SCENE YI
IRENE et MADAME LEDOUX, seules.
IRÈNE. — Eh bien, ça ma.rc'he aveo la petite Deacon, ça marche même à pas de géante. Qu'est-ce que je vous disais?...
MADAME LEDOUX. — Saprelotte, ne vous
mettez donc pas martel en tête pour queK ques peccÊwiilles...
IRÈNE. — Ils en sont déjà loin. Tenez, vous n'avez pas remarqué que je jouais très incidemment aveo ce livre, mais sans le lâcher, pendant que nous causions... Il était très ennuyé ; il aurait bien voulu me le prendre... C'est un livre qu'elle vient de lui envoyer, à lui... Je suis sûre que, si nous l'ouvrons, nous trouverons quelque raison à(
cet envoi... (Elle ouvre le livre.) Tenez... une page cornée... une phrase soulignée : <( Prenez gar'cle, l'amour d'une jeune fille ressemble à ces eaux qui ne sont trop froides que parce qu'elles sont pures... » Hypoca'ite, va! {Elle furète encore dans le livre.) Et là, tenez, tenez... comme par hasard... sa photographie!... oubliée là-dedans pour qu'il la prenne. (Elle a un mouvement impulsif, comme pour jeter le livre. Elle se reprend et le pose, avec douceur, sur la table.) Allons, remettons tout en place... 11 ne faut pas déranger les nids qui se forment.
MADAME LEDOUx. — Vous pleurez ?
IRÈNE. — C'est possible... J'ai regardé
lEÈNE. — C'est vrai qu'elle est très coupée.