‹ MalebrancheChapitre 121 sur 132 · Tr. de Mor,, V part., x · texte numérisé non relu

Tr. de Mor,, V part., x

plaisir corporel; il lui semble que la connaissance de soi, la modération et même une certaine austérité, vaudront toujours mieux que la médecine, attendu qu'elles pourront la rendre inutile. La science n'en gardera pas moins sa grandeur : mais c'est pour la spéculation, c'est pour la vie contemplative qu'il en réserve les bienfaits. « Il ne faut même pas être géomètre pour se remplir la tête des propriété des lignes, mais pour donner à son esprit la force, l'étendue, la perfection dont il est capable *. » L'amélioration du soin de l'humanité, en nous et chez les autres, est un devoir, oui, à n'en pas douter. Mais cette amélioration, ce n'est pas dans la mise en action et dans la direction du mécanisme qu'il faut la chercher, c'est dans une union plus intime de l'àme avec Dieu. La médecine par excellence, c'est la médecine de la grâce, et les remèdes sont les sacrements, de même que la vraie cité en vue de laquelle nous avons à travailler, c'est la cité de Dieu.

« Soit donc qu'on fasse l'aumône aux pauvres, soit qu'on visite les malades et les prisonniers, soit qu'on instruise les ignorants, ou qu'on assiste ses amis de ses conseils, soit qu'on fasse toute autre action de charité et de devoirs , il faut tout rapporter au salut du prochain et penser sans cesse qu'on vit avec des chrétiens, et qu'ainsi on doit faire les actions qu'exige de nous la société étemelle que nous avons tous en Jésus-Christ^. »

De ce qu'il porte ainsi plus loin encore que Descartes

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