‹ Mammifères fossiles de TarijaChapitre 23 sur 61 · PE TR · texte numérisé non relu

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SOLIPÉDES OU ÉQUIDÉS. 135

2° que les dépressions synoviales situées au-dessus de la poulie articulaire, tant en avant qu'en arrière, sont plus accentuées; 3° que la carène médiane postérieure est un peu plus saillante que chez le Cheval domestique ;

E. ANDIUM E. CAB. de Solutre Fig. 63.

Facettes articulaires des troisièmes métatarsiens droits de l'Equus andium et de l'Equus caballus du Pléistocène de Solutré, — 1/2 de la grandeur vraie.

cub., facette pour le cuboïde; 2 c., facette pour le 2° cunéiforme ; 3 c., facettes pour le 3° cunéiforme ; 2 m., facettes pour le 2° métatarsien; 4 m., facettes pour le 4° métatarsien.

particularités qui s'observent aussi sur les métatarsiens d'E. andium de l'Équateur. Mais ce ne sont là que des nuances difficiles à traduire

par des dessins.

Les métatarsiens latéraux ne sont habituellement pas soudés au métatarsien principal chez le Cheval de Tarija, ce qui le distingue des Hippidium avec lesquels on le trouve. Les petites facettes verticales, situées à droite et à gauche du canon pour l'articulation des métatarsiens latéraux, sont toujours développées et bien visibles, en regardant le canon par la face postérieure. Elles sont plus nettes ici que chez les Chevaux quaternaires d'Europe ou chez les Chevaux actuels; la réduction des métatarsiens, surtout du second, était probablement un peu moins avancée chez le Cheval de Tarija.

Les métacarpiens et les métatarsiens du Cheval de Tarija varient peu de dimensions; c’est le meilleur argument pour prouver que, malgré les variations des dents, il ne s'agit que d'une espèce.

La fossilisation est d'ailleurs assez variable; la circulation d'eaux plus ou moins minéralisées a plus ou moins pétrifié les ossements; les uns sont lourds, brun foncé, les autres plus légers, de teinte jaune clair. Deux métacarpiens de mêmes dimensions pèsent, par exemple, l'un

44o grammes, l'autre 225 grammes.

EQUUS sp.

Dans tout ce qui précède, nous avons admis qu'il n'y a, dans le gisement de Tarija, qu'une espèce du genre Equus, pouvant être considérée - comme une variété d'Equus andium, un peu plus grande et un peu plus grêle que le type de cette espèce, laquelle vivait en Équateur. Les dents de certains individus de cet Equus andium insulatus de Tarija ont une tendance à ressembler à celles d'Equus curvidens Owen, mais on trouve des formes intermédiaires et ces différences peuvent être considérées comme des variations individuelles.

H n'en est pas de même de quelques dents et de quelques ossements rapportés également par la mission de Créqui-Montfort, mais qui ont un aspect beaucoup moins fossile, une densité moindre, une couleur plus claire et qui proviennent évidemment d'assises plus superficielles. Ces dents et ces ossements ont appartenu à une autre espèce.

Les molaires supérieures ont un fût plus droit; la colonnette interne du premier lobe a les extrémités plus arrondies, le denticule interne postérieur a une tendance à s'isoler. Mais ce n’est pas un Cheval du type européen, la colonnette est gibbeuse et asymétrique. Les os des membres sont plus longs et plus grêles que ceux de VE. andium, plus trapus pourtant que ceux de l'E. caballus. I est possible que ce Cheval soit l'Equus rectidens H. Gervais et Ameghino; nous n'avons pas les éléments de comparaison suffisants pour l'aflirmer.

En raison de sa fossilisation peu avancée et du peu de documents dont nous disposons, nous n'insisterons pas sur la description de cet animal et, dans tout ce qui va suivre, quand nous parlerons du « Cheval de Tarija », c'est l'£quus andium insulatus, provenant des assises à Mastodon andium, à Hippidium, etc. , que nous aurons en vue.

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