COMPARAISONS
Comparaisons avec les autres Chevaux fossiles sud-américains. — Ona décrit un assez grand nombre d'espèces de Chevaux fossiles de l'Amé-
0) Une étude complète de ces formes exigerait des fouilles nouvelles, des découvertes de squelettes complets. Nous n'insisterons pas ici, car un {ravail d'ensemble a été entrepris sur ce sujet par M. Wiren d'Upsal.
® Gervais (P.), in Gay, Hist, nat. du Chili, Zoologie, 1847, t. 1, p. 146, pl. VII, fig. 7. Le nom d'E. americanus a été d'ailleurs employé par Leidy pour un Cheval des États-Unis.
® Weppes, Voy. dans le S. de la Bolivie, p. 204 : «Cheval de grande taille, à long diastème. »
® Genvais (P.), Mamm. loss. dé l'Amérique mérid., 1855, pl. VIL. C'est une mandibule inférieure d'Onohippidium. Les molaires supérieures de Cheval ont été par contre, dans le même ouvrage, confondues avec Hippidium neogæum Lund. ® Owex, Zool. Voyage of H. M.S. Beagle, édit. by Darwin, 1838, p. 108, pl. XXXII, … fig. 13-14. — In., Cat. Foss. organ. remains in the Collect. of the College of Surgeons, 1844, t 1, p. 135.
Burmeister a figuré sous ce nom et d’une façon
MAMMIFÈRES DE TARIJA.
SOLIPÉDES OÙ ÉQUIDES. 137
rique du Sud, mais la plupart de ces descriptions ont été faites d'après des dents isolées, ou bien elles sont accompagnées de figures si peu précises que la plus grande indécision règne à ce sujet.
JL faut tout d'abord renoncer à utiliser certains noms fondés sur l'examen d'une seule molaire, tels que celui d’E. americanus P. Gervais? où sur une phrase vague comme celle employée pour l'Æ£. macrognathus Weddel®), ou sur des descriptions qui s'appliquent à des animaux d’autres genres, comme Æ. Deville P. Gervais .
Ces termes ont d’ailleurs été peu employés par les auteurs des trente dernières années, mais il n'en est pas de même de celui d'£. curvidens Owen, à peu près aussi mal défini d'après une seule molaire, et qui a été depuis appliqué un peu légèrement à beaucoup de Chevaux de l'Amérique du Sud. Burmeister a nomnié Æ. argentinus un Cheval dont la colonnette des molaires supérieures est assez arrondiel”; c'est peut-être une bonne espèce, mais elle est encore très mal connue.
Le nom d'Equus andium, employé la première fois par Wagner!” en 1860, aurait eu un sens peu précis, si Branco n'avait consacré à
fort imparfaite, des dentitions complètes : Caballos fésiles de la Pampa argentina, Suplemento (Fossile Pferde.., Nachtrag), 1889, p. 15-25, pl IX: Ces pièces viennent de Tarija et présentent toutes les particularités de l'E. andium, race insulatus. Elles diffèrent de l'E. curvidens Owen par la forme plus élargie et plus asymétrique de la colonnette,
Pour la bibliographie d'E, curvidens, voir Ame- Guixo, Mam. f6s. Rep. Argent., 1889, p. 504.
On comprendra la façon dont certains auteurs ont interprété le nom d'E. curvidens quand on saura qu'une figure publiée par Burmeister en 1875 (Cab. f6s., pl. HE, fig. $) est faite en accolant la figure type d'Owen à celle d'une molaire du Brésil publiée par Lund sous le nom d'E. aff. caballo en 1845.
() Bunmeisrer, Caballos fôsiles, .., 1875, pl. IV, fig. 1, 2 et 6. Ameghino attribue la figure 6 à une autre espèce, Æ, rectidens.
®) Wacxer (A), Féssile Saügethierknochen am Chimborasso (Sitzungsb, der Kgl, Bayer. Ak d, Wiss., 1860. p. 330 et suiv.).
la description de cette espèce un mémoire comparatif. Ce nom est d’ailleurs synonyme probablement dE. Quitensis Wolf”.
E. Lundi Boas!, du Brésil, appartient au même groupe. Ses molaires ressemblent beaucoup à celles dE. andium par la fofme gibbeuse de la colonnette des molaires supérieures, l'existence d'uñ petit pli spécial à la muraille externe des molaires inférieures, mais, d'après les os des membres, c'est un animal plus grand, plus fort, à sabot plus large que VE. andium de l'Équateur; il est même plus robuste que l'E. andium gracilis de Tarija.
E. Haasei Reche!”, des Pampas, forme du groupe de l'E. andium, n’est peut-être qu'une race de cette espèce, à en juger d'après la forme de ses molaires, si l'on tient compte de la variabilité individuelle, et d’après la présence d'une fosse préorbitaire; il diffère surtout d'Æ. andium par la forme de son profil. :
Tous ces Chevaux : Æ. curvidens, E. argentinus, E. andium, E. Lund, E. Haasei, ont des molaires supérieures à fût très incurvé, plus courbe que chez E. caballus. H. Gervais et Ameghino ont distingué, parmi les Chevaux fossiles de l'Amérique du Sud, une autre espèce dont les molaires auraient le fût droit et ils ont nommée : Æquus rectidens"). Peu après Ameghino résuma, dans un tableau dichotomique, les caractères des espèces de Chevaux qu'il croyait pouvoir distinguer parmi les fossiles de l'Argentine! :