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souvent alors en troupes formées de plusieurs portées avec leurs mères et qui voyagent de compagnie. Les sangliers à leur tiers an, les quartaniers de quatre ans et les’ vieux sang liersviventsoltaires,nerecherchantles femelles qu'à l’époque du rut.

Les sangliers mènent en tout temps une vie vagabonde, émigrant de canton en canton surtout en automne et en hiver, et c'est ainsi qu'on le voit apparaître en nombre dans des localités où on ne les avait jamais vus précédemment.

Sous-Ordre des PÉCORIENS ou Ruminants.

Caractères. — Deux doigts terminés par des sabots à tous les pieds, ces sabots se touchant par la face interne

et constituant un pied fourchu; les deux doigts postérieurs des porcins représentés par deux petits sabots rudimentaires qui ne portent pas sur le sol; incisives et canines manquant à la màchoire supérieure, ainsi que les. canines à la mâchoire inférieure, qui présente une barre entre les incisives et les molaires; celles-ci à couronne plate, les replis d'émail figurant un double croissant; front générale- - ment armé, chez le mâle, d’une paire de cornes ou de

bois. — Estomac à quatre

] ‘ î ; Fig. 105. — Crâne et dents de oges, propre à la rumina- Ruminant. (Bœuf).

tion.

Formule dentaire (commune à tous les genres) : [?; G. 22; Pm. =; M. = = = = 32 ou 34 dents.

Les Ruminants sont des ongulés à formes généralement légères et élancées, à membres minces et allongés, dont les métacarpiens et métatarsiens sont soudés en un seul os appelé canon. Ils vivent généralement en troupes, d’où leur nom de Pécoriens, et se nourrissent exclusivement de matières végétales. L'estomac est divisé en quatre loges ou compartiments bien distincts : la panse, le bonnet, le feuillet et la caillette. Les aliments imparfaitement broyés se rendent d’abord dans la panse qui communique largement avec le bonnet : celui-ci les

moule en petites pelotes d’égale grosseur qui remontent

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dans la bouche pour subir une mastication complète et s’imbiber de salive. Ils redescendent alors dans le feuillet et passent de là dans la caillette qui est le véritable estomac où s'achève la digestion. Ce phénomène est dû à la disposition de l’œsophage dans | | sa portion inférieure : en effet, ce é conduit a la forme d’une gouttière qui se prolonge jusqu'au feuillet.

Les aliments solides, mal broyés et réunis en boule, dilatent l’ouverture formée par les lèvres de cette gouttière et tombent dans la

LA \) panse ; au contraire les liquides

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