‹ MalthusChapitre 4 sur 89 · AVANT-PROPOS. II · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. II

Enfin, M. Proudhon nous a révélé les procédés d'un soi-disant docteur G... qui propose « Textraction du fœtus et l'éradication des germes qui seraient implantés malgré la volonté des parents » ; et un ou deux autres moyens encore, que nous renonçons à indiquer «.

Ne suffit-il pas de signaler ces tristes conceptions pour toute réfutation, et pour dégager la responsabilité de la doctrine de Malthus? C'est ce dont le lecteur demeurera convaincu , après avoir feuilleté quelques pages de ce livre.

La doctrine de Malthus a été attaquée dans ces dernières années à divers points de vue, par plusieurs écrivains que nous venons plutôt indiquer que discuter.

Commençons par les Socialistes , qui ont toujours affecté de parier avec un souverain mépris de Tillustre auteur de V Essai sur le principe de population, mépris risible quand on considère les pauvretés qu'ils ont mises en avant. Le Fouriérisme oppose quatre obstacles matériels à Texcès de population, obstacles, dit naïvement Fourier, que VÉconomisme n'a pu apercevoir. Ces obstacles sont la vigueur des femmes; le développement de tontes les facultés physiques par Texercice intégral ; la gastrosophie ou êopkie culinaire, et les nKBurs phanérogamesl On peut se rendre compte en détail de ce que cela veut dire dans les ouvrages du matlre. HM . Leroux et Proudhon, il est juste de le dire, en ont fait une sévère justice •, Mais M. Leroux ne s'est pas borné à critiquer, il a aussi affirmé quelque chose sur la population. Ce quelque chose est assez vague et a nom cir^ eulus: c'est-à-dire que chaque homme fournit assez d'engrais pour assurer sa subsistance! . . . il reste toutefois à titHiver les moyens d'application agronomique. M. Cabet, autre pontife du Communisme, ne se préoccupe pas de cette question : la population ne doit jamais manquer de pain en Icarie. Les autres docteurs socialistes n'ont rien formulé, ce nous semble , si ce n'est des imprécations contre Malthus. Quant à M. Proudhon , après avoir combattu celui-ci et réfuté aussi ses adversaires, il arrive à conclure à peu près comme lui ; de sorte que l'économiste le plus malthusien signerait des deux mains plusieurs belles pages de son livre des

Contradictions •.

analyse dans la Réforme da S3 novembre 1S44, en ayant le tort de rendre Maltbus responsable des proposilioni do Marcus.

< Contradktkms économiques, II, 1S4S, p. 453.

• LeUrê sur le fouriérisme, par M. Pierre Leroux, dans la Revue soetai0.^ Aver^ Htsemênt aux ^propriétaires par Proudhon, eUs, Voy. aussi un spirituel arUcle de M. Du Puynode dans le tournoi des économistes, IS mai 1S4S, tome XXin, p. 158.

> Ceci ne s*applique qu'4 un cliapitre des études pubUées par M. Proudboo, ea 1846. Plus tard, après la réfoluUon de 1848, et lors de la discussion sur le Droit au trai^ à TAssemblée nationale, M. Prondbon dirigea un pamphlet très-aoerbe contre

Page 1