Écl
théologiens l'ont prétendu. « U fait tout comme cause véritable et il ne communique sa puissance aux créatures qu^en les établissant causes occasionnelles de l'exercice de la sienne en conséquence de lois générales *. »
Parmi ces lois générales sont celles qui donnent aux hommes p eu réfléchis l'illusion de ce qu'ils appellent riinion de l'âme et du corps. Il y a sans aucun doute entre le corps et l'âme des relations continuelles et très étroites, car s'ils n'agissent pas l'un sur l'autre, « leurs modalités sont réciproques ^ »; mais l'âme n'est pas plus dans le corps ou dans une partie du corps, fût-ce le cerveau, que le corps n'est dans l'âme. Non, Tonne peut pas plus dire que l'âme est dans le corps, sous prétexte qu'elle y souffre de la douleur, que l'on ne peut dire qu'elle est dans le soleil, dans les nues, dans les corps qui l'environnent, dans la fleur qu'elle respire, sous prétexte qu'elle y voit la lumière et les couleurs et qu'elle y sent les odeurs ^. L'âme et le corps sont également en Dieu, l'un dans sa Raison, l'autre dans son immensité. S'il y a entre eux des rapports, objets de nos perceptions, c'est uniquement parce qu'ils sont ainsi tous les deux dans le Dieu qui les a créés et qui agit constamment sur eux. Ne parlons donc pas de véritable union, mais « d'alliance » ; et disons que cette alliance consiste dans une correspondance mutuelle des pensées