‹ Malherbe et ses sources (volume 2)Chapitre 11 sur 19 · III · texte numérisé non relu

III

où quod lihet licet ' »; il aime les proverbes latins, soit qu'il les répète : « ad impof^i-ihile nemo ttnctnr - », soit qu'il les traduise : « il vaut mieux se taire que de rien écrire de ceux qui peuvent proscrire ^w; « la voix du peuple est la voix de Dieu ' », ou qu'il les mette même en vers :

Je vais bien éprouver qu'un déplaisir extrême Est toujours à la tin d'un extrême plaisir •'.

Il est pénétré de la philosophie antique et des souvenirs mythologiques. L'idée de la Fortune, qu'on avait reprochée comme payenne à Montaigne, revient sans cesse dans ses lettres et ses vers. 11 ne saurait parler de la prospérité publique sans songer « au siècle doré " », « au siècle où Saturne fut maître *^ », de mariage sans montrer Bymen « en habillement blanc'* » et accoutré comme dans Desportes, ou « en robe d'or *»; il ne saurait

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