‹ Mammalogie, ou, Description des espèces de mammifèresChapitre 87 sur 102 · TROISIÈME TRIBU · texte numérisé non relu

TROISIÈME TRIBU

CARNIVORES AMPHIBIES (carrivora pinnipedia).

Pieds courts ; enveloppes par la peau , en forme de nageoires ; les postérieurs dans la direction du corps. Nombre des incisives variable; souvent'six, et quelquefois quatre en haut; lc plus ordinairement quatre ; et quelquefois deux en bas.

LXVS GENRE.

PHOQUE, phoca, Linn. Erxleb, Bodd, Cuv.

Geoff Illig.

Otaria, Péron.

. —— . EE canin. —, molaires FE DR 32, 34, 36 ou 38.

Incisives variant dans leurs formes ; tantôt en biseau, tantôt coniques, tantôt siilonnées

transversalement sur leur tranchant où comme bilobées, et plus ou moins distances entr'elles.

Canines plus ou mojns fortes, coniques, un peu arquées , er le plus souvent en proportion avec le volume de la crête, comme le sont culles des animaux du genre dé chars.

Molaires assez semblables aux fausses molaires des carnassiers, trauchantes, triangulaires , mais plus coniques ec plus obruses ; : quelquefois, mais rarement , avec de petits tubercules à leus collet, |

Tére ronde; museau et lèvres renflis,

Nez quelquefois prolongé en.une sorte de trompe molle et érectile; narines susceptibles de se fermer Enr

Yeux très- “grands, à cornée plate et cristallin très- bombé ; paupières peu développées, si ce nest la cliguorante.

Oreilles externes manquant tout-à-faic, ou n'étant que rudimentaires, étroites et Res.

Langue conique papilleuse mais douce, av V éxtrémicé un peu échancrée.

Bouche médiocrement fendue, bordée de lèvres susceptibles d'extension.

Pieds à ang doigts ; les antérieurs ne laissanc voir au dehors que les mains seulement, ec les postérieurs que les pieds; doiges peu distincts, enveloppés par la peau, qui les dépasse plus ou moins; ceux des mains décroissant de longneur ordinairement depuis l'interne jusqu'au ds en dehors ; les deux extermes LR pieds de det rière plus longs que les trois du mulieu,

Queue courte et grosse, située entre les deux jambes de derrière.

Mamelles au nombre de quatre, abdominales.

Poil en général court, roide et couché sur la peau.

Moustaches crès-fortes et nombreuses.

Estomac simple, membraneux; éntestins d'un égal diamètre daus toute leur étendue ; cœcum PERIE 4

HABIT. Animaux aquatiques, ne venant à terre que pour s'accoupler ou pour mettre bas et allaïcer leurs petits; nageant avec la plus grande facilité er plongeant de mème; vivant de poissons, de mollusques ét d'herbes marines, ayant les organes de la vision disposés pour le séjour dans le fond des eaux, l’ouïe peu délicate, le sens du goût peu paifait, le toucher assez obtus, à cause de l'épaisse couche de oraisse dont ils sont révêrus; mais l'odorar exquis. à

Ils voyagent er vivent en troupes très-nom- * breuses, et dans la meilleuré intelligence entre eux, si ce nest dans le temps de la chaleur, époque à laquelle les mâles se disputent la possession des femelles et se livrent des combats furieux. Les femelles mettent bas une seule fois dans l’année, et n'ont par portée qu'un ou deux peuits, qu'elles allaitent er qu’elles élèvent avec le plus grand soin.

PATRIE. Toutes les mers, mais spécialement les mers polaires. La Méliterranée, la Caspienne, et, dit-on, le lac Baika1l, dont les eaux sont douces (+). ,

1°", Sous-genre. PHOQUE, phoca, Péron.—Caract. Point d'oreilles externes; incisives à tranchant simple ; molaires tranchantes et à plusieurs poinces ; doigts des pieds de derrière terminés par des ongles pointus placés sur le bord de la membrane qui les unit,

T Espèces à tête garnie d’appendices cutanées, ou d’une sorte de trompe.

368°. Esp. PHOQUE A TROMPE, pkoca proboscidea.

(Encyclop. pl. suppl. 6. fig. 4.)- Eléphant

(1) Les espèces de phoques sont encore assez mal connues; les descriptions des voyageurs et de beaucoup de naturalistes me sont pas assez étendues pour

u’il soit facile de les bien distinguer, et il est vraisemblable que leur nombre est beaucoup plus considé-

marin où phoca proboscidea ; Péron et Lésueur, Voyage aux Terres australes, tom. 11. pag.'34.

et Atlas, pl. 32,— Miouroung des sauvages de la Nouvelle-Hollande.

CaR.ESSENT. Nez du mâle prolongé en une sorte de trompe molle et susceptible de se gonfler; quatre éncisives supérieures , dont les deux intermédiaires trés-grosses ; deux inférieures seulement ; crêtes occipitale et sagittale. très-saillantes ; apophyse mastoide peu développée ; poil excessivement ras et gris; ongles des mains très-petits.

DrMENs. Vinat à vingt-cinq et même trente pieds de longueur , et quinze à dix-huit de circonférence.

DEsCRIPT. Corps alongé, très-gras ; rêre arrondie; les deux canines inférieures apparentes, longues, fortes, et arquées au dehors; des moustaches formées de poils durs, rudes, très-longs, et tordus comme une espèce de vis; nez du mâle susceptible d’érection et prenant alors la forme d’un tube long de douze pouces environ , percé à son extrémité et de chaque côté par les narines, affaissé er pendant dans le repos ; yeux extrèmement gros et proéminens, surmontés d'un bouquer de gros poils semblables à ceux des moustaches; cou très-court, aussi gros que la cère; nageoires antérieures fortes et vigoureuses, présentant à leur extrémité, cout près du bord postérieur, cinq petits ongles noirâtres ; queue trèscourte, cachée pour ainsi dire entre deux nageoires horizontalement aplaties, et plus larges vers leur partie postérieure ; poil du corps, dans les individus de l’un er de l’autre sexe, extrêmement ras; couleur générale tantôt orisâtre, tantôt d'un gris-bleuâtre, plus rarement d’un brun-

sf noirâire,

Femelles sans trompe, ayant la lèvre supérieure légèrement échancrée vers le bord,

Tête osseuse, Une tête de phoque de cette espèce, autant qu'on en puisse juger par ses dimensions énormes et le lieu d’où elle vient, que nous avons vue au Hävre dans le courant de cette année, chez M. Hauville, a été observée par M. de Blainville, qui a bien voulu nous communiquer la description qu'il en a faite et, qui présente les traits caractéristiques suivans.

Longueur totale d’arrière en avant, près de

rable qu'onne l'a cru jusqu'ici. Nous avons tenté , dans le nouveuu Dictionnaire d'Histoire naturelle (2°. édition), d'en donner une monographie aussi complète qu'il nous

| a été possible de le faire , en engageant les naturalistes

etles voyageurs à venir de ne pas négliger l'étude de »

| ces animaux.

deux pieds; crête occipitale très - prononcée ; fosses temo:ales énormes ; arcade zygomatique crès-épaisse , avec une sorte d’apophyse orbitaire remarquable , ce qui annonce une grande puissance dans la mastication ; mâchoire inférieure très-soiide et épaisse , et dont la symphyse seule forme un ovale de cinq pouces de long sur trois ou quatre de large; front très-renflé ec bombé, comme dans l'éléphant, sans doute pour donner attache aux muscles de la trompe ; os propres du nez très-petits, bornés à la racine du front, er n'allanc pas au-delà des os unguis ; vomer osseux très- épais, et les dépassant un peu ;. museau alongé ; fosses nasales énormes; cinq molaires de chaque côté aux deux mâchoires, coniques, irrégulières, distantes; canines énormes, ayant à leur base près d’un pouce et demi de diamètre ; quatre incisivés en haut, dont les extérieures très-petites en comparaison des intermédiaires ; deux incisives inférieures. -

Nota. Cette tête avoit été apportée de l'île de la Désolation , située près le so. degré de latitude méridionale et le 4°. de longitude orientale. Elle appartient aujourd'hui à la collection du Muséum d'histoire naturelle’ de Paris,

Hagir. Les phoques de cette espèce voyagent en troapes dans les mers de l'hémisphère austral, entre le 35°. erle:s 5°. deurés, remontant vers le nord en hiver, et se portant vers le sud en été. Les femelles arrivées dans les îles les plus septentrionales comprises entre ces parallèles, vers la fin de juin, pénètrent sur les plages sablonneuses à quelques distances du rivage , et met. tent bas, réunies toutes ensemble ec entourées par les mâles. Elles n’ont qu’un seul petit à chaque portée, qu'elles allairent pendant sept ou huit semaines, pendant lesquelles aucun membre de la famille ne mange et ne descend à la mer. Après ce temps, ils passent tous un mois environ dans l’eau, pour se refaire ; puis les mâles er les femelles reviennent à terre pour s’accoupler. Adulres à trois ans, les mâles se batrent entr'eux pour se disputer la possession des femelles, er se . font le plus souvent de profondes blessures, Leur accouplement se fair ventre contre ventre, et dure douze à quinze minutes. La gestation est de neuf mois environ, depuis la fin de septembre jusqu’à la mi-juiller de l’année suivante.

Leur démarche est excessivement lente er pénible lorsqu'ils sont à terre, et au contraire très-facile quand ils sont dans l’eau. Le cri des femelles est assez semblable aux muvissemens

d'un bœuf vigoureux ; la voix des mâles adultes est rauque, et semblable au bruit que fait un homme en se gargarisanc,

Ces animaux paroissent se nourrir principalement de mollusques céphalopodes et de fucus ; du moins lorsque Les pécheurs ouvrent leur estomac, y trouvent-ils ordinairement un grand nombre de becs de sèches et des plantes marines, ainsi que beaucoup de pierres et de gravicr,

La durée présumée de la vie de ces phoques est de vingt-cinq à trente ans,

PATRIE. Les parages méridionaux de la Nouvelle-

Hollande , notamment les rivages de l'île King dans le détroir de Bass er les côces de la Nouvelle. Zélande, et où ils sont l'obier d’une pêche crès-abondante.

369°. Esp. PHOQUE D’ANSON, phoca Ansonii.

(Encyclop. pl. 109. fig. 2. sous le nom de “loup marin.) Lion marin, Dampier, Voyage 1.

pag. 118? — Lion marin, Anson, Voyag. trad.

franc. pag. 100.— Loup murin, Pernetty, Voy. aux iles Malouines. — Phoca leonina, Linn.

Gmel. Erxleb, — Schreb, tab. 83 A. — Phoque à museau ridé , Buff, — Fleurieu, Voy. de Mar-

chand, tom, 3. pag. 10. ï

CAR. ESSENT. Nez du mâie prolongé en une sorte

de trompe molle et susceptible de se gonfler; poil court et de couleur fauve-clair; ongles des mains robustes. Six incisives supérieures; deux incisives inférieures cylindriques , dirigées en avant et comme tronquées à l’extrémité ; crêtes occipitales et sagittales peu développées ; apophyses mastoides non saillantes. 4

DiMENs. Douze à vingt pieds anglais au plus, et de-

puis huit jusqu'à quinze de circonférence,

DESsCRiPT. Voisin du précédent par ses formes ex-

térieures, mais plus petit; peau de la lèvre supérieure et du nez, dans le mâle, formant une espèce de crère ou trompe ridée qui pend au bout de la mâchoire, et qui peut avoir cinq ou six pouces de longueur dans l’érar d’affäissement, ais quise gonfle lorsque l'animal est irriré; lèvre supérieure de la femelle fendue ; canines longuts de trois pouces.

Poil court , de couleur tannés claire ou fauve ; membres et queue noirâtres,

.… Tête osseuse. M. de Blainville a vu à Londres, dans l’ancienne collection de Hunter, un crâne de grand phoque, provenant vraisemblablement de l'expédition de l'amiral Anson et qui

ao: : MAMMALOGTE.

avoit une éciquette portant ces mots : sea lion, provenant des fles Faikland, Il en a fait la descriprion suivante, dont il nous a permis de faire usage (1).

Formes du crane très différentes de celles du phoque commun, mais ayant quelqu’ analogie

* avec celles de l'espèce précédente ; crètes occipitales er sagictales bien moins prononcées ou presque nulles; fosses remporales et arcades zygoimatiques très-grandes, quoique cependant beau-

F coup moin dres que dans le phoque à trompe; Joint d'appendices ou de protubérance sous le

conduit auditif; chanfrein droit, quoique le mu-.

seau proprement dir soit très-court et peu renflé ; fosses nasales petites , à peu près comme dans le : phoque ordinaire ; canines énormes ; molaires au nombre de six de chaque côté aux deux mäâchoires, simples, coniques, mais un peu irrégulières ; incisives au nombre de six en haur et de .deux en bas, une de chaque coté; ces dernières grosses, cylindriques, | Girigées en avant et comine tronquées à l'extrémité,

Nota. Il résulte de cette description, qu'on

. remarque des différences considérables entre ce

on crane et celui du premier phoque, à moins

- que ces différences ne tiennent à l’exisrence de

la trompe dans l’un des deux, et à son absence

+ dans l'autre ,'et par conséquent à la diversité des

sexes, ce qui est peu probable, surtout sous le rapport du système dentaire, :

En effer, Les caractères tirés du norabicetet ue Ja forme de. InCISIVES sufroient seuls pour disunguer ces deux espèces, s’il n'en existoit pas eucore d’autres dans la différence de la taille, dans le développement plus ou moins grand des ongles des nagzoires antérieures, et dans la couleur du pelage.

Des renselgnemens qui viennent à nl de cette distinction, nous ont été fournis, l’année dernière, par un va de santé qui revenoit d'une expédition à à la cerre des Paragons. Selon Jui, les phoques qu'il désigne sous le nom d'été: phans marins ,; à cause de la forme de leur nez,

crès-abondans dans ces parages, ont à peu près les dimensions attribuées au lion marin

ere —

(1) Nous ne régardons toutefois l'identité de ce crâne avec celui du lion marin de lord Anson que comme une

probabilité , mais fondée ser ses grandes dimensions et

Sur les différences bien réell: £s qu l offre, lorsqu'on le compare avec ceux des espèces qui fréquentent les némes 1les, comme les pho;ues ours-marinr et à crinière.

d'Anson, Une peau dé fœrué presqu'à terme ; que nous avons examinée , avoit trois pieds de long, les ongles fort distincts et robustes, là fourrure fine, épaisse et d'un brun noir. Plusieurs échantillons de peaux de ces phoques de différens âges, nous ont démontré que plus ils deviennent vieux et plus le poil devient rare, duc et court, et plus les couleurs s'éclaircissent. À deux ans, ils ont la teinte dela fourrure du castor.

HagiT. Les phoques d’Anson vivent en grandes

troupes, comme le font les phoques à trompe.

Leurs cris sont bruyans et de tons différens : tantôt ils grognent comme des cochons, tantôt ils hennissent comme les chevaux les plus vigoureux; les petits bêlent comme des agneaux. ee PA le ont chacun plusieurs femelles. Cellés-

ci mettent bas én hivet deux petits. Tous pas-

sent l'été dans la mer, et l'hiver à verre.

PATRIE. L'ile Georgia; la Terre de Feu, les Îles

Malouines , la côte est de l'Amérique, depuis la T'érre des’ Brars} jusqu’au 40%. desré, sur la Ferre des Paragons ; quelquefois l'île Sainte-Hélène, selon Dampier ; la Terre de Kerguelen ?

FA Esp. PHOQUE-DE BYRON, phoca Byronii.

(Espèce nouvelle, fondée par M. de Bhin-

ville sur un crane ia phoque de grande dimen-

sion, de la collection d'Hunter, et ériqueté : "Ton from che Island of Tinian, by commodore

Byron.)

CAR. ESSENT. Six incisives supérieures , dont la

seconde extérieure plus grosse que les autres et semblable à une canine; crêtes occipitales et sagiteales très-saillantes , ainsi que l’ apophyse mastoïde.

DEscriPrT. Cerre rête a les plus grands rapports

avec celles des deux espèces précédentes , surtout par le grand développement de la face relarivement au crâne. Elle se rapproche plutôt de la première par l'énorme saillie des crères sagittales

et occipitales ; mais elle diffère de toutes deux #

par le développement excessif des apophyses

-inastoïdes ou subauriculaires. Oa y remarque la -grande largeur ec la profondeur des fosses tem-

porales ; la longueur et l'érendue de la surfce palatine ; la grandeur des trous incisifs; la forme des por qui semblent avoir été HE coniques et irrégulières, "\:

La michoie inférieure n’existoit pas.

Tous ces caractères paraissent suffisans à

M: de Blainville pour. distinguer ce phoque des

deux autres spécifiquement; et c'est en effer ce que

MAMMALOGILE.

.que porte à penser l'examen comparatif des dessins qu'il a faits des trois têtes osseuses dont il je

s'agir.

On ne possède aucun renseignement sur les formes extérieures de ce phoque ; mais le nom de sea lion, que lui a donné Byron, indique qu'il doit avoir de la ressemblance avec le Zion de mer d'Anson ou notre seconde espèce.

PATRIE. L'ile Tinian, la principale de l’Archipel des Larrons, ou îles Marianes, située au nord de la Nouvelle-Guinée, par le 15°. degré de larirude australe, et le 145°. degré de longitude,

371°. Esp. PHOQUE A CAPUCHON , phoca cristata.

(Non figuré dans l’Encycl.) Lion marin, phoca leonina ; Fab. (1). — Klap-myssen, Egede, . Groenland, pag. 62. pl. 6? — Klap-märz , ejusd. fig. pag. 62? — Ncirsersoak des Groenlandois.

CaR. ESSENT. Une sorte de capuchon mobile, adhérant au sommet de la tête , susceptible d’érection, et pouvant recouvrir les yeux et le museau ; quatre incisives supérieures , dont les latérales les * plus grandes ; quatre incisives infericures.

* Dies. Sept à huit pieds de longueur totale,

DescriPT. Front du mâle adulte portant une sorte de gros tubercule susceptible de se gonfler ‘comme une vessie, et cariné dans sa partie moyenne ( outre les véritables narines, il y en a de fausses dans le même tubercule, et le nombre de ces fausses narines varie d'une à deux, suivant l'âge); trente deux dents en rout3 savoir, quatre incisives en haut et en bas, une canine et cinq molaires à chaque côté des deux mâchoires (un seul individu jeune a présenté six molaires inférieures) ; soies des moustaches grandes, presque

{1):Péron, dans son Mémoire sur l'habitation des ghoques , inséré dans les Annales du Muséum et dans le second volume du Vvyage aux Terres australes , fait voir que, sous le noi de /ron marin, on a confondu trois grandes espèces de phoques des mers du Sud ; savoir : 1°, ie phoque à trompe (päoca proboscidea )3 2°. le pho-

ue de l'ile Saint-Paul. 3°. le lion marin de Pernetcy et k Forster, et deux autres espèces du Nord; savoir : 4°. le lion marin du, Groenland, de Fabricius ; er 5°. le Lion marin des îles da détroit de Béring , décrit par Srel'er. il s'attache surtout à comparer entr'elles les deux espèces du Nord , etil s'étonne de ce que les nomen-

clateurs les ont pu confondre, attendu qu’elles appar-

tiennent, l'une au sous-genre des phoques, et l'autre . à gelui des oraries.

rondes, blanchäcres, annelées et comprimées 1 leur base, obruses à l'extrémité ; iris brune; poils doux et longs, avec un fond laineux très-profond; dessus de la rête ec du cou, dans les males, ne présentant point de poils plus longs ou plus soyeux que ceux qui recouvrent le reste du corps.

Différences d'âge. — À un an, pelage blanc, avec le milieu du dos d'un gris livide. A deux ans, d'un blanc de neige, avec une raie étroite er brunâtre sur le dos. Vieux ayant la tête er les pieds noirs; le reste du corps également noir, mais parsemé de taches grises; le dos restant toujours plus obscur.

HaABiT. Ce phoque, selon Crantzius (Hise. gén. des Voy. tom. 19. pag. 61.), se trouve très-abondamment au détroir de Davis; il y fait régulièrement deux voyages par an, ec y réside depuis

le mois de septembre jusqu’au mois de mars; il en soft alors pour aller faire ses petits à rerre , et revient avec eux au mois de juin, fort maigre et

: fort épuisé. Il en part une seconde fois en juillet, pour aller plus au nord, où il trouve probablement une noutriture plus abondante, car il revient fort gras en septembre. Sa maigreur, dans les mois de maï ec juin, semble indiquer que c'est alors pour lui la saison des amours, er que dans ce temps il oublie de manger, comme les ours et Jes lions marins. Fabricius dir qu'il s'accouple debout.

PATRIE. Le Groenland, où il habite dans les mois d'avril, de mai et de juin; les côtes les plus septentrionales de l'Amérique , sur l'Océan atlantique (1).

TT Æspèces dont la tête n’a ni trompe ni capuchon de peau.

372°. Esp. PHOQUE MOINE, phoca Moneckus.

{Encvclop. pl. 110. fig. 1. A. 8. C.) Phoque moine, phoca Monachus, Herm. Mém. de Berlin, tom, 4. tab. 12 et 13.—Gumel. Syst. natur. — Le phoque à ventre blanc, Buff, suppl. tom. 6. fig. 44.— Phoca bicolor, Shaw, Gen. zool. tom.1. part. 2. pl. 70.— Phoca albiventer, Boddaert,

(1) M. Milbert, correspondant du Muséum, dans les tats-Unis, vient d'envoyer à cer établissement , sous le nom de phoca mitrata , la tête d’un phoque qui diffère essentiellement de celui-ci par le manque de crête et par le nombre des dents. Il a six incisives supérieures ce seulement deux inférieures. 1l paroît qu'il peût gonfler et remonter la peau de son cou, de façon à cacher la

tête en partie. k Hh

\ Elench. anim. pag.1 70.—Frédéric Cuvier, Ann. du Mus. tom. 20. pag. 387.— Phoca leucogaster, Péron. — Foca a ventre bianco, Ranzani, Mem. di stor: natur. deca prima, pag. 102.

CAR. ESSENT. Quatre dents incisives à chaque mä- choire; pelage brun-noirâtre ; uniforme en dessus; ventre blanc ; soies des moustaches lisses.

Dimens. Il acquiert jusqu’à 10 et 12 pieds de longueur. Célui qui a été décrit par Hermann avoit les propor- ‘ tions suivantes : J Longueur totale depuis le bout du pied. pouc. lig. : museau jusqu’à l'extrémité de la queue. 8 >» — de la partie des pieds de derrière, au-delà Verte de la‘queue.... »° 8 ».

Distance de l'extrémité du museau à l’angle postérieur de là jointure des pieds de devant..... HO pe MON AU 7h MES Circonférence du corps à ‘a partie * la plus grosse (c’est-à-dire , derrière les ÉRANNES NORME NON ARE CIE Hauteur, ou diamètre de l'animal, du haut en bas, à la partie la plus épaisse, derrière les épaules, pendant qu’il est Couche LEE" As ARCS D CARS AND Longueur du pied de devant, prise du côté antérieur, depuis la jointure ISUPÉTIEUTE ELU nee LL ONTEN TONNES Distance de la jointure de la main, à l'extrémité du doigt antérieur du pied de devant........ AR OIMR 7les o = Long. de l'articulation ‘de la cuisse. » 9 — du pied de derrière, du côté an-' “Férienr. LE NUE Rene APT INR 1— du côté postérieur... :2#00ûir END 6 Alle OH eue nec ee TG

.DESCRiPT. Sommet de la tête très-plar ; front peu élevé; occipur peu bombé ; trente-deux dents; savoir, quatre incisives supérieures et quatre inférieures , les intermédiaires plus pe-

ns...

CRCRCECE

ss...

rires que les latérales, ec offrant un sillon trans- .

versal peu marqué; quatre canines et vingt molaires, dix à chaque mâchoire; narines grandes

et vastes, rondes lorsqu'elles sont ouvertes, linéaires quand elles sont fermées, et alors parallèles l'une. à l’autre; lèvre supérieure épaisse ;

- soies des moustaches longues et unies ; yeux peu saillans, grands ec vifs, avec l'iris grande et d’un

+ brun-jaunätre , le blanc peu apparent, et la pupilleen forme de triangle isocèle renversé; point de cils aux paupières; oreilles entièrement dépourvues de conque externe ; avec l’orifice du canal auditif crès-perit ec placé vis-à-vis du tympan; cou. épais, plus gros que la tête, peu susceptible de s'alonger ; corps entièrement uni, lisse, arrondi et sans formes musculaires appa- ! rentes à l'extérieur; poils assez ras, longs de quatre lignes, couchés en arrière, tiès-serrés et.

MAMMALOGILE.

comme collés sur le corps; couleur du pelage dans l’eau, noire sur le dos , la rêre, la queue et la partie supérieure des pattes ; ventre \poitrine, dessous du cou, de la queue: et des partes, museau, côtés de la rête er dessus des yeux, d’un blanc-gris jaunâtre ; à sec, les parties noires beaucoup moins foncées. ec les parties blanches plus jaunâtres ; ongles des. pieds de devant. longs d’un pouce, larges de deux lignes, peu courbés, ne dépassant pas de beaucoup l'éxrrémité des doigts, et de couleur noite ; ongles des pieds de derrière rudimentaires, et remplacés par ün perit ‘cartilage arrondi , à peine distinct de la fav; queue assez large, immobile er obruse, n'éranc pas entièrement séparée des pieds de derrièreÿ organes de la génération des mâles non apparens à l'extérieur ; point de tesricules ni de scro- . tum visibles; quatre mamelons situés par paires , deux au-dessus de l’ombilic er deux au-dessous , .et en érant à peu près à égale distance, , Hagir. Animal crès-intelligent et suscepuble d’attachement pour l’homme ; facile à dresser à divers. exercices, dormant et pouvant rester fort long-temps au fond de l’eau sans respiter; vivant de poissons er, suivant le rapport.des pécheurs, de plantes marines, Sa voix est courte et semblable à celle d’un chien enroué., sonnant à peu près comme les mots va, va, er quelquefois érant un peu hurlante et plaintive, mais foible..

PATRIE. La mer ‘Adriatique. « Celui que “déerir : Hermann avoit éré pris sur l'île d'Oseré avec ‘un autre de la même espèce. LL

373°. Esp. PHOQUE OCÉANIQUE, phoca ocea-

nica ; Cuv.

- (Non figuré dans. l'Encyclop. } Phoca oceanica ; Lepéchin, Act, petrop: tom. 1. tab, 7 et 8.— Journ, de phys: tom. 27. pag. 134.,

CAR. ESSENT. Quatre dents incisives à chaque mächoire ; pelage du mâle d'un gris-blanc , marqué d’une grande tache brune sur les épaules, d'où part une bande oblique ‘sur chaque flanc, qui se porte jusqu’à la région du pénis; tête d’un brunmarron tirant sur le noir ; ongies des pieds de de-

. Vant assez robustes. | du

Dimexs. Longueur totale du corps , me- pied. poue. lig.

-suré depuis le bout du nez jusqu'à | Pextrémité des pieds de derrière...... 6

jusqu’à la naissance de la queue . ÿ

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