‹ Malherbe et ses sourcesChapitre 76 sur 89 · ID , II · texte numérisé non relu

ID , II

^ Ibid.j et II, 4.

vont cPun autre ordre * ». C'est l'idée qae Malherbe et son ami Da Yair appliquaient à la prise de Marseille : et

tandis que le magistrat parlait ce des choses mondaines sujettes à un flux continuel de change et de rechange ' », le poète paraphrasait Sénèque en ces vers :

Les aventures du monde Vont (Tien ordre mutuelf Comme on voit au bord de Tonde Un reflux perpétuel '.

« Ne ferons-nous jamais, disait une autre Épître, que trembler de froid et brûler de chaud ? C'est toujours à refaire : les choses du monde sont enfilées d*une sorte, qu'^n 8^ entre- fuyant elles se suivent ^... Une entre-suite invariable attache et tire toutes choses ^ » Et Malherbe, qui dès sa jeunesse, dès les Larmes sur la mort de GFene- I viève Bouxel, méditait a des ans la course entresuivie ^ »,

I continue, dans l'Ode sur la prise de Marseille :

' L*aise et 1* ennui de la vie

I Ont leur course entre-suivie

I 1 Malh., II, d79.

I • Cité par Brunot, /. /., p. G5.

' Malh., I, 24. C'est ce que Ronsard avait dit avec non moins

de majesté dans son Discours des misères de ce temps (t. VII,

Car le bien suil le mal comme l'onde suit l'onde, Et rien n'est asseuri^ sans se changer au monde.

Ces vers étaient entre [...] dans les vers de Ronsard : au XVIe siècle, la poésie française avait le tort de no penser qu'entre parenthèses.

* Malh., II, 362.

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