‹ MalebrancheChapitre 118 sur 132 · Le mot est souligné dans le texte · texte numérisé non relu

Le mot est souligné dans le texte

la probité et de la piété, de la justice et du mysticisme bien compris,

D^abord, quand il s'adresse aux particuliers pour leur tracer philosophiquement les règles de leur vie intérieure, l'auteur du traité de Morale reprend vite toute sa décision. 11 n'y a point de distinction qui tienne ; la morale puisée à la source de la raison supérieure ne connaît point de partage. « Un chrétien, un prêtre, un gentilhomme, un ami, ne sont pas quatre personnes différentes. Lorsque le gentilhomme sera en enfer ^ où sera le prêtre et l'ami? Ces qualités étant inséparables dans une même personne, si le prêtre croît avoir le droit de faire le gentilhomme, il est évident qu'il se trompe; et si je le conseille différemment selon ses diverses qualités, certainement je l'abuse. Quand des qualités sont inséparables, c'est la plus excellente qui doit tout régler ; et quoiqu'on puisse faire des abstractions lorsqu'il n'est question que de raisonner en l'air, il faut tout joindre ensemble quand on doit agir*. »

Or, quelle est en nous la qualité la plus excellente, si ce n'est celle d'enfants de Dieu, appelés à jouir éternellement de son héritage? Si c'est là ce qui doit tout régler, il faut dire qu'au sonmiet de la morale est l'amour... Lequel? Mais l'amour de ce qui mérite le plus d'être aimé, l'ampur de la perfection, donc finalement l'amour de Dieu.

L'étude de la théologie de Malebranche nous l'a ap-

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