‹ Mammifères fossiles de TarijaChapitre 39 sur 61 · LAMA INTERMEDIA P. GERVAIS · texte numérisé non relu

LAMA INTERMEDIA P. GERVAIS

Paul Gervais avait distingué, parmi les fossiles de Tarija, une autre espèce d’Auchenia, de taille un peu inférieure à son Auchenia Castelnaudi, intermédiaire entre le Lama et la Vigogne, et qu'il avait pour cette raison nommée: Auchenia intermedia.

« Best fort possible que cet Auchenia où Lama intermedia ne soit qu'une variété du Lama Castelnaudi. Bien que nous ayons beaucoup plus d'échantillons que Gervais n'en avait examinés, nous ne pouvons trancher cette question de systématique, peu importante d'ailleurs; nous conservons le nom de L. intermedia pour les dentitions de taille un peu plus faible que celle de L. Castelnaudi, dans lesquelles la longueur totale des trois premières molaires inférieures ne dépasse pas o m. 050 (pl. XIX, fig. 7) et dans lesquelles la somme des longueurs de la dernière pré-

molaire et de la première arrière-molaire réunies est en général égale

- ou un peu inférieure à la longueur de la dernière molaire. La prémo-

laire inférieure est très plate, un peu moins développée que dans Lama

Castelnaudi.

®) Ce crâne fait partie de la collection d'Ana- (La dernière molaire de ce Guanaco n'a pas tomie comparée (A. 12386). de colonnette, ni à droite, ni à gauche.

On observe la même réduction dans la dentition supérieure et on peut nommer L. intermedia les mâchoires dans lesquelles la série P°+P#+M! est la plus courte, par suite de la réduction de PS et de P‘ (pl. XIX, fig. 6). |

H est impossible de séparer, parmi les os des membres, ceux qui ont appartenu à ces animaux de taille un peu moindre, car les différences de grandeur entre les membres de L. intermedia et ceux de L. Castelnaudi sont du même ordre que les différences individuelles dans une même espèce.

Comme Lama Castelnaudi, L. intermedia a une très étroite parenté avec les Lamas actuels, mais on ne pourra préciser cette parenté que lorsqu'on disposera de cranes complets et nombreux des formes fossiles et des formes vivantes domestiques ou sauvages.

LAMA MESOLITHICA AMEGy.

On peut attribuer le nom de Lama mesolithica à deux mâchoires inférieures de Tarija qui sont caractérisées par la taille considérable de la quatrième prémolaire, la brièveté de la série dentaire et le grand développement du troisième lobe de la dernière molaire (pl. XVIIE, fig. 6 et 6). Cette espèce, de la taille du Guanaco, paraît être bien distincte des autres Lama fossiles ou vivants de l'Amérique du Sud, mais les ossements du Pampéen de Lujan, qui ont servi de types à Ameghino l), ou ceux de la collection de Créqui-Montfort ne sont pas assez nombreux et assez bien conservés pour la faire connaître avec précision.

L'échantillon figuré ici présente une particularité dont l'importance n'est sans doute pas très considérable, mais qui peut être un caractère spécifique; c’est l'aspect chagriné du cément qui, en général, chez les Lamas, présente plutôt des replis horizontaux que des granulations irrégulières.

© Amecniso, Contribucién al conocimiento de los Mamiferos fôsiles de la Rep. Argent., 1889, p. 586, pl. XXXVI, fig. 9,9 a.

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