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‘au u rang de genres par les zoolagistes modernes. Nous conserverons ici l’ancienne classification qui simplifie l'étude dece petit groupe.

æ Sous-genre Myoxus proprement dit (Glis. Wagner).

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Le Loir commun

- Synonymie. — Glis vulgaris, Klein: Glis esculentus, é . Blumenbach.

un Caractères. — Pelage d’ un gris brillant en dessus, blanc Ln en dessous: pieds et dessous de la queue blanchâtre. Oreil- M les ovales, ayant un peu plus dutiers de la longueur de la tête, à poils ras. Queue distique, un peu plus courte quele Mn corps, garnie de poils divergents à partir de sa base etdans | - toute son étendue. — Les jeunes ont le blanc du dessous | | moins pur et la queue presque ronde à poils plus courts - que chez l'adulte.

Longueur de la tête et du corps = 0,150 ; queue = nn 07,130.

. Prémolaires petites : molaires grandes à replis d'émail bien marqués ; estomac simple.

Habite une grande partie de la France : mais tandis qu'il est commun dans le sud-est, dans toute la Provence - et le Roussillon, il devient rare à l’ouest et au nord et parait ùÙ manquer complètement dans la région septentrionale et sur tout le littoral de. l'Océan. Il est plus rare dans les Pyrénées que dans les Alpes. Sa limite au nord et à. l'ouest paraît traverser les départements suivants : Meur-

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194 FAUNE ÉLÉMENTAIRE De

the-et-Moselle (Godron ; signalé dans le Luxembourg par M. de la Fontaine); Seine-et-Marne (de Sinety); Eure-« et-Loir (Marchand) ; Sarthe (A. Gentil); Charente-Inférieure (Beltrémieux) ; Basses-Pyrénées (7rutat). — Il se, plaît dans les régions montagneuses.

Le loir n’habite que les grandes forêts de chênes et de

Fig. 66. — Loir commun, (1/4 de gr. nat.)

hêtres où ilse nourrit de glands, de faines et de noisettes. Son nid, toujours bien abrité, est placé dans le creux d'un arbre ou d’un rocher, et garni de mousse et de feuilles : M il y entasse des provisions pour l'automne et s’engourdit 1 pendant l'hiver comme toutes les espèces du genre. Au printemps, il sort de son sommeil hivernal et s'accouple immédiatement : la femelle a de 3 à 6 petits au com-«4

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mencement de juin. Ceux-ci croissent rapidement, et à la fin de l'été ils sont déjà presqu’aussi gros que leurs parents. — On a remarqué que la mère, ou les petits entre - eux, employaient pour se guider, quand ils sont inquiém… tés, le même procédé que la crocidure aranivore; ils se …. sauvent en se tenant mutuellement par la queue. 4 A la fin de l'automne, les loirs-sont très gras, et leur chair est bonne à manger : on sait que les anciens Ro- * mains l’estimaient beaucoup; on la recherche encore - dans certains pays. On leur tend des pièges en creusant dans un lieu sec, bien abrité par un rocher exposé au midi, de petites fosses qu'on tapisse de mousse et qu’on . recouvre de paille, puis on y jette des faines pour attirer . les loirs. Au commencement de l’hiver ceux-ci s’y endor- - ment sans méfiance, et on vient les surprendre pendant eur sommeil hivernal.

Sous -Genre Eliomys, Wagner.

Le Loir lérot

(Myoxæus nilela, Schreber.)

… Synonymie. — Mus quercinus, L. ; Sciurus quercinus, Erxleben. |

Caractères. — Pelage d’un gris-roussâtre en-dessus, » blanchâtre en dessous et sur les pieds : une bande noire - de chaque côté de la-tête, partant du museau, passe sur l'œil et se termine derrière l'oreille ; une tache blanche Lu devant celle-ci ; oreilles ovales, ayant un peu moins du «tiers de la longueur de la tête et couvertes de poils courts;

queue ronde, couverte de poils courts à la base, distique et garnie de poils longs à son extrémité, noire en=. dessus, blanche en dessous et terminée par des oi blancs. — Les jeunes sont d’un gris uniforme. |

Longueur de la tête et du corps — 0,120; queue —0", 090;

Dents molaires petites, à couronne concave et à replis d'émail peu marqués ; estomac simple.

Fig. 67. — Le Loir lérot, (1/3 gr. nat.)

Cette espèce est la plus commune du genre et la plus généralement répandue en France où on la trouve partout. El

Le lérot habite les jardins et les vergers et se rappro-M | che volontiers des habitations de l’homme pour se nourrir à ses dépens : il mange tout espèce de fruits, prunes,“ poires, abricots, mais sa préférence est pour les el d’espalier qu'il manque rarement de dévaster quand il s’en trouve à proximité. À leur défaut, il se rabat sur les noix, les noisettes ou même sur les haricots et les pois. I. est également friand d'œufs et de jeunes oiseaux, et pousse |

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k Pimpudenco jusqu'à s'endormir au milieu du nid qu'il icnt de ravager. Dans les jardins, il entame quantité de fruits avant qu'ils soient murs et il en emporte dans son magasin. C'est, comme on voit, un maraudeur de la pire l espèce et que l'on doit détruire partout où on le trouve.

É En été, il habite les arbres creux et les trous de murs : Men hiver, il cherche un abri plus chaud dans les taupi-

“nières, les maisonnettes des jardins, les granges des fer- | èmes, et y fait son nid dans quelque cachette : d'ordinaire on en trouve plusieurs ensemble endormis et entrelacés “dans le même nid. Le sommeil hivernal n'est pas très profond ; quand la température se radoucit, ils se réveil- “lent et mangent leurs provisions ; à la reprise du froid, M ils retombent dans leur léthargie.

» Ils se réveillent définitivement à la fin d'avril et achè- “vent alors de manger leur réserve. En mai ils s'accouplent met les mâles se disputent les femelles en sifflant, gron- “dant et se poursuivant d'arbre en arbre. Après une ges- “tation de 24 à 28 jours, la femelle met bas de 4 à 6 pe- | tits nus et aveugles dans un vieux nid d’écureuil, de M corbeau ou de merle qu'elle répare et dont elle garnit Ml'intérieur de mousse et de poils en y ménageant une b petite ouverture pour son usage. Eile défend ses petits “avec le plus grand courage. Bien que l'animal lui-même “soit très propre, le nid est tenu fort salement, et son odeur fétide le trahit à distance. Les petits croissent vite, et au bout de quelques semaines ils sont en état de chercher eux-mêmes leur nourriture. Quand la saison est Mavorable, la femelle fait une seconde portée.

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Sous-genre Muscardinus, Wagner.

Le Loir musceardin

(Myoxus avellanarius, L)

Synonymie. — Myoxus muscardinus, Schreber.

Caractères. — Pelage d'un roux doré, plus ou moins brunâtre sur la ligne du dos, plus clair dessous avec là gorge et la poitrine blanches ; pieds roux; oreilles arrons dies un peu plus courtes que la moitié de la tête, cou=|

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vertes de poils roux; queue à poils roux peu distiques presque ronde et peu touffue; yeux noirs et saillants. Longueur du corps : — 0, 080 ; queue — Om, 070. M Les molaires sont larges, à replis d’émail nombreux et bien marqués : l'estomac est plus compliqué que celu des autres loirs.

Habite toute la France et n’est généralement pas trèsk rare : dans certaines régions cependant 1l est beaucoup moins répandu que le lérot. ù Le muscardin est un charmant petit animal de la taille de la souris, et quia les mœurs et la vivacité de l’écureuil} dont il semble une miniature. Il habite la lisière des bois, les haies et les taillis bordés de hêtres et de coudriers. Sur les arbres où il se tient d'ordinaire, l’aisance de ses mou vements est encore plus grande que celle de l’écureuil, il s’y suspend de mille manières à la facon des singes, et il court à la face inférieure des branches avec la même facilité que sur la face supérieure : à terre, sa course n'es j

pas moins rapide. Son cri est un sifflement aigu.

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