H MALHEUR ET PITIÉ
Dans les temp^ du malheur né rabaodpnnas pas : Va donc dans TËl jsee 9 où ton ombre repose , Jouir des doux honneurs de ton apothéose !
Jç ne té mettrai point près du chien de Procris ; J'offre un plus doux asile à tes mânes chéris : De Poniatowskjy de sa sœur vertueuse.
Les jardins recevront ton ombre généreuse. ^ Là y parmi les gazons , les ruisseaux et les bois. Tu dormiras tranquille; et la tille des rois | En proie à tant de maux , objet de tant d'alarmes ^ Y reviendra pleurer, s'il lui reste des larmes !
Il est pour la Pitié de plus dignes objets ,^
Que Dieu 6t nos égaux , et le sort nos sujets :
Cest vous qui| sous nos toits serviteurs volonlaires,
Par vos. soins assidus méritez vos salaires.
Non que je veuille ici, préchant l'égalité,
Dissoudre les liens de. la société :
Dieu lui-même des rangs forma la chaîne immense ^
Su'un atome finit, que l'Eternel commence, [ais n'allez pas, brisant le pacte mutuel.
De votre autorité faire un abus cruel ; t Songez bien que tout homme , en servant son sem-
[blable.
Sacrifie à son maître un bien inestimable.
Sa liberté. Lui-même à vos commandemens Soumet ses jours, ses nuits , ses heures,8es momens. Ah ! de la liberté si le trompeur fantôme A pu dans un instant renverser un rojaume ; Si , vengeant la nature et les droits des humains, Un esclave, autrefois , fit trembler les Romains^ , '&t, de ses fers rom,pus se forgeant une épée ,
Souleva TltaKe^ et balança Pompée^ Jugez combien le ciel jusque» au fond du cœur Grava profonde'ment ce senliment vainaueur.
Ne Toutragez. donc pas; payes^ces sacrînces ; Qu'on serve vos besoins , et non pas vos caprices; Sous un air j>alernel cachez Tautoritë ^ Et mêlez la douceur à la séve'rité. Que le maître indulgent ^ le serviteur fidèle , Fassent commerce entre eux debienfiiitset de zèle : Ensemble associe's par ces soins délicats, L'un né commande point , l'autre n'obéit pas. Le cœur a devine bien, avant qu'on ordonne ; Grâce à ce doux attrait où l'ame s'abandonne , D'un côté le penchant , deTautrala bonté | Donne à Tobeissance un air de volonté:
L'amitié rend toujours bien plusqti'on ne demande.
Mais ce que la Pitié surtout vous recommande. C'est ce bon serviteur qui vieillit sous vos toits : Du service et des ans allégezr-lui le poids.
Que chez vous son utile et noble vetérance Sbit d'un long dévoûmeot la juste récompense. Il veut encor pour vous tout ce qu'il ne peut pas : Son exemple vous sert au défaut de ses bras.
Nestor des serviteurs , son âge leur commande , Son sourire applaudit , son regard réprimande; Et j quand son zèle , enfin , deviendrait impuissant , Verrez-vous sans pitié son déclin languissant ? Pouvez-vous au besoin , par un oubli funeste. Des- ' ■ •
La
Qa'il habite vds dhamps \ i{tie , datl» eédduxdil^/ Ses ileok âiis Soient Hebreak ., et »ùû répéi fttil6« El Ydui .<|afiiid les beaux jours Vousy rappelleront^ Avec d^icë ericor Vds yeùi le rëverroiit.
TdliùbiQ de irds plâijiirs , de tds fnftuiE doihe^iqtiei , Tels que cesmotiumens des auualés antiques î Ses vieux ressouvéaitâ rëvieudroiit Suf irbS pas J Us vous rétràcerdût vos ëbaâses ^ vos eôtubéits, De vôtre grand tâètel la mémorable histdire , Ce vieux Jbrdeés gagU^, ce àîdge pléifl de gldire Où vdùsmté^ blesâii Vdtt'ë b/itiéti^ to^ àiudiiH; Et se^ r^l^itâ eâcC^t" ^dus retlâroni iû^ bèatiie jdtu^j
Tairai-ie ces enfans de la rive alrica^ei
8ui çultiveut pournous la terre américaine? iffërens de couleur , ils ont les lUémes droiis ; Vons^inémes contre vous les armea de vos lois» I^fn de moi cependant ces précepteurs du mondé | Ddnt la pitié cruelle ^ en desastres fécdiidè , Déchaînant tout k coup des monstres furieux y Dans leurs sanglantes mains mit lé fer et lès feuxf P chaiiips de Saint-Domingue t ô scènes exécrables! Ah ! fuyeiy saùvez-votis I mmillés déplorables! Les titres sont lancés ; dii soleil africain Tous lés feux à la fois bouillonnent dans leur sein*
Jour vous lébr art cruel raffina les loufTrances; dfa^spierré lUi-mémé ehviràit leurs vehgeanéeé» Là des énfatti portés sur là pointe des dards De leuirs noirs bataillons forment les étendards î Ici tombé lé fils égorgé siir son péré , Le frère sur là sœur , la fille sur la mère, ^a^ue lieu ^ cemiUe neus'^ à $9û noir tri£uU&l }
MÀÎJËËDil Eî #fm
Partcfiit ta mort moissonné i et le âéraoB ixi mal > Volant d'un pâte âTautrey et planant sur les oncles, Sur le choix aes malheurs hésite entre deux mondes* Quelle causé àbrôd|itt ces ûéaux ddsastreui?
Quelaues 6bii6 des droits qtte vous aviez sur eux. Leur haine s'etf sdtttient; et U mire imposttire Dans leurS'COetirâ ulcdrës vint aigrir cette irijture. Ah! que les deux partît écoutent la pitië$ Q^èàtrë les Ûéût coàlënrs renaisse Tamitii^!
Evitez q;ii*Ufi èrxëèâ de i'i^ueùr, d'indulgence , N'encourage rdûdâcé , du n'd^mè là Vengeance i Et que ce s6l enfin , itêmpé de létxfB suëufs ^ Nesoitpltfs teint àé &âùg et baigne de lëot'â pleùi-à.
D'un cri plus fort encoret| et dW accent plus tendre, A votre oœur emu le sang se iai^ entendre.
Vos parens malheureux ont droit â vos secours,
Ïtcommout pouvez-vous couler en paix vos jours, lors qu'en proie aux maux qui posent sur leurs têtes , Le cri de leur douleur vou^ reproche vos fêtes ? s Ah! le remords les venge , et leurs affreux destins
êttrisient vos plaisirs i et troublent vos festins* n vain la loi se tait, quand la nature exige» Vojez ces rejetons nés <le la même t jge , L'on regorge de sèye , et cet autre aname Languit prive d'un suc vainemept réclame.
Mais le jardinier vient, dont la rigueur féconde Dispense également la sève vagabonde ^ Et, pour alîmepter leurs frères appauvris, Prive du superflu les rameaux trop nourris.
Dans votre luxe ^ ingrat^ ! trompant la Providence ^ I^'^Uiseft dooc tw »euls Votire injuste abondance ^
Aux drofts de votre sang sacrifiez vos droits^
Et corrigez !e ciel , le hasard et lès lois.
£h ! qqi ne connaît pas quelle volupté pure A ce doux sentiment attacha la nature ?
Fid^ia le prouve, elle dont Addison A la postérité transmit l'aimable nom. ^
La mort à son enfance avait ravi sa mère ; Mais ses traits enchanteurs en offraient à son père La douce ressemblance et le vivant portrait ; De ce père chéri le cœur l'idolâtrait.
Une épouse dés sens flatte la tendre ivresse , Les fils l'ambition y les filles la tendresse j Et pour elles l'amour d'un père vertueux , Sans en être moins pur , est plus affectueux. Au ciseau de Scopas^ même au pinceau d'Apelie , La beauté que je chante eût servi de modèle.
Un amant 1 adorait , tel que le dieu d'amour L'eût choisi pour charmer les nymphes de sa cour. Elle même admirait sa grâce enchanteresse y Mais l'amour filial étouffait sa tendresse; Et d'un père chéri les douleurs , les besoins^ Sans remplir tout son cœur, occupaient tous ses soins. Son ame, dévouée à ces doux exercices , A son vieux domestique enviait ses services ; Les plus humbles emplois flattaient son tendre or-
[gueil:
Elle-même avec art dessina le fauteuil Qui y par un double appui soutenant sa faiblesse , Sur un triple coussin reposait sa vieillesse j Elle-même à son pèr^ offrait ses vêtemens , Lui préparait se^ bains ^ soignait ses a(imei)S|
MALHEUR ET PITIË. M
Elle-même^ à geooux , ajustait sa chaassnre ; EUe-méme peignait sa blauche chevelare f Près de lui rassemblait ses meubles favoris ^ Ses amis de Tenfance , et ses livres chcrisy Souvent, quand la beauté,mëditant des conquêtes^ Se parait pour le bal , les festins ou les fêtes , £Ue f auprès du vieillard , au coin de leur» foyers ^ Ecoutait le récit de ses exploits guerriers ; Dansait y pidçait son luth ; tantôt avec adresse , Lui chantait les vieux airs qui charmaient sa jea-
{nesse ; Le soir le conduisait au lieu de son sommeil , Veillait à son chevet, copiait son rëveil, Dressait pour lui la table , et des plantes d'Asie Lui versait de sa main l'odorante ambroisie.
Vainement ses amis lui disaient quelquefois : « Faut-ii vivre toujours sous ces austères lois ^ Et, même avant l'hymen connaissant le veuvage , En ces pieux ennuis couler votre jeune âge 7 Hâtez-vous de saisir ces rapides instant ; Vous les regretterez , il n'en sera plus temps. Pins prompte que l'ëclair , la jeunesse s'envole : De ces tristes devoirs qa'un époux vous console !
-—Ah! ma mère n'est plus , disait-elle , et sa mort D'un père en cheveux blancs m'a coutië le sort. De frivoles plaisirs que la foule s'amuse; Pour moi , mon cœur jouit des biens qu'il se refuSîiï ; Je jouis quand je vois^ au sortir du sommeil, D'un rayon de gaîté briller son doux réveil.
Je jouis qnand , le soir, prolongeant ma lecture , J'endors près de son lit les doulc^urs qu'il endure.
22 JtALHÈlin ET rfîM.
Je jouis quanJ^ le ipuri appuyé sur iftoâ biiiàf Mes secours attentifs aident ses faibles pas. Dans dés liqhs nouveaux ma jeunesse engagée Pur deux objets chéris se verrait partagée ^ L'amour lui volerait une part de mes soms ^ Je Taipierais autant Aç le soignerais moiiil. Non^j'en jure aujoûrahui parFombré dé fnà iftSi'è, Riea jne pourra jamais me séparer d^un pété. • Tel ^t9>t son langage. Et nidi| puisserit triés èlidilU NourHr^ entretenir eei veriiieux pr ncbani !
Doux et subUipe emplpi du bel art que j'adore ^ Art cbarmani ! c'est ainsi que té monde t'hoîlorê. Et que du luth sacré les sûné religieux Sont Tainbur de la terré et les échos des cieuk.
Et si é*M «H ami que, le malheur oppresse | lia ami f. o« mot Seul dit tout à la tendresse : Vous«mém« à ce tribut vous vous êtes soumis : Le sort tait te» pareil^ , le choix fait les amis* Le jour qui vous uoit d'une chaîne commune L'on à l'autre euffa^ea vos soins , votre fortune^ Et k loi d'amitié^ eé doux contrat des cœurs, D'avance à votre charge a mis tous ses malheurs. Mais oui sait acquitter cette dette sublime ? Ahf c'és,t tôi^de tiieê tiàat eompûfiiéviiâj^nâéhîK, O tbi ! l'inspiratrice et f objet dé tués iAkàttê^ ^
8U9 joins à mes accdrds dés accordiÉ éi Umthétié ! étas ! larsqtie inël veut , àppésaiftitf pair i'âg«| S'outrêrit à beinë au jour, plus d'un chahnântotlTt'àg e Suit perdu pôtir mai, mais à ifta cécité • Ta éécôuràblé toit en ttànstttet la bèddlé. .
ms de Bittoii ^i ne inH h téndréilëf
ie n'eu|S ni ses ùlens y ni sa lâclie faiblesse : Adipirabl^ poète ^^ et hiàuvals citoyen ^ ' Il outragea son inaîtiré • et j'a! chantële mien. Mais, comme ce grand TiOTruhe, ^u seip Se sa farpillç^ En toi y dan^ nioii jex|l y |è retrouvé ubêlRtlby ' ^ Dont l'organe eûcfiantéur^ les sôbs iniâodîeàx Ravissent'mon oreille^ et rejnptacent mes yetiV, Déjà dé Ion ami douce consolatrice, • '^ ■• Dirai-i'e envers les tlen^ ta bonté bienfaitrice ^ Et comment en secret tes sofns attehdrissans ' D'iin p^re vertueux soulagent les vieux ans?
AH! lu m*en es plus cbèré , et ta noble indigencç Rit plus h ipesVegards que I^ ft^fe opulence . Qui, rcpan()ant au loin ses flots dévastateurs. Va sondpyer le vice et corrompre les cpeurs/ Tel un torrent fouguepxi élancé des montagnes^ De ses fibts déborc^s va noyer les campagnes ^ ' Tandis que dans son cours urî Qiodëste ruî^^eàii • Distribuant sans bruit son n^ince filet 'd'eau, Qfns le clîamp paternel s'insinue en silence, Et de sa pauvreté fait nâftre l'abondance :' L(Bs bois,les frûits^Iés fleurs accompagnent éon cours. Ainsi y réparlissant ses vertueux secours ^^ La tendre Pitjé souffre et jouit dans les autres. Toutefois c^^e^t trop peu de soulager les' nètrps : L'étraDg:er a ses droits sur un cœur généreux. Mais neToubliez pas : toujours Iç malheureux Ne vient point au grand jour^dans lés places puljîqups, Etaler le tableau'tje ses maux domestiques.
Renfermant son secret dans le fond de son co^ur ^ Le malbeqr a sa bonté et sa noble pudeur | 8èul , et réfuffîé dans son ^sile soipbre ,
2^ MÀLHkCA ET PITIÉ.
Aux regards iodiscrets il se cache dans Tombre. Sachez donc le trouver dans son réduit affreux ; Epiez les momens et les hasards heureux.
De la douce Pitié la consolante gloire y Ainsi que le Génie | ainsi que la victoirei A ses iustans choisis , envojés par le ciel ; Sachez donc les saisir. Vojez-yous ce mortel Quiy les jeux égarés, comme au bord d'un abîme ^ Hésitait , frémissant , recularit près du crime y Tout ik coup emporté d'un mouvement soudain ^ D'un vol dont il rougit vient de souiller sa main ? Il fuit : suivez ses pas; sous le toit du coupable Pénétrez aVec lui. Quel tableau lamentable !
Des enfans demi-nus j sur la terre couchés ^ Immobiles de froid , de besoins desséchés !
Menacés de la mort , si près de leur naissance ^ Ils ignorent les jeux de la folâtre enfance.
Sur Te sein maternel leur frère appelle en vain Quelques gouttes d'un lait consumé par la faim. Autour d'eux des murs niis ; hier un encan funeste D'un vil ameublement a dispersé le reste ; Et f pour comble de maux, de leurs derniers débris D'avides créanciers ont dévoré le prix.
Partout le dénûmént, le deuil et le silence.
D'un désespoir muet domptant la violence , Leur père, à côté d'eux , triste , piile et défait , Tourmenté par la faim, moins que par son forfait, En détournant ses veux d'un tableau qui l'accable , Leur jette et se retuse un aliment coupable , Que leurs avides mains se disputent entre eux : Puis d'un air, d'un regard, d'un accent douloureux ; Où son cœur déchiré tout à la fois exprime
ËtTexcèsde ses jnaux^et Thorreur de son crime : « vous! qui violez Tasile du malbeur.
Etranger I vpnez-vous ëpîer nia douleur?
£h bien ! venez, voyez ces enfans, cette mère : Suis-je aissez malheureux d'être homme, ëpoux et père? Hëlaa ! jusqu'à ce jour mon sort fut moins cruel , J'ëtais infortuné^ mais non pas criminel.
Allez y rëvëlez tout! je bënismon supplice, Vos lois me feront grâce en me faisant justice. Qae sais^je? une autre fois mon Aineste destin Peut-être d'un brigand ferait un assassin.
Allez I dëlivrez-moi du jour et de moi-même ! • A ces mots ^ il succombe à sa douleur extrême. Vou8| heureux d'adoucir l'injustice des dieux, L'or tombe de vos mains, les larmes de vos yeux ; Vous consolez ses maux , vous réparez son crime , Et recueillez tout bas cette leçon sublime :
«Qui prévient les besoins,previent donc les forfaits! » L'un s'applaudit d'avoir trouve de vieux palais, L'autre un peuple inconnu,l*aulre une île féconde , Herschel un^ulre ciel,Vespuce un nouveau monde ; El vous, par un hasard plus doux pour votre cœur, Vous avez découvert et servi le malheur :
N'abandonnez donc pas vos recherches heureuses.
Mais les cris du malheur,ses plaintes douloureuses^ Au milieu des états et des rangs confondus , Dans nos vastes cites trop souvent sont perdus. Dans ce pompeux fracas sa voix meurt égarée $ Dans le sein des hameaux la douleur éplorée Moins souvent se dérobe à l'œil compatissant : Cherchez doncj secourez le malheur innocent, MÀLlIt JBT riTlif 3
26 liÂLHEDl^ Et Pitli
Je $^}f ffffe fie po9 jours, ep crimes trop fertiles • Les champs ont ipiite le désordre des viHes j Le culte saip};. la paix et la simplfcftë SoQt b^pnjs 4^ Lameâu comme de la ctttf, Partoui Ip soî/de Tor, l'audace , la licence • De SOQ dernier asile ont coasse l mnoçencr; Et moi, qui celejbrai le }}6ù peuple des chpiiips • Je ne recopnai^ plus lé sujet de mes chants.
L'esprj^ fort^en patoîs ^ prêche contre les prêtres; Gros-^^an fait le procès au Dîeu de se§ ancêtres j Plus d^un Ik^althieii Gu^o s'e'rige en novateur^ Lucas est usurier^ Colas agioteur ; Et déjà I 4es cites affectant {^opulence ^ Ces parvenus des champs en ont pris l'insoli^nce. jVfais peu se sont souiues de ses excès honteux': Plaignez je crjminel, aidez le malheureux.
Que tantôt du travai) l'appareil nécessaire Aux inains derinduslrie écarte la misère; Tàntèt|d*un luxe heureux des heureux (|u'fl a faits; Soup un faste apparent déguise les bienfaits j ^fantôt de |a bonté que la marche secrète Surprenne l'indigent au fond de sa retraite. C'est peu; les ouragans et la grêlci et les feux Exercent trop souvent leurs Be'aux désastreux ; Alors y an! c est alors que le besoin réclame La Pitié que le ciel imprima dans notrç ame^ Celte Piltt I èuL eiel pissent eoitéolateur.
Si douce ao malheur^ux^plnt douce au bieofiiîteuri Le vef tiieiix Mopsut es oflre un noble exemple,
DttboidiMir|4es verlut^ion ehamne était le temple t L»'itiiiolw loos les îeurf ; le voyail le pn»iter
MALBËtJR ET ^iftÊ. ft
Quitieri pour ses travaut y soii ntât!(|tie toyet; £e soir^ pour son retour , iô. femàie vigitautè Préparait du sarment la âammc pétillante ; SesenfansTattcndaieoty et briguaient sur le àeiiil £t son premier souris | et son premier eoup d'œH. Leurs cœurs étaienthenreux^quandd'annorrhfceirdie La flamm^i dans son cours par les vents agrandie , Dévora lèiîr cabane, et dans ses tourbillon^ Engloutit le produit et l'espoir des siDous.
L'année a\'ait per^ le prit d6 sa ctilturc « La flamme avait delruiila semence future ; Et leurs cœurs y aux regrets mêlant le désespdfr; N'osaient se souvenir, et tremblaient de prévoir. Pour comble de malbeur, ces animant utiles , Qui paissaient dans leurs champs, ou les rendaient
[fertiles, Se dâwttant en vain sous leurs toits embrases, Ensemble avaient peVi , par leur cbute ^cràstfs. Ils pleuraient«c|uand l'honneur et l'amour du vilfà^e, Le sensible Dormond, dans ce triste ravage j Source pour lui de joie ainsi que de douleurs, Vit le touchant espoir d'essuyer quelques pleurs* Tandis que sous ses toits leur misère est Soignée , Dans le riant enclos d'une ferme éloignée Il prà>are en secret , par un art tout nouveau , Un plaisir pour soncœUr, pour ses jeux un tableau. Un constructeur arrive , et soudain , 6 merveille ! Une maison^ s'élève , à leur maison pareille. Ses murs » vieillis par l'art , offrent même coup d'œil; Semblable en est Tentree » et semblable est le seuil ^ C'est leur même buffet , c'est leur modeste table : Nombre égal d'aaiioaiix a peuplé kiir ëtaUe j