Rech, de la Vérité^ 1. 111, V* partie, ch. i, 1, noie
d'être du corps, mais le corps même, parce qu'elle nous est représentée comme mie chose subsistante et comme le principe de tout ce que nous concevons clairement dans les corps ^ ». Donc la matière pourrait, à la rigueur, n'être ni figurée ni mobile. Elle ne peut pas ne pas être étendue. Il n'en faut pas demander ici davantage.
Qu'est-ce maintenant que la figure? Rien autre chose que c< le terme de l'étendue ». Entendons par là ce qui la détermine, l'empêche de rester à l'état de masse confuse et indistincte et lui donne ces formes variées et successives qui font la beauté de l'univers ^.
Comment enfin ces figures sont-elles produites? Par le mouvement. « Les corps n'ont pas d'autres qualités que celles qui résultent de leurs figures ni d'autre action que leurs mouvements divers 3. » Imaginer davantage n'est pas moins aventuré ni moins arbitraire que de concevoir une divinité sous le feu de la foudre et sous l'eau des fontaines. Une figure ne diffère d'une figure et n'est définie que par des rapports de distance.
1. Éclairciss, sur lelll* livre de la ReefL — Cf. Entrél. met., TU, 2. a Nous pouTons penser à Féteodae sans penser à antre chose. C'est donc nn être on nne substance et non nne manière d'être. »