Méd. chr,, VI
lOi. MALEBRA^XHE.
sont donc pas de simples modifications de Tesprit, mais les causes véritables de ces modifications , c'est-à-dire que nos idées ne se trouvent qu'en Dieu qui seul peut agir dans notre âme et la modifie de diverses perceptions par sa propre substance ; non telle qu'elle est en elle-même, mais en tant qu'elle est la lumière ou la Raison universelle des esprits, en tant qu'elle est représentative des créatures et participable par elles; en tant, en un mot, qu'elle contient l'étendue intelligible, l'archétype de la matière. On ne doit pas exiger de moi que j^explique plus clairement la manière dont Dieu agit sans cesse sur les esprits : j'avoue que je n'en sais pas davantage *. »
C'est déjà la déclaration qu'il avait faite, on s'en souvient, au sujet de la participation de la substance divine par les créatures.
Tout incompréhensible qu'elle est cependant, cette action de Dieu sur nos esprits (car la Vision en Dieu, c'est surtout cela) peut et doit être analysée. Elle comprend plusieurs phases ou plusieurs opérations qui, unies en Dieu, se montrent en nous distinctes l'une de l'autre.
Le principe général, dont il n'est pas superflu de renouveler l'expression, est celui-ci : « Il est donc clair que l'àme n'est unie immédiatement ni à son corps, ni au monde matériel, mais à l'idée de son corps et au monde intelligible, en un mot à Dieu, à la substance