IV PREFACE
dans la carrière, sans aide, sans ressources, — Alexis Bouvier, peut-être, a jeté pêle-mêle au creuset de la production les éléments de son œuvre, sans en éprouver toujours le métal, indifférent, quelquefois, au titre de Talliage.
Il est, aujourd'hui, dans sa rayonnante maturité, en pleine possession de sa force, assuré de son pain par quinze années d*incessant labeur; il est maître de son temps, peut choisir son heure et revient au souci de la forme et de la perfection littéraires.
« Malheur aux Pauvres » est de cette coulée nouvelle.
Aux personnes qui seraient tentées, après lecture de ce livre, de le comparer à Y Assommoir j je dois déclarer ton' de suite qu'il avait été conçu et exécuté bien avant la publication du chefd'œuvre naturaliste. La conception et le sens moral en sont d'ailleurs bien différents.
L'auteur de Malheur aux Pauvres! fait jailHr le drame de la fatalité sociale et n'en accuse point le tempérament du peuple, qu'il croit honnête et vaillant. Il ne saurait admettre que l'on-