Éclaircissement
iik UALEBRÀNCHE.
pensée n'a par elle-même absolument rien d'actif : l'entendement n'est qu'une pure réceptivité.
« De même que la faculté de recevoir différentes figures dans les corps est entièrement passive et ne renferme aucune action, ainsi la faculté de recevoir différentes idées et différentes modifications dans l'esprit est entièrement passive et ne renferme aucune action; et j'appelle cette faculté ou cette capacité qu'a l'àme de recevoir toutes ces choses, entendement... » Une réceptivité si pure se prête à bien des actions : aussi la définition des mots s'assouplit-elle et devient-elle extrêmement compréhensive, « J'entends par ce mot entendement cette faculté passive de l'àme par laquelle elle reçoit les différentes modifications dont elle est capable. Car c'est la même chose à l'àme de recevoir la manière d'être qu'on appelle douleur que d'apercevoir ou de sentir la douleur, puisqu'elle ne peut recevoir la douleur d'autre manière qu'en l'apercevant. D'où l'on peut conclure que c'est l'entendement qui imagine les objets absents et qui sent ceux qui sont présents, et que les sens et l'imagination ne sont que l'entendement apercevant les objets par les organes du corps*. »
Donc, l'entendement, pris avec cette acception générale, n'est que la faculté d'apercevoir; mieux encore, c'est la suite de nos états de conscience produits par l'action divine. Il se subdivise en trois opérations : l'entendement, puis l'imagination, les sens. Tel est l'ordre