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ports, les rapports de grandeur et les rapports de perfection : les uns, qui font, par exemple, que deux et deux font quatre ou que le rayon est la moitié du diamètre, existent entre des êtres de même nature; les autres existent CMtre des êtres différents, ils nous apprennent que Tàme vaut mieux que le corps, que nous devons préférer la vie de notre ami à celle de notre chien et la vie de notre cocher à celle de notre cheval. L'ensemble des premiers constitue la science proprement dite; des seconds, qui ont une valeur non seulement spéculative, mais impérative, relèvent la religion et la morale.
Tous ces rapports. Dieu les fait-il? Les crée-t-il par un acte de sa volonté indifférente? On sait que c'est là un des points sur lesquels Malebranche s'est le plus profondément séparé de Descartes. Aux yeux du disciple, les vérités dont on vient de lire les formules si simples sont immuables et universelles, ce qui revient à dire qu'elles sont nécessaires. Il a toujours été vrai, écrit-il, que deux et deux font quatre, et il est impossible que cela devienne faux, comme il est impossible que Dieu pimisse un innocent et qu'il veuille, de sa volonté première, assujettir Tâme au corps. « Cela est clair, sans qu'il soit besoin que Dieu, comme souverain législateur, ait établi ces vérités, ainsi que le veut M. Descartes*. » Or, ajoute-t-il quelques pages plus bas, « pour moi je ne puis concevoir de nécessité dans l'indifférence, je ne
i.Entr. mët.yY, 11.