Enir, mét.f vni, li
timents nous Ta appris : livrée à elle-même, la sensibilité de Tàme humaine est naturellement inclinée à aimer un être en proportion de la part plus ou moins grande qu'il a dans le tout que nous composons avec hii. Malheureusement, la déchéance que nous subissons exalte notre amour-propre, mal éclairé sur les vraies conditions de notre relèvement, nous jugeons et nous aimons les choses par le rapport qu'elles ont avec notre bien particulier du moment. 11 est indispensable de redresser cette déviation et de s'assurer d'une exacte appréciation des rapports à rétablir dans un monde où tout serait remis à sa vraie place. Or quel est l'être qui forme la part la plus considérable du tout où nous entrons? Évidemment, c'est Dieu, puisque rien n'existe que par lui et comme participation limitée à son infinie bonté. Voilà pourquoi nos premiers devoirs sont envers Dieu, et voilà pourquoi il est contraire à la Raison d'aimer ce qui est imparfait, si on ne Taime comme exprimant ce qui est plus parfait, conmie nous offrant des moyens de le réaliser dans la mesure de nos forces ; car le commerce du monde ne doit tendre qu'à établir en Jésus- Christ une société parfaite et éternelle'.
Ce commerce du monde pourtant demande à être régl'é. Or, le monde (en prenant ce mot dans le sens le plus large) comprend deux sociétés : la société céleste qui commence sur la terre, mais qui ne finira jamais, et, en attendant, la société civile proprement dite. Ce qui