VIII PRÉFACE
Ce doit être le vœu de tous les écrivains penseurs.
Nul n'a droit de porter atteinte à ce patrimoine sacré, dévolu à tous les hommes : l'Espérance.
Et c'est pour cela que je tiens à rendre à Bouvier l'hommage qui lui est dû, que tant de succès ont proclamé déjà.
Son œuvre est viril et consolant. Il constate le mal, mais l'écrase; il honore le travail, la vertu^ relève les affligés, combat les méchants, fortifie et console, instruit en amusant, se hausse à la taille du devoir, se penche au niveau des foules, pénètre et éclaire.
Il est utile et probe et donne la joie de vivre. On y entend parler haut l'honneur, sonner les baisers « gloutons et savoureux » dont parle Montaigne; on y mange un lapin, quelquefois, au frais de la tonnelle, ou sous le rideau léger des acacias en fleur ; le vin bleu rit dans les verres ; un rayon de soleil, à chaque instant, illumine les pages du livre.
Le pain intellectuel qu'il boulange pour le