V MALHEUR ET PITIÉ
La fille de ton frère , et ton auguste fils.
C'est l'espoir de l'état ; leur union féconde Doit des appuis au trône et des héros au monde. O couple vertueux I ô fortunés époux!
Si long-temps séparés, que votre sort est doux 1 Tels deux jeunes ruisseaux, nés de la même source^ Après de longs détours se joignent dans leur coursci Et, dans le même Ut, sous les mêmes berceaux , Unissent leur murmu.re et confondent leurs eaux. A leur hymen heureux les oiseaux applaudissent , Autour naissent les fleurs , et^fes troupeaux bondis- £t de leurs flo|^ unis le cours délicieux [si&nt ;
Fertih'se la terre et répèle les cieux*
C'est tpn heprerix pays qui vit former leilr^ chaînes, Toi| qui du Nord cbariné viens de saisir les rôncs, Jeune et digne héritier de l'empire des Czars *'. Sur toi le monde entier a fixé ses regards.
Quels prodiges nouveaux vont signaler ta course ! Tel que l'aslrcLdu nord,le char brillant de l'Ourse, Toujours visible aux jeux dans ton climat glacé , Comme un phare éternel parles dieux fut placé. Ton regard vigilant, du fond du pôle arctique , Sans cesse éclairera l'horizon politique.
Ta sagesse saura combien est dangereux Le succès corrupteur des attentats heureux. ^ Oui , lu protégeras ce prince déplorable , Que relève à les yeux une chute honora'ble ; Qui d'un œil paternel pleurant des fils ingrats , L'olive dans la main, en vain leur tend les bras. Quel malheur plustouchanl! quelle cause plus juste Bcclaniçnt le secours de ta puissance augualçl
Souviens-toi de ton nom : Alexandre àutTefois Fit monter un vieillard sur le trône des rois. Sur le front de Louis tii mettras la couronne : Le sceptre le plus beau^ c'est celui que Ton donne;