‹ MammifèresChapitre 5 sur 86 · IV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

IV INTRODUCTION

quadrupèdes qui vivent dans leur voisinage. On emploie avec succès les pièges à ressort que l’on trouve chez tous les quincailliers!, que l’on amorce d’un appât approprié au goût de chaque espèce, et dont la force et la grandeur doivent être graduées sur celle de l'animal que l’on veut prendre. La plupart de ces petits mammifères étant nocturnes, il faut tendre les pièges le soir et les visiter de bon matin. Un excellent moyen consiste à enterrer, au niveau du sol, dans les lieux fréquentés par les diverses espèces, de grands vases de terre vernissés à l’intérieur, à parois verticales, et assez profonds pour que les animaux qui y tombent ne puissent plus en sortir. Des tuyaux en fer-blanc, du diamètre de ceux qui servent aux conduits de gouttière, de 50 centimètres de long et garnis d’un fond, peuvent remplir le même but. On peut encore creuser, au moyen d’une tarière, des trous en terre, ayant les mêmes dimensions, et semblables à ceux que nous décrirons en parlant de la destruction des campagnols : il faut visiter ces trous assez souvent pour ne pas donner aux pelits rongeurs le temps de fuir en creusant des galeries latérales.

Si l’on connaît dans les environs un faupier intelligent, on pourra se procurer par son entremise des sujets en bon état et souvent en grande quantité : les campagnols, en effet, les musaraignes et d’autres petits mammifères se prennent dans les pièges tendus pour la taupe. Quant à ceux que des enfants ou

1La maison Moriceau frères, 82, rue üe Rivoli, à Paris, possède un grand assortiment de ces pièges.

Page 1