ACTE PREMIER
riant, à dem-iroix.) Votre père, moD Cher Henri, esl-il donc devenu si impressionnable, que vous craigniez pour lui les effets d'une trop grande joie I Jugez-vous à propos de le prévenir de mon retour?
HENRI, arec empressement*
Mais... si vous le permettez, gdnéral...
GHRISTIANE, de même.
Oui, oui, c'est cela; tu vas venir chez moi... je demeure tout au bout du château... avec la bonne Marguerite, qui va être bien joyeuse aussi... Tu verras, nous sommes logées comme des princesses !
FORESTIER
Ce cher baron I il n*a pas oublié que, le jour de notre ddpart, Napoléon t'avait confiée à sa tendresse... Allons I aUoDS I viens, conduis-moi...
Ghristiane a pris le bras de son père, ils font quelques pas sniris d Henri et du comte. En ce moment on entend tout A coup rétonner les «ocordf de l'orchestre.
FORESTIER, s'arrétalit étonné\
Qu'est*ce que cela, Ghristiane ?
GHRISTIANE, troublée.
Mais, mon père...
HENRI, à part.
Tout est perdu !
LE GOHTE, de même.
Les pauvres enfants 1
FORESTIER, regardant dans l'allée qui conduit an chAteaa.
Quels sont donc ces gens en habits de fête qui se dirigent vers nous?... C'est étrange, (atcc un cri de surprise.) Mais je ne me trompe pas, en tête de cette foule, c'est le baron de Feuille... Que se passe-t-il donc ici ?
GHRISTIANE, éperdue.
Oh ! viens mon père, je t'en prie,
Laisse, laisse, Ghristiane, je veux rester!.
n entraîne sa fille â gauche et reste caché avec eUe et Henri dans 1 ombre
des arbres. Une foule d'inrités en toilette de bal fait irruption sur la
** terrasse .
* Le comte, Forestier, Ghristiane, Henri.
** Le comte passe au deuxième plan, à droite. A gauche, Henri, Ghristiane et Forestier.