‹ MalthusChapitre 14 sur 89 · XL INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XL INTRODUCTION

théorie elle-même ; car, au fond, cette théorie se réduit à ceci : l'instinct aveugle de la reproduction pouvant amener des résultats exorbitants et hors de proportion avec les moyens de subsistance, Thôiime doit placer cet instinct, comme tous les autres pencliants, sous l'empire de sa raison.

Or, en nous plaçant sur le terrain de la question, et au point de vue des adversaires de Halthus, nousavouerons volontiers que nul ne connaît au juste les limites des forces naturelles qui servent à la production, ou qui aident à la distribution des richesses. Un économiste contemporain d' Aristote ou de Cicéron n'aurait pu compter sur la pommé de terre pour la nourriture des honunes, ni, pour leur déplacement et leurs émigrations, sur les moyens de transport qui sont aujourd'hui à notre portée. II ne se doutait pas qu'un monde nouveau offrirait un jour des terres fertiles à des millions d'Européens, et que les Gaulois mangeraient du sucre des Antilles et du riz de la Caroline. Une cinquième partie du monde est venue plus tard s'ajouter à TAmérique, et peut-étrç nos neveux pourront-ils se transporter dans la Nouvelle-Zélande aussi facilement que nous pouvons aujourd'hui aller du Havre à la Nouvelle-Orléans. Qui peut affirmer que de nouvelles substances alimentaires ne seront pas découvertes, qu'on ne trouvera pas le moyen d'obtenir de la même étendue de terrain des produits pouvant suffire à la nourriture d'une population double ou triple de celle qu'on peut alimenter avec les produits acluelsî

De même on peut concéder que la production delà richesse deviendra plus active, et que la distribution en sera plus facile et plus équitable, à mesure que, par l'effet naturel d'une civilisation toujours croissante, tomberont les obstacles que leur opposent encore des lois imparfaites et des coutumes pernicieuses. Qui voudrait, en effet, en présence des progrès déjà accomplis, désespérer des progrès qu'il nous reste à faire î Le système hypothécaire, indispensable au crédit des propriétaires fonciers, est bien incomplet; aussi voyons-nous les capitaux qui pourraient féconder notre sol, s'en éloigner avec crainte. Cela est vrai ; mais n'oubliez pas qu'hier encore la terre se trouvait enveloppée non-seulement dans les liens des hypothèques occultes, mais aussi dans les chaînes de la féodalité, du fidéicommis, de la mainmorte. Les douanes, qui ne devraient être qu'une source abondante de revenus pour le trésor, n'ont encore pour but principal que la protection de quelques entreprises particulières qui usurpent le nom de travail national, comme si les travailleurs avaient quelque intérêt à produire plutôt une denrée qu'une autre, et à faire la fortune d'un fabricant de bas ou de couteafux, plutôt que celle d'un producteur de pendules ou de souliers. Cette plainte aussi est fondée; mais ici encore que de progrès lorsqu'on se reporte par la pensée un siècle en arrière, aux jours où, dans le même État, les douanes intérieures enchaînaient les communications d'une province avec Fautre, et où, à quelques pas de distance, on voyait des compatriotes, les uns manquer des denrées les plus nécessaires, les autres, faute d'échanges, s'appauvrir au sein d'une abondance stérile I Les rapports des travailleurs avec les capitalistes ne sont pas réglés sur tous les points avec l'équité et la prudence nécessaires ;

INTRODUCnOlf. xti

ici l'ouvrier^ là le capitaliste, 8e trouve à la merci d'un moufement dliurneur^ d'un caprice, d'une machination; sans vouloir ramener Tépoque des jurandes et enlever à l'industrie sa plus belle conquête, la liberté, toujours est-il que le législateur ne peut pas laisser entièrement aux généralités du droit commun les rapports de l'ouvrier avec l'entrepreneur ; après avoir réglé si minutieusement le louage des choses, pourquoi ne pourrait-il pas fixer son attention sur le louage aujourd'hui si important du travail, non pour en supprimer la liberté et en dicter les conditions, mais pour en fixer les garanties, pour en écarter les abus, pour simplifier les contestations qu'il fait naître et en confier la décision à une juridiction prompte, économique, paternelle? Ces remarques, nous en convenons, ne sont pas à négliger ; mais ici encore peut-on se défendre d'un juste sentiment d'orgueil, lorsqu'on compare|notre temps au temps passé? On s'occupe sérieusement aujourd'hui de la condition des travailleurs, de leur sort, de leur avenir; on propose toutes sortes de moyens pour assurer le bonheur des classes laborieuses. Cette préoccupation générale, qui est un des signes de notre temps, a déjà donné naissance chez nous aux salles d'asile, aux caisses d'épargne, aux sociétés de secours, à de nombreuses institutions de bienfiEiisance. Le gouvernement seconde les efforts des particuliers ; et tout récemment encore, en étendant l'institution des prud'hommes, en appelant les ouvriers au rôle d'électeurs, d'arbitres, de jurés, en les associant aux entrepreneurs dans une œuvre de justice et de protection mutuelle, il a rendu hommage à la dignité du travail, et initié les travailleurs aux soins de la vie publique. Nous applaudissons à toutes ces mesures, et nous désirons vivement les voir s'élendre et se multiplier. Mais nous voudrions, en attendant, qu'on fftt juste envers notre époque, en rappelant ce qu'étaient aux yeux de nos ancêtres ces prolétaires qu'on nous représente comme si malheureux aujourd'hui. A peine étaient-ils jadis regardés comme des hommes; il n'y avait pour eux ni justice, ni pitié. La misère les poussait-elle à l'émeute? On leur courait sus comme à des bêtes féroces, et les supplices les plus horribles les frappaient par centaines, sans que la société en fût plus émue qu'elle ne le serait aujourd'hui de quelques condamnations correctionnelles.

Quoi qu'il en soit, nous admettrons sans peine ces deux points, l'un que nous ne connaissons pas les dernières limites des forces productives de la terre, l'autre que les produits de ces forces pourront encore s'accroître et suffire à un plus grand nombre d'hommes, lorsque nos institutions et nos lois se seront améliorées, et n'opposeront plus d'obstacles au plein développement de ces forces productives et à la bonne distribution des produits.

Dès lors, nous devons en convenir,'si l'on considère l'espèce humaine comme une seule et même famille, comme une famille patriarcale que rien ne trouble et ne divise, et notre globe tout entier comme un seul et même domaine sur lequel cette grande femille peut s'établir à son aise et se distribuer également sans rencontrer d'obstacles, il n'y a aucune raison de s'alarmer de l'accrcûssement de la population. Car le do-

XLii INTRODUCTION.

maîne est vaste et ses forces productives sont loin d'étlre épuisées. La famille peut donc s'augmenter et s'étendre : l'espace ne lui manquera pas ; il est des terres immenses qui ne sont pas encore occupées, et il est possible que les terres déjà occupées puissent, et par une meilleure culture, et par le perfectionnement des institutions sociales, suflSre à un plus grand nombre d'habitants que celui qu'elles alimentent aujourd'hui* Ajournons donc, on peut nous dire, à quelques milliers d années ces tristes débats sur Taccroissement de la population. La Providence n'a probablement pas livré la terre à l'espèce humaine pour que la plus grande partie en demeure inculte ou mal cultivée. Si on ralentit par des alarmes prématurées le développement de notre espèce, qui voudra pénétrer dans ces déserts qui n'ont encore entendu que les hurlements de la bête fauve ou les cris de quelque sauvage? L'espèce humaine ne se propage que sous Tempire du besoin; ceux qui se trouvent bien dans un lieu ne vont pas chercher fortune ailleurs.

Sans remonter à Thistoire du monde ancien, voyez les colons du Nouveau-Monde. Auraient-ils abandonné les montagnes de la Suisse, les bords du Rhin, les coteaux de l'Irlande, ces pays si chers, si vivement regrettés; auraient-ils bravé les souffrances d'une longue navigation, les fatigues du défrichement, les embûches des sauvages, les dangers d'un climat inconnu, d'une terre inhabitée, s'ils n'avaient été poussés par la faim, si un débordement de population ne les avait pas jetés hors de leur pays natal? Ne résistons donc pas par nos théories aux décrets de la Providence qui a enjoint aux hommes de croître et de multiplier. Lorsque la terre sera couverte d'habitants, lorsque le flambeau de la raison humaine répandra ses clartés sur toutes les parties du globe, et que de tous les points des deux hémisphères pourront s'élever vers le créateur de l'univers des hymnes de reconnaissance, le moment sera venu de rechercher si l'instinct de la propagation ne doit pas être contenu ou réprimé.

ce que les adversaires de Halthus ont dit ou

système ? En réalité, sur deux abstractions, rre peut être considérée comme un seul et >uvert à tous les hommes. Seconde abstrac- ►rme qu'une seule et grande famille, une fais conformes aux faits généraux de l'humar C'est le contraire qui est vrai, et qui le sera pour bien longtemps encore.

Mais, dit-on, si cela n'est pas, cela devrait être ; soit. Cela sera vrai nécessairement un jour; soit encore : soyons faciles. Mais quand? dans dix siècles, dans vingt, dans cinquante? Singulière consolation, qu'une riante utopie, qu'une idylle, qu'une prophétie, pour des hommes qui ont faim, pour des enfants qui demandent du pain aujourd'hui !

Aujourd'hui la terre est divisée en lots nombreux qui opposent chacun mille obstacles divers à ceux qui veulent les occuper et s'y établir.

INTRODUCTION. xtlit

Là des obstacles naturels, rénormité des distances, des climats meurtriers, un sol rebelle qui exigerait d'immenses travaux de nivellement, d'assainissement, avant de livrer à l'homme ses trésors ; là encore im défaut presque absolu de moyens de communication et de transport. Que d'avances, que de travail, que de science el de courage ne faut-il pas pour s'établir avec profit dans une terre nouvelle !, Voyez plutôt ce qui se passe tout près de nous, en Algérie. Quelle lugubre histoire que celle deë nombreux colons qui, sur divers points du globe, ont péri misérablement victimes de leur courage ou de leur témérité !

Ailleurs, les obstacles des institutions humaines, des peuplades hostiles et féroces, des gouvernements barbares et perfides, des lois prohibitives de toute nature, des langues inconnues, des religions fanatiques, des antipathies de race et de couleur.

Voilà le vrai, l'histoire, l'histoire ancienne et l'histoire contemporaine.

En présence de ces fisiits, une réflexion se présente d'abord à tout esprit que ne préoccupent pas les vues exclusives d'un système préconçu. On se demande : comment se fait-il que la doctrine du laisser faire, lad^ ser-pasêer le plus absolu soit professée en fhit de population par ceux-là surtout qui la repoussent lorsqu'il s'agit de la production proprement (fite? Proposez-leur d'augmenter indéfiniment les produits, de s'exciter mutuellement, même de nation à nation, par tous les aiguillons de b libre concurrence. A les entendre, ce sont là de diaboliques inventions, des sophismes d'hommes sans entrailles, de cruelles théories qui déshonorent ce qu'ils appellent si plaisamment l'économie politique anglaise. Aussi y a-t-il quelque courage aujourd'hui à ne pas déserter son poste et à défendre les principes de la science sous le feu incessant d'attaques ardentes et q[>iniàtres; ardentes comme l'égoTsme, opiniâtres comme l'ignorance. Demandez à certains hommes l'introduction de nouveaux produits, des relations commerciales plus faciles, permettez-vous de désirer plus de liberté, et vous les verrez froncer le sourcil, pâlir de colère, et vous repousser rudement en vous accusant de manquer de patriotisme et de lumières. Dites-leur, au contraire, qu'il faut que le peuple se marie, qu'il se marie de bonne heure, qu'il donne le jour à beaucoup d'enfbnts; que cela est moral, utMe ; qu'il n'y a jamais assez de travailleurs dans le pays, et vous serez touché de leur gracieux accueil ; vous verrez leur figure s'épanouir, leur rhétorique épuisera pour vous toutes les formes laudatives du langage.

Vous êtes peut-être embarrassé de mettre d'accord des opinions si diverses. Dans votre naïveté vous vous dites à vous-mêmes : qu'est-ce donc? D'un côté, on ne veut pas que les Belg^, que les Suédois nous apportent leurs houilles, leurs charbons, leurs fers, leurs machines, bref, leur capital ; et, d'un autre côté, on est enchanté de voir les travailleurs se multiplier, et non content de stimuler de toutes façons la population indigène, on ouvre les deux battants de tontes les portes dn royaume aux travailleurs étrangers? Que dirait-on, en efiet, de celni qui proposerait d'interdire l'entrée de la France, d'appliquer le système prohibitif atax

XLIY INTRODUCTION.

nombreux ouvriers belges, anglais, allemands, suisses, italiens, qui viennent faire concurrence aux ouvriers français î Avec quel dédain on repousserait cette proposition! La France, dirait-on, a toujours été hospitalière, Touvrier français ne redoute pas la concurrence ; et d'ailleurs voudriez-vous exposer à de cruelles représailles les Français courageux qui ont porté leur activité jusque sur les points les plus éloignés du globe ? A Dieu ne plaise que vous trouviez ces arguments mauvais. Hais vous n'êtes pas satisfait, néanmoins ; vous persistez à vous demander à vous-même : pourquoi ne veut-on pas une quantité indéfinie de capital, puisqu'on veut une quantité indéfinie de travail offert? Pourquoi repousser les machines, les outils, les matières premières de l'étranger, et en accueillir en même temps les travailleurs ? Et si Ton vous dit qu'on veut que les travailleurs français puissent être reçus à l'étranger, vous répondez qu'on le veut aussi des machines françaises. Cependant on repousse par des droits énormes les machines étrangères. Ne vient-on pas d'entonner un hymne en l'honneur de l'Alsace, parce qu'elle fournit des machines à l'Allemagne? L'Allemagne, on a dit, est tributaire de l'Alsace. Tributaire, c'est le mot à la mode ; car apparemment les Allemands ont porté leurs écus aux Alsaciens sans en retirer des valeurs correspondantes. Quoi qu'il en soit, n'est-ce pas là, direz-vous une con* tradiction? Et si elle en est une, conmient l'expliquer?

L'explication est facile. Il est parmi les hommes im bon nombre de simples et d'habiles.

Les simples ne comprennent pas et ne comprendront jamais la question. L'économie sociale est pour eux lettre close. Ils ne voient dans l'affaire que les vives amours du jeune âge et le danger que ces flammes comprimées n'éclatent par quelque désordre. Dites-leur que la morale nous conseille, que la religion nous commande de contenir nos appétits, lorsque nous ne pourrions les satisfaire qu'aux dépens du bien et du juste ; dites-leur que des enfants qui tremblent de froid, qui pleurent de faim, ne sont pas seulement un spectacle déchirant, mais une effrayante tentation pour les parents, qui trop souvent ne sortent de l'affreux combat auquel leur âme est livrée qu'emportés vers le crime, ou, ce qui est peutêtre plus horrible encore, avec le coeur pétrifié par le désespoir qui étouffe les sentiments naturels, et fait que les enfants n'ont plus ni père, ni mère. — On vous répondra tranquillement qu'il ne faut jamais désespérer de l'avenir; qu'on doit avant tout prévenir par le mariage la corruption des mœurs ; que la charité vient suffisamment au secours de toutes les infortunes. Qui ne connaît pas ces lieux communs, et comment discuter avec lies hommes qui répètent toujours les mêmes choses, et sur lesquels le raisonnement et les faits n'ont pas de prise?

Les habiles, au contraire, connaissent le fond des choses; pour eux ces lieux communs ne sont pas l'expression, mais le déguisement de la vérité. Ils applaudissent au langage des simples et en rient sous cape. Ils savent que plus il y a de travailleurs, plus, toutes choses étant égales d'ailleurs, les salaires sont bas et les profits élevés. Tout s'explique par

INTRODUCTION. xtv

eette formule, et en particulier le pacte d'alliance entre les habiles et les simples. Ils sont du môme avis, parce que les uns ne saisissent point et que les autres saisissent très-bien le fond de la question. Vous voudriez que le père de famille, au lieu de cinq ou six enfants, ne nous en présentât que deux ou trois? Mais il nous faudrait alors hausser le salaire des jeunes travailleurs, et plus tard celui des adultes; et si nous ne voulons pa^voir diminuer le nombre de nos acheteurs, où trouverons-nous cet accroissement de salaires, si ce n'est dans une baisse relative de nos profits? Vos conseils de prudence se résoudraient en un lourd impôt levé sur nous. Nous pouvons aujourd'hui gagner un million dans dix ans ; il nous fondrait, dans votre système, la vie d'un homme pour atteindre au même résultat. Laissez, laissez les travailleurs se multiplier ; c'est le seul moyen de rendre les capitalistes maîtres du marché. Ce raisonnement, qui ne se &it pas tout haut, est irréprochable en logique. Fautnl s'étonner que tandis qu'on repousse la concurrence des outils, des machines de l'étranger, on trouve tout simple de &voriser celle des travailleurs? Si les capitalistes pouvaient fabriquer et vendre des travailleurs conune ils vendent des machines et des outils, nul doute qu'ils n'eussent demandé à grands cris des lois prohibitives contre les ouvriers étrangers ; ils les repousseraient alors comme ils repoussent aujourd'hui les bœufs et les chevaux de la Suisse et de l'Allemagne.

Quant à nous, nous voudrions pouvoir persuader aux travailleurs, aux jeunes hommes qui ne posèdent encore d'autre richesse que leur Intel- Ugence et leurs bras, qu'ils doivent se tenir en garde contre les conseils que leur prodiguent, d'un côté, les égoïstes, et de l'autre, les esprits chimériques. Nous voudrions pouvoir leur dire : la question de la population, c'est vous qu'elle intéresse avant tout et presque exclusivement. Nos discussions, les riches n'en ont que faire. D'un côté, le principe aristocratique, tout-puissant chez eux, les contient et leur inspire une prudence peut-être excessive ; de l'autre , qu'importe que leurs familles soient nombreuses? Voyons-nous souvent leurs enfants tomber dans la misère et manquer de pain? Môme les imprudents trouvent des ressources dans la parenté, dans les alliances, dans les professions libérales, dans les carrières publiques. Les pères ont pu donner à tous leurs enfants une éducation distinguée, et par là des aptitudes et des espérances qui vous manquent. C'est là un fait nécessaire et parfaitement légitime. Les fonctions qui exigent de longues années de préparation , des avances considérables , ne seront jamais le partage du grand nombre, et il est bon qu'elles ne le soient pas ; car la société s'abaisse lorsque la culture de l'esprit n'est plus un moyen d'influence et une distinction.

Mais vous dont les familles n'ont pas encore gravi les hauteurs de la société, au lieu d'élever vers le sommet des regards d'envie et de former des vœux impuissants, regardez autour de vous et prêtez-nous Toreille. Nous ne voulons pas vous apporter ici des théories, des généralités, des calculs statistiques qui sont pour le moins fort inutiles pour vous. Nous ne vous demandons qu'un regard attentif et un peu de J)on sens applb-

Page 1