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AUS

Le Castor fiber

(Castor fiber, L.)

Caractères. — Pelage abondant formé de deux sorte de poils, les uns soyeux, plus longs et seuls visibles, de couleur marron, les autres plus courts, bruns ou gris»

formant, au-dessous des premiers, une sorte de bourre.

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Fig. 65. — Castor d'Europe, (1/10 de gr. nat.).

moelleuse qui donne à cette fourrure les qualités qui font rechercher. -— La couleur est assez variable suivant l'âge et les individus. — Le tiers supérieur de la queue | est seul couvert de poils. s |

Longueur de la tête et du corps = 0",650; de la queue

- 0,300; largeur de la queue — 0",100 dans son plus grand diamètre.

Le castor est le plus grand de tous les Rongeurs de | France. Il habitait autrefois la plupart de rivières de notre pays. — On ne le trouve plus aujourd'hui que nn dans le Rhône et ses principaux affluents (Gardon, Du- Lun rance, Isère, etc.), mais il ne remonte guère au-delà . de l'embouchure de cette dernière, et par conséquent au | “nord de Valence (département de la Drôme). Il est Lù moins rare dans les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse et le - Gard : les captures faites dans les temps modernes ont eu lieu près d'Arles, de Beaucaire, de Tarascon, et même — jusqu'aux environs d'Avignon. Il devient chaque année plus rare, en raison de la chasse acharnée qu’on lui fait. L'espèce ne parait pas différer, d’ailleurs, de celle qui

habite l'Amérique du Nord.

Tout le monde a entendu parler des digues et des vil- . Jages sur pilotis que construisent ces animaux : mais les M castors de France, sans cesse inquiétés et devenus peu

mn nombreux, ont dû renoncer depuis longtemps à des tra- F vaux aussi considérables. La race d'Europe avait cepen- — dant autrefois les mêmes mœurs que celle d'Amérique, k : car, en 1827, on voyait encore en Allemagne, à l'embou- « chure de la Nuthe dans l Elbe, non loin de Magdebourg, Lù un endroit appelé la Ware aux Castors, où ces animaux avaient construit des huttes en tout semblables à celles … des castors d'Amérique. Aujourd’hui le castor d'Europe vit toujours plus ou moins isolé, comme les castors terriers d'Amérique, et se contente de construire un terrier que l’on a comparé à celui du blaireau ou de la loutre, mais qui a quelquefois cent pieds de long.

PPS

Les castors du Rhône fréquentent surtout les iles de ce fleuve où ils sont moins inquiétés qu'ailleurs ; ils y creusent leur terrier dans ià berge. Dans le département | du Gard, à trois lieues de Saint-Gilles, un de ces terriers fut mis à découvert par l'éboulement d’une digue : il servait à plusieurs individus. Sa longueur était de 15 mètres M et 1l occupait toute la largeur de la chaussée : il avait plusieurs compartiments et, dans l’un deux, des branches M de saules apportées du dehors et plantées en terre par les castors avaient poussé des feuilles. E]

Ne pouvant plus construire de digues en raison de M leur petit nombre, les inondations leur sont souvent fatales en les forçant de quitter leur terrier, et les localités désertes qu'ils préfèrent, pour se rapprocher des M endroits plus élevés que l’homme habite le long des fleuves. C’est ainsi qu’en 1846, pendant une crue, onen M prit un sur le port même d'Avignon. On lui tend des pièges en enfoncant un tonneau à fleur de terre et le recouvrant de menus branchages : on le prend ainsi M vivant.

Le castor est peu difficile sur le choix des aliments, mais les jeunes pousses de saules sont sa nourriture de prédilection. Il mange aussi l'écorce des saules, des peupliers et des bouleaux, les racines des nénuphars, et, « prétend-on, les prêles. Il peut couper des saules de 35 à " 55 centimètres de diamètre. Sur les bords du Rhône on" reconnait les jeunes troncs abattus par lui à la forme en bec de flûte de leur extrémité. À

Les castors s’apparient pendant l'hiver : la reproduction « commence en février ou mars, et au bout de six à huit « semaines, en avril ou mai, la femelle met bas de 2à 5°

} petits aveugles. Au bout d'un mois, elle leur apporte de FA jeunes pousses d'arbres, et quinze jours après, elle sort “avec eux. Mais ce n’est qu'à deux ans que les petits peu- 4 vent se reproduire, et à trois ans seulement, ils sont À complètement adultes.

F Le castor est nocturne : pour entrer et sortir de son E: errier, dont l'entrée est sous l’eau, il plonge et nage : “en hiver, il ronge la glace avec ses dents pour se faire un t ou, et s’y creuse même des galeries près du bord quand eau est congelée ; jusqu’au fond : il s'éloigne jusqu'à cinq ante pasde larive pour ronger les arbres, rarement plus “loin. En hiver, il mange l'écorce des branches de saule dont il a fait provision dans son terrier.

mu La chair du castor est excellente, et comme on le chasse en outre pour la valeur de sa peau, pour celle du castoréum, et en raison des dégâts qu'il commet dans les jeunes plantations, on peut prédire que l'espèce sera bientôt complètement exterminée dans notre pays.

. FAMILLE DES MYOXIDÉS

& Genre LOIR

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:%+ (Myoxus, Schreber.) 4 Glis, Gessner, Wagner, et Auct.

Caractères. — Dents au nombre de 20 ; queue aussi À e longue que le corps, couverte de poils longs surtout à

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l'extrémité, quelquefois distique ; quatre doigts et ur pouce rudimentaire en avant, cinq doigts en arrière. doigts courts, armés d'ongles recourbés, propres à grimper : museau conique, yeux gros, oreilles moyennes, ovales, couvertes de poils ras. — Formes intermédiaires entre celles des écureuils et celles des rats, avec les habitudes arboricoles des premiers.

Formule dentaire : I, 3; C. 2; Pm. =; M. = + — 20 dents.

Une prémolaire en haut eten bas de chaque côté, un peu plus petite que les molaires; molaires pourvues de racines, la couronne présentant des replis transversaux d'émail. |

Ce genre est représenté en France par trois espèces qui sont chacune le type d’un sous-genre différent.

Tableau des espèces du genre Loir (Myoxus).

A. Queue distique au moins dans une partie de son étendue : |

a. Queue distique dans toute son éten-

due ; longueur du corps —0",150 (S.-G. |

Myoxus proprement dit). Le Lorr commun (Myoxus glis):

b. Queue couverte de poils courts à sa

base, plus longs à son extrémité qui

est distique ; longueur du corps —

0m,120 (S.-G. Eliomys). . Le Loir LÉROT (Myorus nitela):

B. Queue cylindrique dans toute son étendue;

longueur du corps = 0,080 (S -G. Mus-

cardinus).. .. . .. Le Loir Muscarnin (Myoxus avellanarius)

Par leurs dents et la disposition de leur canal digestif, ces trois espèces diffèrent entre elles plus qu’on ne serait" porté à le croire d’après l'examen de leurs formes exté rieures : aussi leur régime et leurs habitudes sont-elles | assez différentes, et les trois sous-genres ont été élevés

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