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OBSERVATION IV

Silzung vom 10 Januar 1896. Gesellschaft für Gebeirsthülfe y. Gyn.

zei Berlin in Zeitschrift für Gynakologie (t. 34, p. 143), Docteur OLSHAUSEN.

Depuis longtemps, les amputations congénitales ont éveillé l'intérêt des accoucheurs. Je me trouve en mesure de vous présenter un cas très intéressant. L'enfant a douze jours ; 1l présente à la main gauche, à trois doigts, une amputation congénitale. Un de ces doigts n’a qu’une settle

PAR Po phalange, les deux autres en ont deux. C’est la seule anomalie que présente l'enfant. .

L'intérêt de cette observation est dans le placenta.

Déjà, en 1840, Simonart avait expliqué les amputations par les brides amniotiques; mais un point restait toujours obscur, celui de savoir comment l’amnios peut produire cet étranglement. On ne peut se faire à ce sujet aucune idée précise, et les anciennes explications données par Simonart, Simpson et d’autres sont encore insuffisantes. Ils pensaient qu’il s'agissait là en effet d’un processus d’inflammation de l’amnios, et que par le fait de l’inflammation se produisaient les brides. Cette opinion concorde si peu avec les idées modernes, qu'il y a lieu de n’y attacher aucune importance.

A l’époque du Congrès international de Berlin, parut un travail de Küstner, qui à été publié dans le 20° fascicule de la Revue d'accouchement et de gynécologie. Pour la première fois, dans ce travail, on trouve une explication plausible du mécanisme des étranglements par brides. Küstner cite un cas d’amputations multiples, où les brides se montrent entourant chaque doigt en partie. L’amnios s'était séparé du chorion, et avait formé les brides en question. Nous avons ici un cas analogue, et comme ïl s’en trouve très peu dans la littérature médicale, je n’ai pas laissé passer l’occasion de vous montrer cette préparation.

Il va de soi, et on l’a toujours admis, que les amputations ont lieu de très bonne heure, vraisemblablement pendant le deuxième mois de la vie intra-utérine. L’amnios est toujours directement accolé au fœtus. Peu à peu, il se forme entre eux un espace libre, par l’interposition du liquide amniotique, qui se forme peu à peu. Le rapprochement du chorion et de l’amnios peut tarder, l’écartement

peut parfois persister jusqu’à la fin de la grossesse. Le man-

HAE que ou l’insuffisance du liquide, le retard dans sa production, peuvent parfaitement faciliter un déchirement.

Dans notre cas, on ne pouvait, sur le délivre frais, découvrir nulle part l'existence d’un amnios accolé au chorion qui, lui, existait réellement. En revanche, sur la face fœtale du placenta, autour de l'insertion du cordon ombilical, on trouve une petite masse blanchâtre, que l’on reconnaît pour l’amnios en la développant. Cet amnios est en effet pelotonné sur lui-même, et porte un certain nombre de brides, quatre ou six, à qui l’on doit les amputations con- : génitales. C’est un cas qu'a décrit Küstner; l’amnios est complètement séparé du chorion. ;

De cette façon, le fœtus a pu réussir à déchirer l’amnios. Küstner croit que c’est là un mécanisme tout à fait exceptionnel des amputations. J'irai plus loin que lui, je crois que les amputations congénitales admettent les brides amniotiques vulgaires, comme cause habituelle. Aussi loin que J'ai pu le constater dans la littérature médicale et dans la plupart des cas que Gustave Braün, Simonart, Simpson ont décrits, rien ne s’oppose à ce que les choses aient pu se passer ainsi, mais j'ajouterai que les observations sont pour la plupart insuffisantes, et que la plupart du temps, on ne trouve aucune remarque sur les membranes.

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