Éclaircissement à la Reck. de la V
%: ^dit, chrét.X, 9.
LE BIÉTAPHYSICIEN. 101
tendre que nous voyons en Dieu des yeux du corps d'autres corps semblables à nous. Malebranche a eu besoin de prévenir* cette interprétation et, comme il l'écrit, « cette erreur grossière que Ton voit le soleil, un cheval, un homme pour chacune des idées que Dieu en a lui-même ». La vision qui est à expliquer, c'est Tintelligence. Mais si Tintelligence de Dieu est simple, celle de Thomme ne peut pas Têtre.
A l'occasion de certains mouvements des corps, Tâme « répand différentes sensations ^ » sur les idées qui l'affectent. De là une connaissance toute de sentiment, c'est-à-dire obscure et confuse et dont nous ne pouvons donner aucune explication. Ce que nous « voyons » véritablement par lumière et par idée claire, ce que nous voyons en Dieu, ce sont les essences des choses, les nombres et l'étendue intelligible. C'est là ce qui non seulement nous éclaire, mais donne à notre intelligence un essor indéfini.
On a vu plus haut quelle place l'idée de l'étendue intelligible tient dans la connaissance de la nature divine. Elle n'en tient pas moins (la conséquence était forcée) dans tout le système de nos connaissances. La géométrie en effet, science en laquelle se résument toutes les sciences du monde créé, — car la mécanique en relève, et la physique aussi dans ce qu'elle a de clair et de positif, — n'a pas d'autre objet que l'étendue in-