‹ Malherbe et ses sourcesChapitre 2 sur 89 · Mupta>viavÀ< 8è év *0{jloioi · texte numérisé non relu

Mupta>viavÀ< 8è év *0{jloioi

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114. 'ISdvTa YoOv tïjv Mouvu^tav irap* *A6Tjvatoiç àY^^^^'' Ç^tvai auToùc 6jtov xax(ov a'iTiov eVrai toOto Ta ^wpiov auTol^ • Itû x£v TOic dooûo'iv auTè 8ia^oprjvai.

111. 'AÔTjvaloi Se TaXavrov £<]^t)^i'ffavTO Soûvai aÙT(p xal vaOv tt^v £< KprlTTjV àTia^ouvav aÙTdv. *0 8è TO {xèv àpY^piov où icpoff/jxaTO.

Remarquons que ces quatre détails appartiennent à des parties différentes de la monographie et ne nous sont connus que par Plutarque et Diogène Laërce. Cette coïncidence ne peut s'expliquer que de deux façons : ou bien Diogène a copié Plutarque ou bien leur source est la même.

* Pour la facilité de l'exposé, noas réunissons ici tous les détails communs aux deux auteurs. Cf. BSGBMANN, Qnaestionea Soloneae, spec. I, diss. inaug., Holzminden, 1875, pp. 13 s.

La première explication est inadmissible. On sait, en effet, qne Diogène n*a pas lu Plutarque * ; il existe entre les deux biographies de Solon de ces auteurs des divergences telles qu*on ne peut songer à l'emploi de l'un par l'autre *•

Nous pouvons donc admettre que pour les détails identiques relatifs à Épiménide, les deux biographies ont une source commune. Or, Plutarque n'a guère utilisé dans la Vie de Solon que les ouvrages d'Hermippe et de Didyme Chalcentère. Au premier, il a surtout emprunté les détails essentiellement biographiques ; au second, ceux qui concernent le législateur '.

D'autre part, plusieurs auteurs que Diogène Laêrce cite au premier livre de sa compilation avaient mis à profit les biographies d'Hermippe. Il est par conséquent très vraisemblable que là où Plutarque et Diogène sont d'accord, l'auteur alexandrin a été leur source commune. Les différences que présentent chez Plutarque et chez Diogène la forme et même le fond du récit, s'expliquent

' Diogène Laôrce ne cite Plutarque qae deux fois dans sa compilation (IV, 1 § 4 et IX, 10 § 60) et nous ne retrouvons pas le premier des détails cités dans la biographie de Lysandre à laquelle Diogène l'a prétendument emprunté.

* Bahnsgh, 0. c, pp. 51 s. Comparez notanmient les passages suivants : Plutabqub, Solon, c. 10 et DIOGÈNE LaêBCB T, 48; Plut., Solon, c. 30 et DiOQ. I, 52.

' Cette opinion a été établie surtout par les recherches de Pbinz, De Solonis Plutarchei fontibua, diss., Bonn 1867 et de Begekank, Quaeat. SoUmeae, diss. 1875. La découverte de la République des Athéniens d'Aristote ne l*a pas infirmée. Cf. B. Keil, Die Solonische Verfassung in Aristoteles Verfassungageschichte Athens, Berlin, 1892. Remarquons d'ailleurs qu'Hermippe et Didyme sont les plus récents des auteurs cités par Plutarque dans sa biographie de Solon.

aisémenfc, si l'on songe que le texte d'Hermippe n'a été connu de Diogène que grâce à plusieurs intermédiaires, tandis que Plutarque Ta consulté dans Toriginal. M. Usener a objecté à cette opinion que les détails communs aux deux auteurs ne concernent que la tradition banale, et qu'un d'entre eux est emprunté à Myronianos * (L 115).

Tout au contraire, ces données nous paraissent avoir un caractère bien précis et typique ; rien ne nous empêche d'ailleurs, en les faisant remonter originairement à Hermippe, d'admettre que Myronianos est un auteur intermédiaire entre Hermippe et Diogène *.

Parmi les écrivains cités dans la dernière partie de la monographie, nous relevons le nom de Timée (I, 114). Hermippe en avait transmis la connaissance à Démétrios de Magnésie cité au même passage.

11 est permis également de supposer qu'Hermippe avait connu l'ouvrage de Sosibios de Laconie Sur les sacrifices de Lacédémone (izgpi T(i3v iv AaxeSaifxov. Owtxiwv), auquel Diogène Laërce (I, 115) emprunte un détail isolé. Cet écrivain, du troisième siècle avant notre ère, avait introduit à Alexandrie l'étude des temps primitifs de Sparte \ Comme Diogène Laërce ne le

< U(SENEB , PhiloL Anzciger, 1877, pp. 419-426 suppose un auteur intermédiaire entre Hermippe et Plutarque, peut-ctre Didyme, mais en tout cas un critique plus &ûr que ne Test Hermippe.

^ Les citations que Diogène fait de Myronianos no nous permettent pas de déterminer quand il a vécu. Cf. Bahnsch, 0. c, p. 51; Maass, 0. c, p. 106 et WlLAMOWlTZ, tôirf., pp. 160 s.

* SUSEMIHL, Gesch. d. gr. Lit. in der Alex. Zeit, I, pp. 603-605.- — C. Wachsmuth, Einleitung in das Studium der alten Qeschichte, Leipz. 1895, pp. 136-138.

mentionne qu'ici et qu'il n'indique pas le titre de l'ouvrage, on ne peut admettre qu'il l'ait lui-même consulté.

L'énumération des personnages homonymes d'Épiménide termine le chapitre de Diogène Laërce. Cette liste, comme d'autres semblables (I, 38; I, 79), dérive plutôt de Démétrios que de Favorinus. Son traité Sur les auteurs homonymes est, en effet, cité deux fois dans la notice (,T, 1!2 et 114). Mais il est possible que ces indications soient empruntées à une édition remaniée du traité de Démétrios *. Les données fondamentales de ce catalogue d'homonymes avaient été fournies à Démétrios par les travaux de Oallimaque et d'Hermippe (Tiivaxeç).

Si nous réunissons les résultats de cette étude préliminaire, il nous sera permis d'admettre comme établis les points suivants :

1. Théopompe est le premier auteur qui, à notre connaissance, ait traité avec quelque détail de la légende d'Épiménide.

2. Hermippe a le premier réuni en un ensemble systématique les traditions qui circulaient au sujet du personnage; il a joint au récit de Théopompe des extraits

* E. Maass, De hiogr. gt\, pp. 23 S9., 48 as., a réfuté plusieurs arguments que Scheurleer, De Demelrio Magnete^ Leyde, 1858, avait fait valoir pour attribuer à Démétrios les catalogues d*homon3'mcs qu'on lit chez Diogène; mais il n'a pu expliquer d'une manière satisfaisante un passage capital pour cette question (I, 38). WlLAMOWITZ, ibid,, p. 146 et E. ROHDE, Litter. Centralbla.tj 1880, pp. 1742-44, ont combattu l'opinion de Maass. RUDOLPH, Leipz. Stud., VII, p. 127 et SUSEMIHL, o. c, I, p. 607, l'ont adoptée.

d'autres écrivains tels que Timée et Sosibios de Laconie. On doit aussi lui attribuer la plupart des détails que nous lisons chez des auteurs postérieurs tels que Démé- ;

trios de Magnésie, Myronianos et Phlégon. Avec ces i

matériaux, Hermippe semble avoir esquissé le plan i

suivant :

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