Beeh. de la Vérité, IV, i
3. Entret, met., IV. — C'est ce qu'arait enseigné Deseartes : « Je pense que tons les corps sont faits d'une même matière et qu'il n'y a rien qui fasse de la diversité entre eux, sinon que les petites parties de celte matière qui compose les unes ont d'autres figures ou sont autrement arrangées que celles qui composent les autres • (Lettre XXIV). — Et encore : « Toutes les qualités sensibles des corps consistent dans le seul mouTement ou le seul repos de ces petites parties » (Lettre XXVI de l'éd. Gamier).
On l'aperçoit « tournant sur son centre » ou « s'approchant successivement d'une autre». Voilà ce que nous trouvons dans Tidée que nous en avons. Supposons donc que Dieu Tait appelée à Texistence ; il Ta fait exister telle qu'il nous en fait concevoir l'idée, claire, simple et nécessaire. Si cela est, tout ce qu'on appelle vertus ou propriétés dans les corps a là son origine. Notre métaphysicien est avant tout géomètre et il parait mépriser beaucoup la physique 2. C'est donc à ces propriétés mathématiques des figures qu'il est d'avis de tout ramener. On peut être certain que s'il eût devancé son époque dans la connaissance des propriétés physiques et chimiques des corps, c'est par des rapports de distances et des modes de groupement des molécules qu'il eût tout expliqué. A ses yeux, en effet, c'est bien la « figure intérieure » ou « configuration » des parties qui distingue, par exemple, un morceau de cire d'un morceau de fer et fait que chacun des deux « est ce qu'il est 3».
Cette mobilité, qui dans une même étendue engendre des figures d'une diversité infinie, est-elle une conséquence nécessaire de la nature de l'étendue? Autrement dit, l'étendue se meut-elle elle-même? Nous savons que telle doit être bientôt la pensée de Leibniz ; mais nous savons aussi que telle n'est pas précisément celle de
i.EntreLmét.nh H.
2. a Les géomètres se trompent rarement et les physiciens presque toujours. » Entr. mét,y m, 17.