CHAPITRE IX
LB D0MBSTICU8 ▲ LA OOUB.
Les domesticus sont cites nombre de fois, comme faisant partie de rentoorage royal, et quelques auteurs ont conclu de ce fait, que certains domesticus séjournaient habituellement à la cour. Nous rencontrons les domesticus au plaid royal dans un diplôme de Sigebertll (648) * : le roi les consulte au sujet d'une donation à ffidre aux abbaj'^es de Stavelot et Malmedy. Ce diplôme est rappelé dans celui de Ckildéric II (667) ' en faveur des mêmes abbayes et dans le Vita Remacli de Notger '. Ghrégoire de Tours nous affirme la présence, au baptême d'un fils de Childebert II, d'un grand nombre de domesticus et de comtes *.
Les domesticus siégeaient aussi au tribunal du palais en qualité d'assesseurs. Les diplômes de Clovis m, de 693 ' et de Childebert III, de 697*, en citent, Tun quatre, l'autre trois qui ad causas audieridas vel recta judicia termenanda résident \ La formule I, 25 de Marculf * est plus explicite encore : Cum nos ibi in palatio nostro ad universoriim causas recto juditio terminandas cum domnis et patribus nostris episcopis vel cum pluris et obtimatihus
» V. p. JQst. 19.
« V. p. ju8t. 28.
» V. p. juflt. 19.
* V. p. juat. 11.
» V. p. just. 32.
• V. p. just 83.
^ Qai ad causas audiendtun vel recto jadicio terminendam résident.
» V. p. just 84.
nosiriSj iUis episcopis^ iUis domesticis vel reliquisqûam
plures nostris fidelibus resedef'emus. On ne doit pas déduire de cette formule que les domesticus assistaient régulièrement le tribunal royal, car ils ne sont nullement men-> tiennes dans les diplômes de 658, 659 et 663 édités par Pardessus et Pertz *. D'autre part, des comtes qui figurent dans les actes de 693 et 697, rappelés au début de ce paragraphe, ne sont point cités dans la formule de Marculf.
De ce que les domesticus apparaissent au plaid et au tribunal royal, nous ne pouvons conclure que certains d'entre eux résidaient à la cour, car nous devrions faire de même pour tous les fonctionnaires francs, même les évêques, puisque tous les grands laïcs ou ecclésiastiques s'y rencontrent très souvent. N'oublions pas non plus que le devoir des grands dignitaires était d'assister leur souverain au conseil, comme ils l'accompagnaient au combat. Parfois aussi, certains domesticus se trouvent à la cour, lorsqu'ils ont obtenu leur titre, sans avoir encore de district à administrer; c'est le cas lorsqu'un roi envoie son fils gouverner un autre royaume *. D'ailleurs, les domesticus pouvaient se trouver au palais, appelés pour la conclusion d'une affaire, ou pour tout autre motif. Les comtes sont souvent signalés comme séjournant à la cour, et aucun auteur n'a cru devoir, en raison de ce fait, voir en eux une catégorie spéciale de comtes ' ni en faire des comtes supérieurs aux chefs des pagi.
• Pardessus no» 332, 334, 349 II, 108, 111, 131. Pertz noi 35, 37, 41, pages 32, 34, 38.
• V. p. just. 8.
' Il n'est nullement question da cornes palatii, dont 1^ rôle est parfaitement connu.
Broimer ' se base sur l'adresse (iUo c&mitae) de la formule de Marcalf I, 39 * poar prétendre que ce docament était adressé à un domesticas supérieur. Outre que nous avons démontré, au chapitre 7, que les comtes ont souvent rempli en même temps les fonctions de domesticus, nous rappellerons la formule II, 52 ' où il est dit : Dum gfmeràliter ad omnes damesticos régis ardinatio pro' cessit : l'ordre royal n'est donc pas adressé par le roi aux domesticus supérieurs et par ceux-ci aux domesticus des viUae^ mais il est envoyé directement par le roi à tous les domesticus.
Waitz ^ pense que, de même que les ducs étaient des fonctionnaires supérieurs aux comtes, certains domesticus de rang supérieur devaient commander à ceux qui étaient dispersés dans les provinces. Nous avons dit, au chapitre 8, qu'il n'existait aucun rapport entre les ducs et les domesticus quels qu'ils fussent, et nous ajouterons que le duc, fonctionnaire extraordinaire, ne se substitue nullement au comte, ce que Waitz lui-même a mis en lumière '. Donc il n'y a pas de comparaison possible, ni en matière de compétence, ni sur l'étendue des ressorts.
Le VitaAmtdfi* a également servi à appuyer la théorie des domesticus supérieurs; seulement, le texte affirme que saint Amoul de Metz a seul le gouvernement des districts habituellement confiés à six domesticus, c'està-dire qu'il les remplace et non pas qu'il les surveille :
^ Oav. oité, p. 118 et saiv.
« V. p. JMt. 85.
» V. p. jnst. 86.
« Oav. cité, 8« édit. Il 2, page 98.
* Oav. oité, 8* édit. II 2, page 52.
• V. p. jort. 17.
il n'y a là nulle traoe de supériorité, si oe n'est au point de vue de l'influence.
En terminant ce chapitre, nous devons parler des domesticus des reines. Fustel de Coulanges * conclut du chapitre IX, 19 de Grégoire de Tours ' que les reines avaient elles aussi des domesticus. H aurait pu de même s'autoriser du chapitre Vil, 15 du même auteur ' où l'on parle du domesticus Leonardus. Celui-ci est en effet au service de Frédegonde comme Flavianus est au service de Brunehaut: mais celles-ci gouvernent pendant la minorité de leurs fils, Clotaire II de Neustrie et Childebert II d'Au^trasie. Si Gunduarius (*), que Fortunat chante en ces termes :
Reginae egregiae patrimonia celsa gubemans quae tibi conmisit sensit ubique fidem
peut être considéré comme domesticus, il doit avoir en mains l'administration du douaire que les rois avaient coutume de constituer à leurs filles lors du mariage de celles-ci. Il n'y a, en tout cas, aucune raison d'établir une distinction entre le domesticus des rois et celui des reines : c'est le même fonctionnaire, chargé des mêmes attributions.
^ Ouv. cité, p. 158 note 8.
» V. p. juat. 7.
■ V. p. JQst. 8.
* Carmina VU 17. M. G. H. Aact. antiq IV 172. Nous ne connaissona ce Gunduarias que par ce seul passage de Fortunat et nous ne savons pas de quelle reine il est question.
OHAPITRE X.
LB DOMBSTIOUS BT LB ICAIBB DU PALAIS.
Nous venons de prouver qu'il n'existait pas de domesticus d'un rang supérieur, ni de domesticus à demeure fixe à la cour ; nous devons cependant faire connaître de quel haut personnage relevaient ces fonctionnaires.
Dans les premiers temps de la période mérovingienne, le domesticus est le subordonné direct du roi ; la Gaule est le plus souvent partagée entre trois ou quatre royaumes, et lorsqu'un seul roi est souverain de tout le pays, comme ClovisI*' et son filsOlotaire I®^, son prestige est assez grand pour s'imposer à tous les sujets. De même, lorsque le roi est devenu faible, le maire du palais, qui se substitue à lui, saura bien tenir en son pouvoir les domesticus, comme il y tient les comtes. Car nous ne devons pas oublier que ces derniers, eux aussi, ont toujours été en rapports directs avec le souverain, les ducs n'ayant été choisis que pour des missions spéciales, dans des circonstances exceptionnelles, et n'ayant pas un pouvoir supériear à celui des comtes.
Mais un phénomène remarquable nous arrête : c'est que le maire du palais, parvenu à supplanter la dynastie mérovingienne, paraît être un fonctionnaire identique aux domesticus, c'est-à-dire un administrateur du domaine privé et non pas un personnage politique. Ce fait, qui semblerait étrange dans l'organisation romaine ou médiévale, est conforme aux idées germaniques. Les comtes ont pu, de bonne heure, grâce à l'influence grandissante des idées romaines, imposer au roi d'être choisis dans leurs propres comtés ; le palais est néan-
moins demeuré la oour germanique où tous les fonction naires sont des officiers palatins et non des administrateurs publics.
Dans le Vita 8. Amulfi, * nous voyons que saint Arnoul, alors qu'il était déjà évêque de Metz, occupait domesticatiis soUicitudinem et primatum palacii et qu'auparavant il était consiliarius régis ; donc il gouverna le palais sous Théodebert II (mort en 613), sous Clotaire Il (mort en 630) et pendant la minorité de Dagobert I^. Nous savons déjà que sous Théodobert, il dirigeait en qualité de domesticus les ressorts ordinaires de six de ces dignitaires et nous avons ainsi une idée de la grande puissance de l'ancêtre des Carolingiens. Paul Diacre, qui écrit vers 780; l'appelle, dans sa chronique des évêques de Metz, *palatii modcrator. Le Vita Chlodulfi ^ le nomme j>a!a^iî rector et tnajordomus, ITmno, dont il a été question plus haut ^, l'appelle aussi major domus. Sans doute ces témoins sont suspects, les deux premiers comme Messins, le troisième comme protégé de Charlemagne ; néanmoins il n'est pas douteux, et tous les auteurs sont d'accord sur ce point, que saint Âmoul fut maire du palais. Sa vie elle-même * ajoute : diversis inpalatio honoribus et ministerio primus fhruit
De même, Conda paraît avoir été maire du palais de Théodebert P', puisque, comme le dit Fortunat * :
» V. p. juat. 18.
* M. G. H. Scriptores U, 264.
* Âa. Sa. JnÎD, 2* vol., p. 137.
* V. ohap. 6, page 24.
^ Chap. 6. M. G. H. Sor. rer. merov. n, 488.
* V. p. jnat. 18.
— tf —
Ore9i$H êubito, crevii et aula êimul ftûr$hant pariter ptneranda palacia Ueiim
Theudébaldi etiam cum parva infantim viaoit h^ju$ m afnxilium maxima cura fuit
ipse gubemabaSf veluti ai tutor adeasea,
Conda goaveme dono pendant la minorité du roi d'Austrasie, Théodebald (547-555). Ne se croirait-on pas en face de Pépin ou d'Ebroïn, véritables tuteurs de leurs rois ?
N'y a-t-il pas aussi une parenté entre le maire et ces regalis atUae domestici^ tels que Amoul, Oonda, Attila (dont Fortunat parle dans le Vita Oertnanî) * et Servilio, dont le même Fortunat chante * :
ipse palatinam rexit moderatius aulam
commisêoeque domus creaeere fecii opes.
Licinius, évéqne d'Angers, mort en 6<)5 et Didier, évéque de Cahors, mort en 654, semblent de même avoir occupé la mairie du palais '.
Au commencement du 7* siècle, les fonctions du maire du palais sont donc fort semblables à celles du domestieus. Ce fait, qui parait en contradiction avec l'opinion que l'on a généralement du majordomat, s'explique très bien par l'étude de la mairie du palais à ses débuts.
^ y. p. jast. 14.
* Garm. lY 18. Epitaphinm Servilionis presbyteri M. G. H. Auct. antiq. pars prior.
" y.p.jiut. 26et 58.
Comme le dit Waits, * le nom lui-même {major damné) renseigne sur sa mince origine : c'est d'abord on valet parmi les antres dans la maison, ainsi qne Pindiqne à safifisance la loi salique * : Si quis majorem, infestoremy scantionem, mariscalcum, siratorem, fabrum, ferrariumy aurificem, sive carpentarium, vinitorem vel poriMrium, vd ministerialem furaverit, aut occiderit, vel vendiderit valentem solidos XXV, malb.
theiica texara, MCCCC denarios, qui facitmt solidos
ciilpabilis judiceiur, excepta capitàli et delatura.
Un fonctionnaire du même genre se rencontre de bonne heure dans les cours des rois des différentes races germaniques, sans qu'on sache quelque chose de plus précis sur sa situation et sans qu'il parvienne, même de loin, à la position qu'il occupe plus tard chez les Francs. Chez les Burgondes, le peuple germain qui se rapproche le plus des Francs, tant au point de vue du pays où il est établi que de l'époque de son invasion et des relations constantes qu'il eut avec eux, nous rencontrons le maire, nommé dans la prima constitutio ' : Sciant itaque obtimates, consiliarii, domestici et majores dœnus nostrae, cancdlarii etiam, Burgondiones quoque et Romani civitaium aut pagorum comités vel judices d^itati, omnes etiam et militantes: nihil se de caiMis his, quae aciae autjudicatae fuerint, accepturos aut a litigantibus promissionis vel prœmii nomine quaesiiuros : nec partes ad compositiones, ut àliquid vdsic a^cipiant, ajudice compellantur. Bluhme ^, dans son édition de cette même loi,
^ Onv. cité, n, 2 p. 83 et saiv.
* Texte d'Herold, XI, 6. Pardessus. La loi saliqae, 1848, p. 282.
' Ohap. 5. M. Gh. H. Legam. seotio I, t. II, p. 81.
* M. G. H. Legea III, p. 626 et 577.
identifie les maires et les dômes ticus. Ce texte, qui date de l'année 517, nous est parvenu par des documents mérovingiens : il a donc pu subir une altération destinée à le faire concorder avec les idées mérovingiennes.
Si même il n'en a pas subi, on peut dire que la situation était analogue chez les Francs. Au début du 6* siècle, le maire est donc le chef de la domesticité du palais et il se confond déjà avec le domesticus.
Grégoire de Tours nous renseigne sur la situation du maire au 6* siècle. Constatons tout d'abord qu'il ne cite pour cette longue période (jusqu'en 592) que trois noms de maire : preuve qu'ils ne jouaient pas un grand rôle. Waddo, * ancien comte de Saintes, est attaché par Chilpérîc I^' à sa fille Bigonthe, qui se rend en Espagne pour épouser le roi wisigoth Bécarède : ne se croirait-on pas en présence des domesticus qui accompagnent Théodebert, quand son père Childebert II l'envoie à Soissons ? Grégoire nous apprend aussi les noms de Florentianus ^, major domus reginœ, que le même Childebert n charge, avec le comte palatin, d'une mission financière à Tours, et de Badégisile, ^ plus tard évoque du Mans. Ce dernier est appelé dotmts regiae ma;or: n'est -il pas à rapprocher d'Attila, domtis regiœ domesticus ?
Les maires Badégisile, Florentianus et Waddo sont donc des fonctionnaires privés tout comme les domesticus, et même d'un rang inférieur à ces derniers, puisque Grégoire les nomme après eux *. Certains auteurs les
1 Greg. Tours, VI, 27, 28 et 48.
« Greg. Tours, Hist. eccl. IX, 30 et Virt. St-Mart., IV, 6 et 7.
» Greg. Toura, VI, 9.
* V. p. just. 8.
ont plis Pun pour l'autre : ainsi G-iesebrecht * traduit toujours damesticus par hausJiofmeister et Huguenin * dit que Olovis avait à sa cour des référendaires, un chancelier, un domestique ou maire du palais, etc.
Enfin, nous avons déjà vu ^ que l'un des manuscrits des formules de Marcuif remplace les mots illo comitœ de l'adresse de la formule I, 39 par les mots iUo majarem damus : le maire devait sans nul doute affiunchir des esclaves à l'occasion de la naissance d'un prince, car le palais, comme tous les autres domaines, avait une population servile, soumise ici au domesticus ou au comte, son remplaçant, là au maire.
Cette courte étude de la mairie du palais nous a d'abord montré les maires, chefs de la domesticité palatine, valets parmi les autres valets, puis, au premier siècle de la période mérovingienne, administrateurs du palais royal, comme le domesticus est i'administrateur des domaines disséminés dans tout le pays. Plus tard, au 7* siècle, le maire est le chef de l'administration et le premier parmi les fonctionnaires palatins, comme c'est le cas pour saint Arnoul de Metz. Un siècle plus tard, ses successeurs deviendront les chefs politiques du pays; et ce sera, encore une fois, la conséquence de cette idée germanique que les fonctionnaires palatins sont seuls des fonctionnaires royaux, parce qu'ils font partie de la suite du roi, de sa maison. Les fonctionnaires politiques, eux, sont plutôt des vassaux : il suffira d'ailleurs que
' Die zehn BtLcher der Fr&nkischen Geschichte. (Die Geschichtschreiber der Deutchen Vorzeit). 1851. I, 162, II 133, 194, 212.
* Histoire du royaume mérovingien d'Austrasie, 1862, p. 38.
> y. page 32.
les charges àé comtes deyiennesit hérédiiairee pour que le régime féodal soit établi.
Mais, objectera-t-on, comment lesdomesticas, qui, eux aussi sont des officiers royaux, n'ont-ils pas également vu s'accroître leur paissance ? Comment se fait-il que chaque date qui marque un accroissement de pouvoir pour le maire, constate une déchéance pour le dômes* tiens ? Au 7* siècle, en effet, lorsque le maire devient le chef de l'administration, les comtes accaparent les fonctions de domesticus ; au 8*, lorsque les maires se substituent définitivement aux rois, les domesticus disparaissent tout à fait. Ces phénomtoes, en apparence contradictoires, résultent des mêmes causes.
Au 6" siècle, les rois francs sont personnellement très puissants : ils le sont suffisamment pour gouverner par eux mêmes. Mais, bien qu'ils séjournent de préférence dans un lieu déterminé, ils n'ont pas de résidence fixe et passent d'une villa à une autre; des raisons économiques doivent même les y pousser : ils vont consommer sur place les revenus de chaque domaine. * Le roi visite tour à tour les domesticus, le maire n'est que le chef des serviteurs qui accompagnent le roi dans ses voyages. A cette époque, le domesticus jouit d'une position prépondérante ; il est même parfois très riche : Charigisilus mulia bénéficia populo Turonico vél servientibtis beatae basilicae ministravit *
Au début du 7' siècle, les circonstanœs politiques donnent une certaine indépendance aux comtes; la puissance du maire s'accroît : il règle les nombreuses difficultés qui surgissent dans l'administration. Lea
' y. Vaûderkindere, ouv. cité, p. 160.
* V. p. joBt., 13.
domesticad voient les propriétés royales passer aux abbayes : le domaine est fort amoindri. Des ftsci sont confiés aux comtes : leur administration ne réclame plus nn chef spécial.
A la fin du 7* siècle, la famille os^rolingienne s'est solidement installée à la tête du royaume ; les domailies pâtissent des luttes de TAustrasie et de la Neustrie. Charles Martel spolie les abbayes pour récompenser ses fidèles : il y a lieu de croire que le domaine royal ne suffit plus. Dodon, qui mit à mort saint Lambert en 708, est qualifié domestictis principis Pippini : il semble plutôt au service du maire que de Childebert III. Au milieu du 8® siècle, Pépin devient roi : les domesticus n'apparaissent plus que dans ladresse de quelques diplômes. En 800, Charlemagne réorganisa l'administration privée par le Capitulaire De villis. *
Nous pouvons résumer la brillante carrière du maire du palais en disant que de premier serviteur du roi, il est devenu ministre de la maison du souverain, puis premier ministre du royaume et enfin roi lui-même.