I. Voir le tnilè qui porte ce Utre, p
cience et du juge, tout un monde où trouvent également à s'exercer la curiosité et la charité. Comment n'en être pas convaincu quand on a lu cette belle page du Traité de la Nature et de la Grâce ^ ?
« On suppose sans réflexion une parfaite égalité dans les choses où Ton ne remarque pas sensiblement d'inégalité. On se soulage l'esprit, on se délivre de toute application lorsqu'on donne à toutes choses une forme abstraite, dont l'essence consiste dans une espèce d'indivisible. Mais on se trompe ; la liberté n'est point une faculté telle qu'on se l'imagine. Il n'y a pas deux personnes également libres à l'égard des mêmes objets ; il n'y a pas deux hommes ayant la raison également éclairée, également ferme et assurée,... également modérés, également sensibles... et qui aient également combattu pour la conservation de leur liberté... La concupiscence même est inégale en mille manières , à cause des diversités qui se rencontrent dans la conformation du corps, dans l'abondance et le mouvement des esprits et. dans les rapports et liaisons presque infinies qui s'établissent par le commerce du monde^. » Rien donc, dans les combinaisons des faits de l'âme humaine , aux prises avec la nature et avec la grâce , n'est semblable à la combinaison « des ressorts et des forces mouvantes dont les effete sont toujours infaillibles et nécessaires. Aussi nul esprit ne peut découvrir ce qui se passe dans le cœur de l'homme ».