DESCRIPTION DES QUATRE SQUELETTES RECUEILLIS EN BELGIQUE
Nous donnons dans ce paragraphe la description des quatre squelettes d'Orques recueillis sur les côtes de Belgique dans le courant du siècle par Paret, de Slykens. Un de ces squelettes est d’un mâle adulte et se trouve au Musée de Louvain; un autre de femelle, également adulte, est au Musée royal de Bruxelles ainsi qu'un squelette d’un jeune animal dont nous reproduisons la figure. Le quatrième squelette d’un animal à peu près adulte se trouve au Musée de Gand; nous allons les faire connaitre successivement.
A. — Squetlettes de deux individus échoués près du port d'Ostende, conservés l'un à Bruxelles, l'autre à Louvain.
Ces squelettes proviennent de deux animaux adultes ; lun d’une femelle, trouvée morte sur l’estran en 1848 ; il est conservé au Musée royal à Bruxelles ; l’autre est celui d’un mâle trouvé également sur la plage près d’Ostende et qui est conservée au Musée de Louvain. Ils proviennent tous les deux de la collection de Paret à Slykens.
Les deux squelettes ont à peu près la même longueur et mesurent ap-
proximativement 5 mètres et demi. Nous ne pouvons donner la mesure exacte, parce que lon a négligé de la prendre sur le cadavre et l’on n’a pas tenu exactement compte, en montant les squelettes, de la distance qui sépare les disques intervertébraux.
En comparant le crâne des deux squelettes adultes et de sexe différent, nous trouvons certaines modifications qu'il n’est pas sans intérêt de signaler, d'autant plus que ces animaux devaient avoir à peu près le même âge.
Le rostre est un peu plus étroit dans le mâle tout en étant un peu plus élargi en avant, et il a l’air d’être plus allongé que dans la femelle.
Les deux intermaxillaires se terminent en haut autour des évents de la même manière dans les deux sexes; celui de droite est plus étroit et remonte moins haut que celui de gauche.
L’os maxillaire dans toute la partie qui recouvre le frontal est plus allongé d’avant en arrière dans le mâle et la saillie antérieure qui recouvre la portion élargie et antérieure de l’os malaire, est notablement plus rugueuse et plus forte dans le mâle.
Les deux crànes, vus de profil, montrent fort peu de différence. Le mâle a le maxillaire supérieur un peu plus élevé et par conséquent un peu plus fort que la femelle. L’os malaire, comme toute larcade orbitaire et lapophyse antérieure du temporal offrent exactement la même conformation.
D’après Eschricht le type normal des dents serait de treize, dont la première surtout, puis les deux dernières, ne se devélopperaient pas complétement. Dans son opinion ces Cétacés auraient donc pour formule dentaire 27. On trouve cependant plus souvent {+ et ne serait-il pas plus juste de ne voir qu’ane seule dent en arrêt de développement ?
C’est entre les nombres 10 et 13 que nous voyons les dents varier.
Les crânes de Leide et de Paris comme celui de 31 pieds, pris à Greenwich en 1793, que Lacépède a décrit, ainsi que les deux qui nous oceupent, ont 5, dont les deux antérieures et supérieures sont fort petites et cachées en partie dans les gencives. La formule est la même dans les deux sexes.
L'Orque décrit par Hunter n'avait que tt
1 Le crâne rapporté d’Algoa-Bay par J. Verreaux n’en a que 4, tandis que celui du Chili, rapporté par Eydoux et qui est adulte, en a 1%.
Dans le jeune squelette que nous décrivons plus loin il y a une dent de plus au maxillaire supérieur, de manière qu’une des dents disparait avec l’âge, et le nombre devient normal.
Indépendamment de leur nature, ces dents sont distinctes de celles de tous les autres Cétacés; leur racine est fort grande et dans toute leur loneueur, un sillon plus ou moins profond la divise en des lobes, surtout à la face postérieure; les dents de devant sont encore arrondies par leur face antérieure que déjà la face postérieure montre un sillon longitudinal.
Elles sont toutes un peu plus fortes dans le mâle que dans la femelle, mais ce qui les distingue surtout, c’est que la couronne est usée notablement aux deux mâchoires chez le mâle jusque vers le milieu du maxillaire, tandis que la femelle a les dents peu usées et seulement les trois ou quatre antérieures.
Nous n’oserions affirmer que cette différence n’est pas plutôt individuelle que sexuelle.
C’est ce caractère si remarquable des dents d’Orque dont nous parlons plus haut, que Bonnaterre veut exprimer, sans doute, à propos du Dauphin ferès!: La partie qui est à découvert, dit-il, égale en longueur celle qui entre dans la gencive ; elle est d’une figure ovale, arrondie au sommet, et comme divisée en deux lobes par une rainure qui règne sur toute la longueur.
Dans les Orques que nous avons sous les yeux, les racines sont comparativement plus fortes que la couronne, mais elles ne sont qu'en partie logées dans les alvéoles ; la couronne et la partie de la racine, non enchässée, peut égaler celle qui entre dans l’alvéole. Bonnaterre aura pris le mot gencive pour alvéole.
Nous comptons dans la colonne vertébrale cinquante vertèbres, mais il est évident, d’après la dimension de la dernière vertèbre, que la colonne vertébrale n’est pas complète. À en juger par analogie, par le volume de la dernière vertèbre ainsi que par la surface articulaire et les trous, nous croyons qu'il en manque deux; ce qui élève le nombre à cinquante-deux. C'est en effet le nombre que Schlegel a trouvé dans la femelle d'Orque échouée à Wyk-op-Zee.
1 Nous avons parlé déjà de ce Dauphin de l'abbé Bonnaterre dans une Notice sur le Grampus griseus, BULLET. DE L’ACAD. ROY. DE BELGIQUE, one série, t. XLI, avril 4876.
Dans le jeune squelette dont nous donnons plus loin la description il existe cinquante et une vertèbres dont la dernière est extraordinairement petite.
Ces vertèbres sont réparties ainsi : sept dans la région cervicale, onze dans la région thoracique , dix dans la région lombaire et vingt et une dans la région caudale.
En prenant pour base les trous qui livrent passage aux vaisseaux , à lorigine des apophyses transverses ou aux corps des vertèbres, on élèverait le nombre des vertèbres lombaires de trois. Schlegel pense que ces trois premières vertèbres qui portent des os en V sont situées devant les os du bassin et au-devant de l’anus. Mais le bassin peut aisément être déplacé au milieu de toutes ces parties molles.
La région cervicale a ses vertèbres partiellement soudées et, ce qui n’est pas sans intérêt, c’est qu'il existe une différence, sous ce rapport, entre le mâle et la femelle. Le mâle a les trois premières vertèbres sinon complétement soudées les unes aux autres, du moins légèrement réunies; en effet, le corps de la troisième est encore libre, tandis que son apophyse épineuse est soudée aux deux apophyses épineuses de latlas et de l’axis. Les quatre vertèbres qui suivent sont complétement séparées. Les apophyses épineuses s’allongent depuis la première jusqu’à la septième vertèbre.
Dans la femelle, les quatre premières vertèbres cervicales sont soudées entre elles : les deux premières complétement par le corps et les apophyses, les deux suivantes par les apophyses épineuses supérieures seulement.
Les deux suivantes, c’est-à-dire la cinquième et la sixième sont soudées de la même manière par les apophyses épineuses.
La septième seule est complétement libre.
Dans la femelle, dont nous parlons plus loin, les trois dernières vertèbres sont complétement libres.
Il y a donc, sous ce rapport, de grandes différences entre ces deux squelettes.
Les autres vertèbres sont un peu plus petites et plus délicates dans la femelle que dans le mâle.
Ce que l'abbé Bonnaterre dit des premières cervicales soudées du Dauphin feres vient confirmer la détermination que nous avons faite d’après les dents.
Nous comptons onze vertèbres dorsales. Le corps de la première est à peine plus épais que celui de la septième cervicale, mais il s’épaissit successivement, de manière que les deux dernières ont le double d'épaisseur de la quatrième et de la cinquième.
Les apophyses épineuses de ces vertèbres s'élèvent successivement depuis la première jusqu’à la dernière, en même temps qu'elles prennent plus de développement d'avant en arrière.
Les vertèbres de la région lombaire ont, à peu de différence près, l’épaisseur de la dernière dorsale, et diffèrent entre elles par les apophyses épineuses comme par les apophyses transverses; celles-ci diminuent insensiblement d'avant en arrière. Il est presque inutile de faire remarquer que le canal vertébral se rétrécit insensiblement à commencer par la première vertèbre de cette région.
Nous comptons neuf vertèbres lombaires.
Depuis la première vertèbre caudale, les apophyses épineuses et transverses, ainsi que le canal vertébral vont toujours en diminuant, mais le corps de la vertèbre gagne en diamètre vertical jusqu’à la neuvième qui a, par conséquent, la surface articulaire la plus étendue de toute la colonne vertébrale.
A la seizième vertèbre lombaire, le corps perd en hauteur pour gagner en largeur et les dernières, qui ne possèdent plus ni apophyses ni canal vertébral, sont le double plus larges que hautes.
Nous comptons dix os en V qui varient notablement de forme. Les derniers sont seuls séparés.
Les côtes au nombre de onze, comme dans le squelette du Musée de Leyde, n'ont rien de remarquable. Les sept premières ont une double surface articulaire pour s’articuler à la fois avec le corps des vertèbres et leurs apophyses transverses ; les quatre suivantes ne sont unies qu'avec l’apophyse transverse.
Ces os vont en diminuant d'épaisseur depuis la première jusqu’à la dernière.
Les dix premières s'unissent directement au sternum par des côtes sternales osseuses comme dans tous les vrais Cétodontes; ces côtes sternales
s’allongent de plus en plus à commencer de la première et gagnent en longueur ce qu’elles perdent en épaisseur.
La dernière côte est un peu plus faible dans la femelle que dans le mâle,
Le sternum est formé de trois pièces : l’antérieure, la plus grande, est légèrement échancrée en avant et n’a pas de trou sur la ligne médiane ; la seconde pièce est aussi large que longue et a ses angles coupés pour linsertion des côtes. La troisième pièce est plus large que longue et porte trois paires de côtes.
Dans le squelette qui est au Musée de Bruxelles le sternum n’a que deux pièces, à peu près de longueur égale; les deux postérieures sont soudées et si complétement, qu’on ne découvre aucune trace de leur coalescence, Cette dernière s'articule avec quatre paires de côtes, tandis que la première ne s'articule qu'avec deux paires.
Ainsi dans le squelette màle que nous déerivons, le sternum est formé de trois pièces distinctes, tandis que dans celui de la femelle les deux dernières pièces sont réunies. Dans l'individu de Leyde, échoué en 1841, ce sont les deux pièces antérieures qui sont soudées. Nous trouvons ainsi dans ces trois squelettes des différences dans le sternum.
Les deux os du bassin présentent de notables différences dans les deux sexes sous le rapport de leur volume : ils sont tous les deux le double plus forts dans le mâle que dans la femelle et ceux du mâle ont en même temps un peu plus de longueur. Leur forme diffère très-peu.
Nous ne trouvons aucune différence dans les os hyoïdes.
La nageoire pectorale est fort remarquable par sa brièveté et par sa forme ovale et, si, sous quelques rapports, les Orques se rapprochent des Grindewalls, ils s’en éloignent au contraire beaucoup par les nageoires. Les Grindewalls, comme on sait, se distinguent de tous les autres par la forme eflilée du membre antérieur.
Le squelette de la nageoire traduit parfaitement cette forme particulière ; les doigts des Orques sont fortement écartés les uns des autres et l’espace carpien est fort large.
L'humérus se fait remarquer par sa forme massive et le grand développement de ses tubereules. Il est relativement court.
Le radius constitue une masse carrée un peu plus longue que large et touche le cubitus dans toute sa longueur.
Le cubitus a la moitié de la largeur du radius. L’apophyse olécranienne est médiocrement développée.
Le procarpe est fort remarquable par le peu de développement des os. M. Van Bambeke a fait observer avec raison la disposition exceptionnelle de ces osselets dans le squelette de l'Université de Gand.
Dans la publication posthume d’Eschricht, Von Spækhuggeren (1862), figure une nageoire pectorale d'Orque qui montre bien la division des eartilages, mais qui n’a, comme le précédent, qu'un seul os développé. Dans la nageoire de Gand, l'os est également unique et ne représente ni le radeal ni le cubital, c'est un intermédial. Le squelette mâle de Louvain n’a aussi qu'un seul os, un intermédial.
A Copenhague, nous avons trouvé un beau squelette d’Orque, trèsadulte, et qui porte des deux côtés cinq os carpiens fort distincts.
Le mésocarpe n’a point d'os distinct, mais il existe cmq métacarpiens fort bien développés.
Les doigts sont, comme dans tous les Cétodontes, au nombre de cinq : le pouce, en dehors du métacarpe, ne comprend qu'une seule phalange; lindex en compte quatre parfaitement développées; le médian n’en a que trois; l’annulaire deux, et le petit doigt une seule.
Ainsi le petit doigt ne compte, comme le pouce, qu'une seule phalange, et le nombre va en diminuant de lune à l'autre, depuis l'index jusqu’au petit doigt inelusivement.
La nageoire figurée par Esebricht comprend un nombre de phalanges plus considérable : le premier doigt en a six, le second quatre, le troisième trois et le dernier deux.
Il n’est pas sans importance de faire remarquer que, si les os de la région carpienne sont peu nombreux dans la femelle, les doigts ont également tous une phalange de moins que dans le mâle ; ainsi le pouce, comme le petit doigt, n’en a qu'une seule en dehors du métacarpien ; l'index en a quatre parfaitement développées ; le médian trois, et annulaire seulement deux.
Nous ferons encore remarquer que toutes ces phalanges sont fort éloignées les unes des autres, et, au lieu d’être liées entre elles par un cartilage, elles semblent plutôt logées dans une vaste gangue cartilagineuse commune.
B. — Squelette d'Orque de l'Université de Gand.
Ce squelette provient d’une femelle échouée vivante sur nos côtes à une lieue d'Ostende, et mesurait 5 mètres. Il à été préparé, comme les précédents, par les soins de Paret.
Les épiphyses des vertèbres et les nageoires pectorales indiquent que l'animal n'était pas complétement adulte.
Il est assez complet. Toutes les dents sont restées en place.
La tête montre jusque dans ses plus petits détails une légère différence si nous la comparons avec la tête du mâle. Les cinq premières dents en bas et les trois premières en haut ont leur couronne usée ; les maxillaires supérieures et inférieures sont un peu plus faibles ; toutes les saillies, et surtout les saillies formées au-dessus des orbites par le maxillaire supérieur, sont plus fortement accusées. Enfin, la taille de animal, comme la dimension de la tête est moins forte que dans le mâle dont nous parlons plus haut.
Les dents, comme nous venons de le dire, sont toutes en place et l’on peut, par conséquent, se faire une bonne idée de leur disposition. Elles sont au nombre de treize au-dessus et de douze au-dessous, et elles sont toutes moins fortes que dans le mâle. La première de dessus est très-petite. Le même nombre se reproduit des deux côtés et à gauche en bas et en arrière la dernière molaire est située au devant de lavant-dernière supérieure. Les trois premières inférieures et surtout les deux antérieures ont leur couronne fortement usée. Les suivantes n’ont plus que la pointe usée et les autres ont la couronne complète.
Les vertèbres sont au nombre de quarante-neuf; il en est resté deux dans la nageoire caudale qui n’ont pas été retrouvées.
Les vertèbres sont plus délicates et plus minces que dans le mâle, surtout
Towe XLIHI. 5
les quatre premières cervicales. L’atlas a son échancrure qui livre passage à l'artère vertébrale mieux prononcée.
Les quatre premières cervicales sont soudées entre elles, de manière que le corps des deux dernières est parfaitement distinct, ainsi que la base de l'arc, tandis que les apophyses épineuses supérieures de toutes les quatre sont soudées les unes aux autres. Les trois autres vertèbres qui suivent ont à peu près le corps aussi gros que la troisième et la quatrième et les apophyses épineuses supérieures sont un peu moins élevées.
La septième est un peu plus épaisse, l’apophyse épineuse plus allongée, et l’apophyse transverse forme une véritable empaumure.
Le canal vertébral de la septième vertèbre est le plus grand, puis il se rétrécit jusqu'au bord de latlas. C’est là qu'il est le plus étroit.
Ce canal à 75 millimètres en hauteur et 70 millimètres en largeur.
La septième cervicale à une empaumure qui fait la transition à l’apophyse transverse des vertèbres dorsales. Cette empaumure est échancrée du côté droit, mais pas du côlé opposé.
Les deux premières vertèbres dorsales sont également plus minces, ainsi que leurs apophyses articulaires.
Les deux premières dorsales, ainsi que les suivantes, augmentent insensiblement en épaisseur. Les apophyses articulaires sont assez fortes. Les apophyses épineuses des deux premières dorsales sont dirigées, lune d'avant en arrière, l'autre d’arrière en avant.
C’est à peine si dans les vertèbres lombaires, on voit encore les deux apophyses articulaires antérieures qui sont presque à la hauteur de la pointe de l'apophyse épineuse. Dans le mâle, ces apophyses sont notablement plus bas.
Les os en V ou en chevrons sont au nombre de onze. Ils différent notablement de forme entre eux. Le premier, qui est encore adhérent à la vertébre, a la forme la plus singulière que nous ayons vue jusqu’à présent. Il ressemble à un bouclier où à un plastron semblable à un sternum sans bréchet, montre en avant sur le côté deux branches disposées comme un coracoïde d'oiseau et qui S'articulent séparément au corps de la vertèbre. En arrière deux autres apophyses s'étendent librement au-dessous de la vertèbre suivante et ces quatre apophyses donnent à cet os la forme d’un X.
On dirait deux os du bassin qui seraient soudés au milieu.
Les côtes sont au nombre de onze de chaque côté. Les six premières sont complètes et s’articulent avec le sternum, les cinq autres ont leur bout inférieur libre, de manière qu’il y a cinq paires de fausses côtes.
Le sternum est formé seulement de deux pièces sans cependant qu'il y ait coalescence des deux pièces inférieures.
L'omoplate de droite offre les deux apophyses très-bien développées; sa forme n’a rien de particulier.
L’humérus est court et ramassé. Les deux os de l’avant-bras sont de même très-forts.
Il ny a qu'un seul os dans la région carpienne et encore est-il fort petit, comme M. Van Bambeke l’a fait connaître. Nous trouvons exactement la même chose dans une nageoire d'Orque du Musée de Cambridge.
Le pouce à un métacarpien et une seule phalange peu développée.
L’index, qui est le plus long de tous, ne compte, outre le métacarpien qui est le plus fort de tous les métacarpiens, que trois phalanges, la moitié seulement de celui de Copenhague.
Le médian à un métacarpien plus long que les autres doigts et deux phalanges.
L’annulaire n’a qu’une seule phalange.
Le petit doigt n’est représenté que par le métacarpien sans phalanges.
Les os du bassin se ressemblent beaucoup entre eux ; lun est seulement un peu plus long que l’autre; chacun d'eux mesure environ 12 centimètres en longueur. Au milieu ils sont larges de 1 centimètre; en arrière ils se courbent et s’élargissent légèrement en s’aplatissant et tournent leur pointe, la partie la plus étroite de tout l'os, légèrement en dehors.
Ces os sont beaucoup plus petits et moins forts que dans le mâle.
Cette observation de la différence des os du bassin d’après les sexes a été faite déjà par Eschricht.
Dans son Mémoire sur les Cétacés des Musées de Suède, Hvoaldjur à sveriges Muscer, 1869, M. Malm communique le résultat de ses observations sur le Carpe et le Bassin,