‹ MalebrancheChapitre 120 sur 132 · Entr, met., iv · texte numérisé non relu

Entr, met., iv

2. Peut-être ici Malebranche devancerait-il Kant en ajoutant : dans une maxime d'une portée universelle. Car pour lui, on s'en souvient, l'universel, seul, est clair, distinct et explicable. Cf. plus haut, p. 56.

lioration à apporter au sort de rhomme terrestre par le bon emploi du mécanisme universel. L'étude de la physique et la connaissance des propriétés des corps a pour lui deux avantages que la morale même nous fait une loi de rechercher : elle étendra à Tinfini le pouvoir de rhonune sur la nature en en mettant les forces à son service ; puis elle accroîtra le pouvoir de la médecine qui, en modifiant les conditions physiologiques de nos passions, pourra nous rendre, dans une vie intérieure, à la fois meilleurs et plus heureux. Aussi, après avoir rappelé à la princesse Elisabeth que la joie vaut mieux que la richesse, qu'elle n'est pas seulement un fruit des autres biens, mais un moyen de les acquérir, il ne dédaigna pas du tout de lui conseiller, par exemple, les eaux de Spic comme ayant la vertu moralisante de faire évacuer la mélancolie en empêchant la rate de « s'opiier ».

Nous avons vu ce que Malebranche pensait de la médecine et des médecins : il les tolère, il les subit, mais il est bien éloigné d'en faire à ce point les agents du perfectionnement de notre nature. Qu'ils ne nous fassent point de mal, nous dit-il, c'est déjà beaucoup. Ne compte-t-il pas du moins que dans l'avenir, les progrès de la science étendront ce pouvoir encore si restreint? Assurément, il a dû le présumer; mais il ne paraît pas s'en soucier beaucoup, car s'il ne veut pas de la tristesse, il ne tient pas davantage à l'amour du

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