‹ Malheur et pitié, suivi de La conversation, poèmesChapitre 10 sur 14 · CHANT QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHANT QUATRIÈME

^ (I) Ces vers furent composés à Tépoque où Bonaparte, devenu maître de la France , permît aux émigrés qiîi voulurent se soumettre à ses lois de rentrer dans leur patrie.

(2)^ Ces vers faisaient allusion à l'arrestation d'Imbert- Colomès et d'autres émigrés français , .qui eut lieu à Pallieuthèn |80I.. Leurs papiers, saisis par ordre de la Piiisse, lurent remis au général Beurnonville, qui était alors ambassadeur à Berlin ; et celui-ci les envoya à Paris , où le gouvernement consulaire les fit imprimer sons le titre de Papiers saisis à BareutÂ, I vol. in-8°.

{9) Le prince évéqua.de Liège se mon^a , dès le commeneem'ent de Fémigration, Tun des pins empressés à secourir les malfaenrenx Français obligés de quitter lew patri«; mais aies généreux seeours ne leur forent paa long^-t^Bps utiles; le prélat vit bientôt ses états envahis, et il fut luimême obligé de fuir.

'..r(4) Lorsque ce poème fot publié en France pour la première fois, en 1802, le parti révolutionnaire se déchaîna «m^re raoteoret contre ses vers avec la plus extrême vioj]|p.ncç. Le gouvernement de ce temps-là , qui en fivait permis la publication , se flattant qu'il produirait peu d'effet parle moyen des suppressions ^u'il i^yait e^^ées, fat e^

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tttLjè <ie la êensation qae lU-ent lés senls passages qnMl àvaft permis, éat les crimes de la révolution , et principalement hnr les màlbenfs de la famille tbyale; maïs 11 n^était pins temps de l'arrêter; déjà le ^oéme était dans tbtktes leé mains; La pôlicenepourantplusemplojrer d*antres moyens, le fit critiquer amèrement par tons seii joumanx; elle f^t même composer contre l'anienr les libelles les plos dégoûtans.

Le passage contre lequel on se déchaîna le plus fut cet éloge si mérité de la générosité que les Anglais ont mon^ trée^ tons les Fraftçais qui sont allés chercher "an asile dans léulrpays. • * f . - . . > •. >

(5) L'université d'Oxford a fait imprimer la Wf^Ç, pottr en distribuer les exemplaires aux ecclésiastiques l^ançaif émigrés qui se trouvaient en Angleterre.

(6) Glairesse est un village «ur le lac de Bienne , dont le paysage est très-pittoresque. Delille l'a habité pendant quelques mois en 1700.

(7) Le même champ de bataille a vu souvent se distinguer par les mêmes exploits le père, et le petitrfits de cette illustre maison de Condé , que nous voyons près de finir si malheureusement pour la gloire et Thonnenr de la France! L'auteur de cette note , que nous empruntons à l'édition de 1824, ne croyait pas sans doute s'exprimer avec tant d'exactitude en prévoyant la fin prochaine et malheureuse du dernier des Condé*

(8) Ce fut en 1795 que le feu roi Louis XYII} , venant de 'Vérone, se rendit à l'armée de Condé , qui était alors campée sur les bords du Rhin dans le Brisgaw.

(9) M. Marin. Il avait servi dans l'armée de Gondé; et ses talens en musique avaient charmé plus d'une fois ses compagnons d'armes*

(10) M. de Canmont, maréchaMe-camp , s'était lait relieur à Londres, et il était devenu un des plus habiles on Trier» dans ce genres '

(11) M. et madame de Latour-da-Pin et M. de Chajnbeail ^ leac compagnon dUnfQf tane.

(12) Le comte d* Artois , dépttis Charles X , s*était déclaré te Mécène de notre poète qnelqae temps après là pnbliration des Géorgiques, L'abbaye de Saint-Séyerin , en Poitou , fut un des bienfaits du prince dont le poète recou*ludssant a plus d*ttne fois chanté les bontés.

(13) Le mariage du duc d'AngouIéme et de la fille de Louis XVI s*est fait en 1798 à Mittan, en Courlande, sons les auspices de Paul I*^ Peu de temps après Alexandre lui «iccéda , et c'est à cet emperefli&qne sont adressés les vers de Pelille.

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