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Fig. 58. — Écureuil commun (1/4 de gr. nat.).
| forêts de pins où il peut facilement passer d’un arbre à l'autre en sautant de branche en branche avec une agi- “lité extrême. Ilse nourrit de fruits, tels que glands, faines, | noix et noisettes, de semences et de bourgeons de pins Met de sapins, quelquefois d'œufs d'oiseaux. Il construit | son nid à la cime de quelque arbre élevé : ce nid, formé de buchettes entrelacées, est un abri couvert de forme
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ronde et garni de mousse. Cest là qu'il dort une e. partie de la journée. Les mouvements de l’écureuil sont vifs et gracieux, et même à terre il court avec rapidité; il escalade en un instant les arbres les plus élevés, grâce ses ongles pointus et recourbés. Dans le voisinage de sa demeure, il fait de petits magasins où il amasse des fruits et des graines pour l'hiver ou pour les jours de pluie et de vent qu'il redoute beaucoup, et pus lesquels il ne. quitte pas son nid. |
Quand il est de bonne humeur, l’écureuil fait entendre un petit murmure de satisfaction qui se change en un sifflement aigu, s’ilest effrayé ou poursuivi.
L'époque de la reproduction commence en mars : les mâles combattent pour la possession des femelles. Au bout de quatre semaines, celle-ci met bas de 3 à 7 petits Elle choisit, pour cela, celui des nids qui est le mieux situé, — car il y en a toujours plusieurs, — de préférence le creux d’un tronc d'arbre, qu’elle garnit mollement et | dont elle rend l'entrée facile. Les petits n'ouvrent les yeux, qu'au bout de neuf jours, et la mère veille avec | soin sur ses nourrissons : quand elle est inquiétée, elle les porte dans un autre nid souventfort éloigné. Enjuin, | il y à d'ordinaire une seconde portée moins nombreuse, et comme, après qu’ils sont sevrés, les jeunes ont encorén besoin d’être nourris et dirigés par les parents, la mère réunit alors les petits des deux portées et l'on rencontre souvent de petites bandes ainsi composées de 12 à 15 in= dividus. <
Dans les grandes forêts où il se multiplie beaucoup, | l'écureuil est incontestablement un animal nuisible : 4h détruit les couvéesdes oiseaux insectivores et mange 16
seulement les graines, mais encore les bourgeons des pousses terminales des pins et des sapins. A partsa petite - faille, sa chair est assez bonne pour qu'on puisse le con- Ac idérer comme un gibier et sa peau n'est pas sans valeur, … bien que celle des écureuils du Nord soit seule esti-
ne mée comme fourrure.
F4 k È 1 Genre Marmotte
(Arctomys, Schreber)
- Caractères. — Formes beaucoup plus lourdes que celles “de l’écureuil, oréilles médiocres, arrondies; queue poilue, - beaucoup plus courte quelecorps. Piedscourts etrobustes, ongles forts et recourbés, surtout en avant, disposés pour fouir ; pouce des pieds de devant tout à fait rudimentaire. Tête grosse, aplatie ; yeux gros et à fleur de tête.
mu. Formule dentaire : I. 2; C. 2; Pm.*#; M. # Dr — |" 22 dents.
Les incisives ne sont pas comprimées comme chez les “écureuils : elles sont au contraire larges, longues et for- - tement recourbées, etla lèvre supérieure fendue les laisse … à découvert.
Habite les montagnes les plus élevées à neiges éternelles.
la limite des
La Marmotte vulgaire su À marmotta, L.)
a. Dore. — Pelage épais et grossier d’un gris roux pe -sur le dos, noirâtre sur la tête et au bout de la queue,
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lavé de roux sous le cou et les parties inférieures. Joues teintées de jaune; de longs poils forment des favoris
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Fig. 64. — Marmotte vulgaire, (1,8 de gr. nat.).
rière sont plus longs et plus faibles que ceux de des vant. | Longueur de la tète et du corps — 0”, 400 à 07, 480; | queue — 0", 135. 4
La marmotte habite toute la chaine des Alpes : on la trouve en Savoie, dans l'Isère, dans les Hautes et les Basses-Alpes. On a parlé aussi quelquefois de sa pré sence dans les Pyrénées, mais on ne l’ya pas encoreconsM
tatée, et il est probable qu'elle ne s’y rencontre plus, en
supposant qu’elle ait hahité autrefois ces montagnes.
nn La marmotte habite les sommets les plus inaccessibles des Alpes, à 3,000 mètres, là où il n'existe plus mi arbres ni buissons, près des glaciers et des neiges perpémpétuelles : elle se plaitau milieu des rochers que la neige | laisse à nu pendant six semaines au plus du court été de ces montagnes, et généralement sur les versants méri-
dionaux. C’est un animal diurneet qui aimeet recherche
Me soleil. C’est là qu'elle creuse ses terriers, plus simples
Mn Sa vie active de chaque année ne dure pasplus de trois Mmois. Sa nourriture consiste alors en plantes des Alpes “que le printemps fait croître, feuilleset racines d’aurimeule, d’aster, de plantin, de trèfle, plus rarement d’herbe ' qu'elle broute comme les lapins ; quand c’est un fruit ou un morceau plus gros, elle s’assied et le mange à la manière de l’écureuil en le tenant entreles pattes de devant. T out le temps qu'elle ne mange pas, pendant le jour, elle “le passe à jouer au soleil avec ses semblables, non loin “de son terrier, par petites bandes sous la surveillance d'une sentinelle. Au moindre danger celle-ci fait entendre Mun sifflement aigu, clair et retentissant, qui met toutes | les autres en éveil, etsi le danger se rapproche, elles dis-
paraissent en un clin d'œil dans leurs terriers. En peu
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ne font pas d’autres déjections. La circulation et la respi-
de temps elles deviennent très grasses, et dès lors le besoin du sommeil se fait sentir d'une facon irrésistible. | ;
Dès la fin de l'été, elles descendent dans les pâturages que les troupeaux viennent d'abandonner et y creusentou réparent leur terrier d'hiver, beaucoup plus vaste et pou vant contenir quelquefois toute une famille : cette de= meure plus ou moins compliquée se co:r:pose de galeries en forme d’Y, soigneusement tapissées de foin. Vers e milieu d'octobre, elles s’y enferment en bouchant l’ouver ture, à 1 ou 2 pieds de profondeur, avec des pierres et du foin, et tombent immédiatement dansun sommeil léthar: gique dont elles ne sortent à demi que pour vider leur vessie, une fois à peu près tous les quinze jours : elles
ration se ralentissent et la température de leur corps sé met en équilibre avec celle du milieu, commechez les an maux à sang froid. La sensation d'une marmotte plongée dans le sommeil hivernal est caractéristique. Pendant les neuf mois que dure ce sommeil elles ne perdent pas plus de 200 à 300 grammes, de sorte qu’à leur réveil elles sont loin d'être épuisées, et peuvent attendre le développés ment de la végétation. | L'accouplement a lieu au printemps, peu après € réveil. Cinq semaines plus tard, la femelle met bas de 4 à 6 petils qui ne sortent du terrier que lorsqu'ils som déjà gros. L'hiver suivant, ils restent encore sous la pro tection de leurs parents réunis avec eux dans le mêri terrier. .
La marmotte est très agile : elle grimpe parfaitement dans les fentes des rochers en s’aidant des épaules et des reins, comme les ramoneurs, et c’est ce qui à fait dire que
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ceux-ci avaient appris de cet animal la manière de monter dans les cheminées en s'aidant des coudes et des | genoux.
FAMILLE DES CASTORIDÉS
Genre Castor
4 (Castor L.)
» Caractères. — Corps trapu, bas sur jambes, tête arrondie, oreilles courtes, yeux assez petits; queue élargie en paletteovale, aplatieet couverte d'écailles assez grandes Sur ses deux faces; pieds à cinq doigts devant et derrière, les postérieurs palmés; ongles forts, celui du quatrième orteil comme doublé. Deux paires de glandes en forme de poches ovaïdes situées près de l'anus et secrètant la substance odorante connue sous le nom de castoreum.
Formule dentaire : 1. +; C. 2; Pm. =; M. 3 = # — 20 dents.
. Les molaires présentent, au lieu de tubercules, des replis d'émail qui sont inversement contournés en haut et en bas: les prémolaires sont grandes et semblables iux vraies molaires.
Ces animaux représentent le type aquatique des écureuils et des marmottes dont ils ont la forme du crâne. «Is étaient très nombreux à l'époque tertiaire. On n’en “connait plus qu’une seule espèce vivante.