‹ MalebrancheChapitre 45 sur 132 · Rech.de la Vérité, 1. VI, H' p., ch. m · texte numérisé non relu

Rech.de la Vérité, 1. VI, H' p., ch. m

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nous amour ou volonté, cette impression continuelle que celui qui nous a créés nous communique : et il n'est pas besoin de demander où elle nous porte. Puisque Dieu seul agit, il n'agit que pour lui et pour sa gloire, et la fin du mouvement qu'il nous imprime ne peut être que le bien général dont il est la substance. Ainsi, « nul homme n'est à lui-même ni le principe de son amour, ni Imspiration qui l'anime et qui le conduit ». Il n'est pas plus à lui-même sa propre force et son propre élan qu'il n'est à lui-même sa propre lumière. C'est Celui qui est sa raison et sa lumière qui est en même temps la substance de son bien et l'excitateur de son amour.

Le bien général vers lequel l'homme est ainsi porté tout d'abord par un mouvement direct, n'existe pleinement et parfaitement qu'en Dieu. Mais comme l'étendue intelligible se retrouve dans les créatures qui y participent inégalement, ainsi le bien général est participé ou imité par des biens particuliers. Aller à ces biens et s'y laisser prendre, voilà le propre de l'agitation ou de l'inquiétude de l'àme humaine. Ce n'est pas qu'elle ait tantôt plus, tantôt moins de ressort et d'énergie. « Dieu nous pousse toujours vers lui d'une force égale; l'impression ou le mouvement naturel qui nous porte vers le bien * n'augmente ni ne diminue jamais. » On sait comment pour les cartésiens la quantité du mouvement reste la même dans les corps : la direction qu'elle reçoit varie seule. Ainsi , d'après Malebranche, l'âme, elle

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