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Même traitement des deux côtés, atropine à droite

24. — La perte de substance de la cornée est complètement réparée. La conjonctive bulbaire est rose, les vaisseaux moins volumineux ; les paupières beaucoup plus souples et moins épaisses peuvent se fermer complètement sans qu'il se produise d'ectropion. Pansement à l'alcool des deux côtés. Atropine à droite deux fois par jour.

28. — Amélioration sensible. Le malade distingue les doigts. Suppression des collyres. Pansement à l'alcool des deux côtés.

6 janvier -1879. — Depuis le 28 décembre, le malade a été pansé par son fils et a continué les lotions chaudes et les cataplasmes. Aujourd'hui, la vue s'est encore notablement améliorée du côté gauche ; la sclérotique est d'un blâne rosé et la cornée présente quelques points transparents entre les vaisseaux devenus plus fins et moins nombreux. Même traitement.

10 février. — Le traitement a été fait tous les jours très exactement. Les lotions alcooliques ont été remplacées de temps en temps par des lotions de sous-acétate de plomb. La cornée s'éclaircit de plus en plus et la vue devient chaque jour meilleure. Le malade se conduit seul et peut déjà se livrer à quelques occupations.

étude critique sur les granulations.

■10 mars. — Le malade ayant fait avant-hier une promenade assez longue et ayant marché contre le vent, l'œil droit est devenu très rouge et douloureux. La cornée est trouble comme le premier jour du traitement et la conjonctive très vasculariséc. Pansements alternatifs avec le sous-acétate de plomb et l'alcool.

10 avril. — Très grande amélioration. L'œil droit est revenu dans le même état que l'œil gauche. Les paupières sont presque saines et les cornées s'éclaircissent beaucoup, surtout à la périphérie. La vue devient meilleure chaque jour.

Je cesse les lotions et je prescris de simples ablutions d'eau froide et des insufflations de calomel matin et soir. Je touche de temps en temps les conjonctives avec l'alcool et le sous-acétate de plomb.

■10 mai. — L'amélioration a continué et suit une marche régulière. Si ce n'était des taies centrales qu'ont laissées les abcès de la cornée, la vision serait très bonne car les vaisseaux ont à peu près disparu de la cornée qui est devenue transparente dans toute sa périphérie.

L'instillation d'un collyre d'atropine, en permettant au malade d'utiliser la partie transparente de sa cornée, augmente considérablement l'acuité visuelle.

Les paupières sont très souples et la muqueuse ne présente plus aucune granulation. Il n'y a pas de déformation des tarses, l'ectropion a disparu depuis longtemps et le malade peut à peine croire à une si grande amélioration après deux ans de cécité et de souffrances.

Depuis cette époque, j'ai eu, à plusieurs reprises, des nouvelles de ce malade dont ta guérison se maintient toujours parfaite.

Si la cornée est recouverte par un pannus, on pourra employer un traitement assez énergique, car l'on admet même que cette membrane est bien plus apte à supporter une conjonctivite purulente ou jcquiritique qu'une cornée saine, car elle no s'ulcère pas à cause, sans doute, de l'hypernutrition dont elle est le siège. L'effet heureux de la conjonctivite se fait sentir luimême plus tôt sur la cornée que sur la conjonctive palpébrale. Mais si, au lieu d'un pannus, il survient une infiltration ou une ulcération de la cornée, il faudra beaucoup de ménagement dans le traitement des granulations, toute irritation de la cornée

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