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que ne le fait le grand chrétien du dix-septième siècle. Pour celui-ci, une considération domine tout. Dieu a nécessairement en vue la perfection et elle seule : le contraire impliquerait contradiction. Or, la perfection, c'est lui-même. Donc, alors que nous, êtres finis et bornés, nous sacrifions la perfection quand nous aimons notre propre être, en Dieu c'est le contraire; en lui « tout autre amour que l'amour-propre serait déréglé^ » ; car s'il ne mettait pas sa gloire au-dessus de tout, il sacrifierait la perfection. Mais ce n'est pas la sacrifier, ce n'est pas l'amoindrir, c'est la servir que de nous en assigner la possession comme fin de notre existence. Par là se retrouve en Dieu la bonté qui paraissait d'abord oubliée. Oui, il fait tout pour sa gloire, mais « pour cette gloire, dis-je, qu'il trouve à agir selon ce qu'il est, à former son Église, à sanctifier les hommes, à les conduire à leur fin, la jouissance étemelle de la Vérité 2 ».
Vient enfin le dernier principe dont Théodore dit, au cours du 9° Entretien métaphysique : « Embrassez bien ce principe, mon cher Ariste, de peur qu'il ne vous échappe, car de tous les principes, c'est peutêtre le plus fécond : Dieu fait tout par des voies simples. »
« Non content que l'univers l'honore par son excellence et sa beauté, il veut que ses voies le glorifient par leur simplicité, leur fécondité, leur universalité, par tous les