entraîner à une extrémité opposée à celle du jansénisme. N'a-t-on pas pris L'habitude de les personnifier, l'un dans le triste et dur abbé deSaint-Cyran.rautn dans le dous et tendre Fénelou? Hais il ne faut pas s'arrêter bien long:temps à ce que la diversité des imaginations, des sensibilités, des tempéraments ajoute à l'erreur pour en tirer des applications plus ou moins séduisantes : il faut aller à l'erreur eUe-même et k sot fond. Or, dans l'histoire de l'Église, on peut dire qu< l'hérésie se divise généralement en deux courants : l'ui tend & l'exaltation de la nature humaine et k l'aflai bUssement du surnaturel, comme l'arianisme, le pélagianisme, le semi-pélagianisme ; l'autre aboutit i faire de la puissance divine une souveraineté arbi traire et indifférente aux prétendus mérites des hom me^ disons même à annihiler devant elle toute per sonnalité finie. Or il est impossible de nier que I jansénisme et le quiétisme appartiennent également ai second groupe. On peut les considérer comme deu branches très différentes d'aspect, je le veux bien, mai parties d'un même tronc.
Et en effet la doctrine où l'on invite l'àme à aimer san désir et au besoin sans espoir, où l'élan du cœur ne doi être soutenu d'aucun motif personnel, où l'être, s'absoi bant tout entier dans une contemplation passive, est f nalement prêt à abdiquer, avec le soin de son bonheui la responsabilité de sa conduite, cette doctrine-là est-eU sans rapport avec celle qui dit : Vous êtes prédestiné o
ses perfections feront notre bonheur, et que par conséquent elles sont plus durables que les imparfaites beautés des créatures; or, qu'est-ce qu'aimer? ce n'est pas seulement ^/r^jDor/^ à aimer, ce n'est pas seulement sentir cet appel et cette action du plaisir prévenant, c'est coopérer librement & l'appel, c'est « consentir au transport de l'âme * ». Mais si ces propositions sont vraies, ne réfutent-elles pas aussi bien le fatalisme de Jansénius que l'amour pur de M"** Guyon? Ces deux hérésies en efifet méconnaissent, l'une, que la grâce nous invite à chercher par nos efforts personnels l'achèvement d'un bonheur dont elle nous fait seulement goûter les prémices ; l'autre, que la coopération à la grâce, pour être méritoire et récompensée selon la justice, ne doit jamais être ni absolument refusée ni invincible. L'une et l'autre introduisent en Dieu l'arbitraire, et c'est ce que Malebranche a le plus combattu d'un bout à l'autre de ses écrits.
Sans doute il faut aimer Dieu pour Dieu et non porir un prétendu bien autre que lui; car Dieu, qui est la fin suprême, ne saurait être pris comme un moyen pour atteindre une fin meilleure. Il faut donc l'aimer, encore une fois, de telle sorte que l'on ne veuille finalement que lui. Mais qu'est-ce que le vouloir, sinon vouloir le posséder et jouir de lui dans une union définitive? C'est làle souverain Bien, c'est là la fin où doivent tendre tous les mouvements dont il est la cause.
Autre chose est la fin, autre chose est le motif que nous