‹ Mandements et circulaires de Mgr. Joseph Thomas Duhamel, 1er archevêque d'Ottawa [microforme] (volume 2)Chapitre 31 sur 122 · TIT · texte numérisé non relu

TIT

N'oublions jamais cette vérité, Nos Trés Chers Fréres, car le Pape commande au nom de Dieu ; il dirige les àmes au nom de Jésus-Christ, avec une assistance particulière de l'Esprit-Saint

Pour témoigner de notre obtissance au chef des âmes sur la terre, Nous venons, en ce jour, vous entretenir de la franc-maçonnerie, des malheurs qui accompagnent son développement et du but qu'elle poursuit.

Dans les persécutions actuellement exercées contre l'Eglise, un fait domine tous les autres: la captivité du Pape, qui dure depuis plus de quatorze ans,

Cette captivité est un malheur pour l'Eglise et une honte pour les catholiques.

Le chef de plus de deux cent millions de catholiques ne peut sortir de sa demeure sans s'exposer aux insultes et aux attaques de ses ennemis.

Tournez vos regards du côté de Rome, Nos Très Chers Frères, et vous verrez deux palais royaux en face l'un de l'autre: le Vatican et le Quirinal. Au Vatican habite le Roi légitime, Léon XIII. La Révolution a volé le Quirinal pour y installer le roi qui lui obéit. Celui-ci sert de geôlier à notre Saint Père.

Et, la prison du Pape est bien gardée. En décembre 1878, en janvier 1879, et depuis, en 1882, pendant quatre mois, devant la porte de bronze du Vatican, Nous avons vu les agents de la Police Italienne et Nous n'avons pu, une seule fois, Nous rendre à l'audience du Souverain Pontife sans rencontrer, à la méme porte, un soldat italien en faction, le fusil en bandouliére. Quelques soldats pontifieaux, il est vrai, montent la garde à l'intérieur, mais peuvent-ils suffire pour empécher l'Italie de franchir

l'enceinte sacrée ?

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Léon XIII a déclaré à maintes reprises que sa situation devenait chaque jour plus intolérable.

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Mais qui done a dépouillé le Vicaire de Jésus- Christ de ses Etats, de ses biens? Qui done entrave de plus en plus sa liberté ? Les hommes de la Révolution.

Ces hommes se sont organisés en sociétés secrètes Comptant sur leur nombre et sur la puissance qu’on leur a laissé acquérir, ils poursuivent sans relâche leur but. Tantôt ils provoquent, tantôt ils favorisent les agitations sociales, politiques, religieuses ; ils trouvent mille moyens d'endormir ou @effrayer plusieurs de ceux qui, dans leur position, pourraient réclamer, avec chance de succès, les droits imprescriptibles de la Religion ; ils réussissent souvent à paralyser l'action des fidèles enfants de l'Eglise. Pour augmenter le nombre de leurs instrume nts et de leurs dupes, ils reçoivent dans leur camp et ceux qui ne croient pas en Dieu ou n'admettent aucune révélation, et ceux qui vivent séparés de l'Eglise et ceux qui pensent rester catholiques tout en saffiliant à des sociétés dont les doctrines sont hérétiques, impies, athées. Ceux qui aiment sincèrement l'E lise et veulent son triomphe, méme au prix de tous les sacrifices, deviennent les sujets des railleries les plus grossières de la part de ces hommes pervers et de ceux qui se laissent imbécilement tromper par eux; ils sont taxés de fanatisme et ignorance parcequ'ils ont en horreur les doctrines que les Papes, entre autres Pie IX et Léon XIII, ont noté comme mauvaises, erronées, dangereuses, ete,

Les affiliés les plus rusés, et souvent les plus cachés des sociétés secrètes, travaillent aussi avec œrand soin à inspirer à certains catholiques dont l'influence, les écrits, et un généreux concours

seraient si utiles à la cause religieuse, cette prudence qui pourtant n’a jamais été chrétienne et qui les porte 4 ne rien entreprendre pour la vérité, et même à blàmer ces vrais disciples du divin Maitre qui veulent, avant tout, l’extension du règne de Dieu.

Dans les mêmes desseins, ces hommes tournent en ridicule les choses saintes, et les pratiques, la morale et le dogme enseignés par la Religion ; ils applaudissent à toute injustice commise contre l'Eglise; et, s'ils affichent, quelquefois, à l'égard de cette divine société, une affectation de respect, c'est pour mieux réussir à livrer au mépris ses dignitaires les plus dévoués et les plus courageux dans la lutte contre le mal; enfin, ils s'attaquent directement à tout ce qui est chrétien.

Entre toutes les sociétés secrétes, la franc-maconnerie tient le premier rang. Elle est devenue comme la mére de toutes les autres. C'est elle surtout qui a inspiré ces spolistions sacrilèges contre lesquelles, à chaque occasion, il importe de protester; c'est elle qui a fait du Vatican, pour l'immortel Pie IX et l'intrépide Léon XIII, une dure prison.

Il ne faut pas juger de la franc-maconnerie par quelques programmes avoués ou encore par certains personnages qui font ou ont fait partie dela secte maçonnique. Ajoatons qu'il est nécessaire de ne pas se laisser tromper par les affirmations ou les négations intéressées des francs-maçons eux-mêmes.

Beaucoup parmi eux nient que la franc-maconnerie soit une société mauvaise et prétendent qu'elle est simplement une association de secours mutuel, dont les membres ne s'occupent que de tolérance et de fraternité, dont le but est d'assurer

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à leurs semblables une plus grande somme de liberté, dont les principaux moyens d’action sont la diffusion de l'enseignement et la vulgarisation de la science.

D'autres cependant, ainsi que le dit Léon XIII, «ne prennent plus la peine de dissimuler leurs intentions, et ils rivalisent d'audace entre eux contre lauguste majesté de Dieu. C’est publiquement qu'ils entreprennent de ruiner la sainte Eglise, afin d'arriver, si faire se pouvait, à dépouiller complétement les nations chrétiennes des bienfaits dont elles sont redevables à Jésus-Christ Sauveur."

Vous le voyez, Nos Trés Chers Frères, la francmaçonnerie est habile. Faut-il cacher son jeu ? Elle le cache sans l'abandonner. Croit-elle le moment arrivé quelque part de travailler à découvert à son œuvre de destruction, elle a mille audaces.

Elle sait prendre toutes les formes. Pour les rois, les fils des rois et les grands du monde, elle est aristocrate; pour les gens du peuple elle se fait populaire. Elle flatte toutes les ambitions, celles du riche et celles du pauvre, celles du savant et celles de l'ignorant.

La frane-maconnerie envie la place que l'Eglise occupe dans le monde. Aussi, veut-elle, cherchet-elle à s'en emparer. Qui, après la publication de l'Encyclique Humanum Genus, pourrait dire qu'elle dissimule méme sa prétention de devenir la contre- Eglise ?

Elle a des loges pour temples; elle a son culte ; elle fait ses cérémonies avec ou sans la permission des autorités quand les circonstances lui sont favorables ; elle a sa hiérarchie; elle adore son Dieu à elle, cet esprit qui a voulu se faire légal du Trés-Haut. Pour remplacer les enseignements de l'Eglise, la

secte maçonnique a ses doctrines positivistes, L']

naturalistes. Au lieu de la morale chrétienne, elle n'est

préche sa morale libre et indépendante qui prépare b la pe

le triomphe des passions dans les cœurs et le règne [nuti

du désordre dans la société, men

Croyaut pouvoir détruire ce que l'Eglise a édifié de la et renverser ce qu'elle soutient, la franc-maçonnerie et ag

a déclaré une guerre d’extermination à la sainte La

Epouse du Christ. Pour étre plus lente dans certains : occu

pays, cette euerre n'en est pas moins perfide. socia

La franc-maçonnerie ne se proie rien moins que l'hon

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dit que la secte maçonnique “travaille à vouler le enfa;

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Il ne faut pas se faire illusion, la maconnerie est lumi

une conspiration habile et puissante, et non pas ténè

seulement, comme quelques uns se l'imaginent, une Ne

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| XIII que nous allons citer, “Ja secte des francs-ma- pren | cons a fait d'ineroyables progrès. Employant à la D fois l'audace et la ruse, elle a envahi tous les rangs dioe:

de la hiérarchie sociale et commencé à prendre au cinq

sein des Etats modernes ane puissance qui équivaut. quat

presque à la souveraineté, De cette rapide et formidable extension sont précisément résultés, pour l'Eglise et pour l'autorité des princes, pour le salut publie, les menaces que nos Prédécesseurs (les Papes) avaient depuis longtemps prévus”

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Deux sociétés organisées sont done en présence : l'Église et la frane-maconnerie. Le sort de la chré- . tienté et le salut du monde sont en jeu dans la lutte irrévocablement engagée entre elles,

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L'Eglise a été constituée par Jésus-Christ. Elle n'est pas une œuvre humaine. Il faut lui obéir ou la persécuter, croire en elle ou lui faire la guerre. Inutile de lui demander de jeter ses armes et de mendier la paix. Gardienne des principes sociaux, de la morale éternelle et de la vérité, elle enseigne

et agit au grand jour.

La franc- -maconnerie au contraire est une secte occulte qui propage des principes naturalistes, antisociaux; elle fait l'œuvre de l'ennemi de Dieu et de l'homme.

Nos Trés Chers Fréres, Nous sommes les enfants de Dieu et les serviteurs du Christ, il ne peut y avoir de contact entre nous et ceux qui se font les enfants de Satan et les esclaves de chefs la plupart du temps inconnus; nous sommes les fils de la lumiére, il doit exister entre nous et les fils des ténèbres une antipathie profonde et reconnue.

Sera la présente Lettre Pastorale lue au próne dans toutes les églises et chapelles paroissiales et en chapitre dans les Communautés Religieuses, le premier dimanche aprés sa réception.

Donné à Ottawa sous Notre seing, le sceau du diocèse et le contre-seing de Notre Secrétaire, ce cinquième jour d'octobre "mil huit cent quatre- -vingt quatre, féte de Notre Dame du Rosaire.

TJ. THOMAS, Ev. r'OrTAWA.

Par Mandement, J. SLOAN, PTBE,

Secrétatre,

Sième SERIE—No 11.

LETTRE PASTORALE — DE

MONSEIGNEUR L'ÉVEQUE D'OTTAWA sur la Franc-magonnerie.

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Par la Miséricorde de Dieu et la Grâce du Saint Siège Apostolique, Evéque d'Ottawa, Assistant au Trône Pontifical, etc.

Au Clergé, anx Communautés Religieuses et aux Fidèles du diocèse d'Ottawa, salut et bénédiction en Notre Seigneur.

Nos Très CHERS FRÈRES,

Sur l2 terre, il y a le royaume de Dieu, et le royaume de Satan. Il faut étre citoyen de l'un ou de l'autre, serviteur de Dieu ou esclave du démon.

Chaque royaume a son roi et son armée ; chaque armée a ses généraux avec un général en chef, ses officiers et ses soldats.

Jésus-Christ est le Roi de l'armée de Dieu; satan gouverne dans l'autre camp. Les évéques sont les

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généraux, avec le Pape pour général en chef, les autres pasteurs sont les officiers, et les fidèles les soldats.

L'armée du mal obéit à des chefs occultes et tyranniques qui reçoivent leurs inspirations ‘le l'enfer.

Les fauteurs du mal se sont coalisés dans un immense effort pour attaquer les enfants de Dieu, les serviteurs de Jésus-Christ.

«En un si pressant danger, dit Léon XIII, en présence d'une attaque si cruelle et si opiniâtre, le devoir est de signaler le péril, de dénoncer les adversaires, d'opposer toute la résistance possible à leurs industries. I] est de la dernière importance de fixer directement l'attention “ des catholiques sur l'armée ennemie qui est la franc-maçonnerie et les sociétés secrètes,” sur l'ensemble de la doctrine, de cette secte satanique sur,ses projets, ses sentiments et ses actes traditionnels " (Eneyc. H. G).

C'est pourquoi ^ us venons, Nos Très Chers Frères, vous entreicnir encore aujourd'hui de la secte maconnique, pour Nous conformer autant qu'il est en nous à l'ordre du Pape.

Lo Saint Père condamne la franc-maçonnerie pour des raisons extraordinairement graves dont nous allons offrir quelques-unes à vos plus sérieuses

réflexions.

1ère RAISON.

“ Ceux qui sollicitent l'initiation doivent promettre, bien plus, ils doivent faire le serment solennel de ne jamais révéler à personne, à aucun moment, d'aucune manière les noms des associés, les notes caractéristiques et les doctrines de la société. C’est ainsi que, sous des apparences mensongères et en faisant de la dissimulation une règle constante de conduite, comme autrefois les manichéens, les francs-maçons n’épargnent aucun effort

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| 127 9ème RAISON.

| * Ceux qui sont affiliés doivent promettre d'obéir | aveuglement et sans discussion aux injonctions des 4 chefs; de se tenir toujours prets, sur la moindre | | notification, sur le plus léger signe, à exécuter les ordres donnés (sans leur avoir préalablement fait connaitre à quoi ils s'engagent), se vouant d'avance en cas contraire aux traitements les plus rigoureux, à la mort elle-même. De fait, il n'est pas rare que la peine du dernier supplice soit infligée à ceux qui sont convaincus soit d'avoir livré la discipline secrète de la société, soit d'avoir résisté aux ordres des chefs."

Ainsi, Nos Trés Chers Frères, la franc-maçonnerie réduit ses affiliés à l'état d'esclaves; elle se fait donner ou plutót elle s'arroge le droit de les employer à toutes sortes d'attentats, à les armer pour le meurtre Qui ne comprend qu'une telle société “est en opposition formelle avec la justice et la morale naturelles."

Qu'ils sont donc à plaindre ceux qui, oubliant les avertissements de l'Eglise, ont signé le contrat de leur esclavage en donnant leur nom à la secte maconnique ! Aussi, est-ce par commisération pour ces dupes ou ces égarés que le Pape a rendu plus facile pendant un an l'obtention du pardon par ceux qui voudraient sincérement redevenir, en abandonnant cette société, les enfants de la liberté chrétienne.

8ième RAISON.

La franc-maçonnerie se propose “ de détruire de fond en comble toute la discipline religieuse et sociale qui est née des institutions chrétiennes, et de lui en substituer une nouvelle...dont les principes fondamentaux et les lois sont empruntées au naturalisme."

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Pour nous eatholiques, il importe de bien comprendre que tout ce qui tend à détruire l'action chrétienne nous doit inspirer la plus vive horreur. De plus, nous savous que le naturalisme a été condamné par les Souverains Pontiles, et cela doit suffire pour nous tenir éloignés de toute société qui en fait une doctrine. Il y a donc lieu de condamner la franc-maçonnerie et ces autres sociétés qui sont ses sœurs ou ses allites, il y a devoir de les détester et de les fuir.

Les catholiques devraient par conséquent éviter de s'engager à la légére dans les sociétés qu'ils connaissent peu ou point et qui n'ont jamais été approuvées par l'autorité ecclésiastique, que ces sociétés poursuivent un but religieux, social ou simplement intellectuel.

Le devoir de notre charge pastorale nous oblige à vous mettre en garde contre ces hommes qui peuvent vous paraitre instrujts et qui, s'appuyant trop sur la raison humaine, émettent des doutes sur toutes ou sur quelques vérités révélées ou encore sacharnent ouvertement contre l'Eglise. Leurs discours et leurs écrits les moins mauvais en apparence sur des matières qui affectent la religion ne cessent pas d’être dangereux. D'où découle l'obligation de ne jamais prétér une attention défendue à leurs discours et celle de ne point se laisser entrainer à une lecture réprouvée de leurs écrits.

Nous continuerons dans une autre lettre pastorale à vous exposer les raisons qui ont déterminé le Vicaire de Jésus-Christ à fulminer contre la francmaçonnerie.

Pour entrer pleinement dans l'esprit qui anime Notre Saint Père le Pape, nous devons prier avec un redoublement de piété pour obtenir du Sacré Cœur de Jésus, par l'intercession de Marie Immaculée, pour ceux des nôtres qui seraient engagés dans les sociétés secrètes, qu'ils aient la volonté et le

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courage de sortir des loges et de rentrer au bercail divin oü les attend le Don Pasteur.

Mais que dire de ces catholiques qui ne veulent pas secouer les chaines dont ils sont chargés? Que dire de ceux qui persistent à rester dans la secte ? Pour eux aussi il faut prier et prier avec cette ferveur qui fait violence au ciel. Puis, pleurons sur leur malheureux sort et leur aveuglement, et condamnons dans les termes les plus énergiques leur dangereuse perversité.

Sera la présente Lettre Pastorale lue au prone dans toutes les {glises et chapelles paroissiales et en chapitre dans les Communautés Religieuses, le premier dimanche aprés sa réception.

Donné à Ottawa sous Notre Seing, le sceau du diocèse et le contre-seing de Notre Secrétaire, ce quinziàme jour de décembre mil huit cent quatre vingt quatre, octave de l'Immaculée Conception.

J. SuoaNn, Ptre.,

Secrétaire.

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Siame SÉRIE—No 12.

LETTRE PASTORALE

— DE — WONSEIGNEUR L'ÉVÉQUE D'UTTAWA sur la Francmiçonnerte.

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Par la Miséricorde de Dien et la Grave du Saint Siege Apostelique, Eveque d'Ottawa, Assistant au Trône Pontifical, ete,

Au Clergé, aux Communautés Religieuses et aux

Fideles du diocèse d'Ottawa, salut et bénédiction en Notre Seigneur.

Nos Tris CHERS FRÈRES,

Fidèle à l'engagement que nous avons pris, Nous venons continuer à vous exposer les raisons qui ont : MI ; t ; porté le Vieaire de Jésus-Christ à lancer l’anathème aux sociétés secrètes dont la franc-maçonnerie est

conime la mère, Ne soyez point surpris que notus traitions le méme sujet en plusieurs lettres pastorales, car il s'agit de combattre, sur l'ordre de notre chef à tous, l'ennemi terrible et rusé que l'intrépide Léon XIII a courageusement signalé et dénoneé très ouvertement, Sans autre préambule nous en venons à une

[Vième RAISON.

La franc-maconnerie se propose de réduire à rien au sein de la société civile le magistère et l'autorité de l'Eglise. C'est pour cela que les franes-macons cherchent à vulgariser cette idée * qu'il faut absolument séparer l'Eglise et l'Etat."

Depuis la promulgation de l'Eneyelique Humanum gnus, les hommes de la révolution ne cessent de donner les preuves les plus évidentes de la justesse de l'appréciation que le Pape a faite des principes de la secte maçonnique. [ls ont avoué que leur but était la séparation de la société eivile et de la société religj^use. Ecoutez ee qu'on lit dans un de ces mille journaux qui se prononcent pour les funestes théories préchées dans les loges.

"La conception de l'union de l'Eglise et de l'Btat n'est plus de notre temps et il n'y a pas pour elle d'avenir. Plus les années se suecéderont et plus s'effectuera la séparation des deux domaines, le spirituel et le temporel. D'ailleurs que l'on ne s'y méprenne pas: le salut de l'Eglise est là et non ailleurs. L'Eglise ne peut espérer de retrouver, sous une forme nouvelle, sa grande situation d'aufois qu'à la condition de renoncer elle-même à toute ingérence dans la politique, de se cantonner dans la foi et dans le dogme et de ne se méler, sous aucun prétexte, aux luttes des partis.”

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NT. C. F, “c'est une erreur de croire que la religion doit rester absolument étrangère à la politique et réciproquement. La religion et la pohtique doivent rester unies pour conduire l'homme, lune directement et l'autre indirectement, à ses fins srnaturelles et divines. Et comment la politique, qui n'est pas autre chose que l'application de la morale évangélique au gouvernement des états, pourrait-elle faire abstraction de la religion, sons laquelle cette morale manque de base et de sanction ? Comment la reugion, gardienne du droit et de la justice dans quelque ordre de chose que ce soit, pourrait-elle rester indiflérente au respect ou à la violation de la justice et du droit? Comment waurait-elle pas des principes et des règles pour la vie publique, elle dont c'est l'essence d'en avoir pour la vie privée." *

Notre Seigneur J. C. a conquis le monde par son enseignement aussi bien que par ses souffrances et sa mort : les peuples chrétiens ont reconnu sa loi, sa religion, Les peuples ne peuvent secouer son joug, los peuples chrétiens moins encore que les autres. Dans toutes les questions qui sont du ressort de lEelise, ils ont tout à perdre et rien à gagner en cherchant à se soustraire à son influence salutaire et à son indéniable autorité.

Sil se trouvait quelqu'un parmi nos diocésains qui n'aurait pas sur cette autorité des idées justes et bien arrétées nous lui conseillerons de nouveau de lire ou de relire le * Manuel du citoyen catholique," ouvrage spécialement recommandé par les évéques de la province. Il est d'une importance majeure d'avoir présent à l'esprit ce que l'Eglise, par ses pasteurs, ses théologiens et ses Péres, nous enseigne. touchant les deux sociétés civile et religieuse. Un catholique qui a tant soit peu d'ins-

* Mgr. Freppel.

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truction et qui ignore cet enseignement, qu'il le comprenne bien! s'expose a manquer à de graves obligations. Et celui qui, connaissant cet enseignement, ne se met pas ou se met peu en peine de le suivre en pratique mérite condamnation.

Les catholiques de la classe dirigeante surtout doivent donc, avee zele et prudence, travailler, comme les Nouverains Pontifes ne ce sent de les y exhorter, à faire reconnaitre. les droits de l'Eglise chaque fois qu'ils en ont l'oecasion opportune, Nils ne peuvent que les affirmer, quils les affirment ; mais qu'ils sachent les réclamer aussi souvent que les circonstances l’exigent ou le permettent. Le sixième décret du Vie Concile de Québec vous rappelle ce devoir, que vos premiers pasteurs ont accompli plusieurs fois dans les années passées; et d'une manière très solennelle par leur lettre pastorale collective du 22 septeribre 1875.

Vième RAISON.

La franc-maçonnerie * ne veut en aucune facon de l'influence de la religion catholique dans l'administration de la ehose publique."

Pourquoi n'en veut-elle pas? Est-ce parce que l'Eelise catholique, fidele interprete de la loi de Dieu, ne cesse de rappeler à tous qu'ils doivent rendre à chacun ee qui lui est du, ce qui lui appartient ? Est-ce parce qu'elle définit trop clairement ce en quoi consistent la justice commutative, la justice légale et la justice distributive ¢

Est-ce parce qu'elle ne cesse de précher la véritable charité et d’en faire toutes les œuvres ?

Est-ce parce qu'elle veut maintenir la famille dans l'état où Dieu l'a établie, et qu'elle ordonne à l'époux et au père, à l'épouse et à la mère, et de même aux enfants de remplir tous les devoirs que la nature et la religion leur imposent ?

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Est-ce encore parce qu'elle trace au citoyen ses obligations *nvers l'autorité civile, et à l'Etat le cerele de ses attributions ?

Oui, N. t. €, EF, c'est pour tout cela que la franemaconnerie travaille à soustraire les enfants de Dieu à la bénigne influence du cathoncisme,

Comme Satan, le grand révolté, ja franc-maçonnerie a dit: je ne me soumettrai pas. Comme Lucifer voulait établir son trône à côté de celui du Tres- Haut, la secte maçonnique veut se former en une contre-óslise, Voilà pourquoi elle ne veut ni des doomes de la religion, ni de sa morale, ni de sa discipline ; elle ne veut pas croire. Elle s'étudie à résister à toute aut ;rité humaine et divine.

La religion ne peut que rendre les hemmes meilleurs: c'est là une vérité incontestable, prouvée par l'expérience des siecles, Et Ja meme expérience nous démontre que les hommes sans religion en viennent a de honteux et horribles exces. Voyez ce qui se passe dans le vieux monde, L'Europe est bouleversée, et, à grands pas, elle marche à une catastrophe. Les révolutionnaires eux mêmes l'avouent N'en doutez pas, le médecin des ames nous laffinne assez clairement. Le mal est, au moins en tres grande partie, produit par la francmaconnerie, Par elle en effet les passions sont olorifiées, comme elles ne l'ont pas été depuis le paganisme. La corruption et la débauche s'étalent dans les lettres et les arts. Les Ames des enfants sont gâtées dans les écoles sans Dieu, La sainteté du mariage est violée. Les droits de la famille sont méconnus, Dieu est chassé de la société par des lois impies, et l'homme qui ne veut plus reconnaitre de Nauveur recours au suicide pour se débarrasser des ennuis de la vie.

De telles conséquences, amenées par l’action de la secte maçonnique, nous doivent inspirer la plus

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vive horreur pour cette société, et nous engager à unir nos efforts, en conformité de la volonté expresse du Pape, afin qu'elle ne devienne pas toute puissante dans notre pays. Commençons par mieux pratiquer les devoirs de la religion. Soutenons nous les uns les autres en entrant dans les associations catholiques et en nous aidant mutuellement avec une charité croissante et toujours sincère.

Sera notre Lettre Pastorale lue et publiée au prone des messes paroissiales et en chapitre «ans les communautés religieuses le premier dimanche après sa réception,

Donné à Ottawa sons noire seing, le sceau du diocèse et le contre-seing de notre Secrétaire, ce deuxième jour de mars mil huit cent quatre vingt cinq.

+ J. THOMAS, Ev. r'OrTA WA.

Par Mandement,

J. SLOAN, Ptre.

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ième SERIE—No 13.

LETTRE PASTORALE

— DE — MONSEIGNEUR LEVEQUE DOTTAWA sur la Franc-magonnerie.

JOSEPH THOMAS DUHAMEL Par la Miséricorde de Dieu et la Gráce du Saint-Siège

Apostolique, Evéque @ Ottawa, Assistant au Tréne Poutifical, etc.

Au Clergé, aux Communautés Religieuses et aux Fidèles du diocèse d'Ottawa, salut et bénédiction en Notre-Seigneur.

Nos Très CHERS FRÈRES,

La franc-maçonnerie et les sociétés secrètes de tous genres, de tous noms et de tous pays ont été anathématisées par tant de Papes qu’elles doivent être réprouvées par tout vrai chrétien et même par tout homme en qui il reste le sentiment du vrai, du juste et

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de l'équitable. Les raisons qui ont porté les Souverains l’ontiles à condamner ces associations prouvent jusqu'à la derniere évidence que c'en serait bientôt fait de l'ordre religieux et de l'ordre civil si elles réussissaient à atteindre le. but qu'elles poursuivent avec une ruse qui ne peut etre inspirée que par l'enfer et une constance que l'esprit du mal seul peut soutenir Et, cependant, on rencontre des eatholiques alliliés aux loges qui osent encore soutenir aux pasteurs qui les conjurent d'abandonner la secte maçonnique, que cette société n'est autre chose qu'une association de bienfaisance ! Ou ils sont de mauvaise foi ou il sont de ces pauvres dupes dont Léon XIIIa dit dans son Eneyclique Humantum genus: “Parmi eux (les franc-macons), il peut s'en. trouver qui, bien que non exempts de faute pour s'être affiliés à de semblables sociétés, ne trempent cependant pas dans leurs actes criminels et ignorent le but final que ces sociétés s'eflorcent d'atteindre," Nils sont de mauvaise foi, à quoi leur sert-il de se dire encore catholiques, lorsqu'il ne veulent plus écouter les accents les plus solennels de la voix du Saint-Pere ? S'ils n'ont pas été initiés aux secrets antisociaux et antireligieux de la secte, qu'ils reconnaissent avoir été trompés et qu'ils sortent des loges avant qu'on leur ordonne de tremper dans les noirs complots qui éclatent de toutes parts.

Quils ne se fassent pas illusion; sils veulent rester fidèles enfants de l'Eglise et en remplir les devoirs, ils doivent sortir des loges non pas seulement en s'abstenant de les fréquenter mais en

brisant tous les liens qui les y rattacient. Pour leur montrer quils sont dans un camp ennemi, Nous voulons, dans cette nouvelle lettre pastorale, leur redire, avec le Pape, que la franc-maconnerie a concu le projet de combattre l'Eglise de Jésus-Christ et dela combattre à outrance, avec le dessein de la détruire, sil était possible. Et c'est là pour se

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Vlième RAISON.

Le Vicaire infaillible du Sauveur nous affirme : 1o. que la franc-maçonnerie à la prétention de constituer l'Etat tout entier en dehors des institutions et des préceptes de l'Eglise; 20. qu'elle refuse à l'Eglise toute participation au eouvernement des affaires humaines ; 80, qu'elle traite l'Eglise en ennemie et use de violence contre elle et le chef que Jésus Christ lui a donné ; do. qu'elle pousse les gouvernements, les parlements à faire des lois pour entraver la liberté de l'Eglise, et contre le Clergé et les ordres religieux, introduisant dans ces lois des clauses qui leur permettent de semparer des biens ecclésiastiques. Pour faire ces affirmations, Léon XIII s'appuie sur, entre autres fondements, le témoignage d'hommes qui ont appartenu à la francmaconnerie,

Ne soyons pas surpris de tels sinistres desseins. Notre Seigneur, en établissant son Eglise, lui annonce ses (preuves et ses persécutions, et il encourage ses disciples en leur donnant l'assurance d plus éclatants triomphes: “In undo pressuram habebitis sed confidite, ego viet mundum "Vous aurez de-

1 erandes afflictions dm monde. Mais ayez confiance: j'ai vaineu kk nde. (Jean—XVI, 33).

Nous sommes ivés à une de ces époques de

tribulations. L'erreur et le mensonge, inspirés pai

l'esprit du mal répandent sur la terre comme une

épaisse fumée qui aveugle les esprits. Et si Dieu n'abrége les jours mauvais, qui pourra résister à tous lesenvahissements des hommes pervers ? qui pourra continuer à voir sa route dans les obscurcissements de la seule voie ott doivent marcher les catholiques ? En etlet la vue des attaques ardentes dont l'Eglise

est l'objet est un péri], et, pour plusieurs, une occasion prochaine de scandale et de chute

La secte maconnique veut remplacer le régne de Dieu par le regne de Satan. Pour assurer ce résultat, elle se déclare contre l'Eglise, ses institutions, ses immunités, ses privilèges et ses droits. C'est avec le secours de l'Etat qu'elle cherche à vaincre la société du Christ Elle lui persuade qu'il n'en peut tirer aucun profit pour son action et qu'il ne peut qu'y trouver une gêne pour son indépendance.

Aussi avec qu'elle ruse et quelle instance elle lengage à rompre les liens qui unissent la religion et la société. A Rome, l'audace ne le cède pas à la ruse, comme il est facile de s'en convaincre par ces paroles du Pape: “Ces épreuves dont je viens de vous entretenir, dit Léon XIII sont tristes. sans doute; Nous en prévoyons de plus graves encore..... Nous savons tres bien que Nos ennemis ont juré de traiter avec la derniere violence le pontificat romain, et en accumulant les difficultés sur sa téte, de le réduire, s'il était possible, aux extrémités. Ce sont là des desseins exécrables et insensés. Ils peuvent répondre aux intentions de ceux qui favorisent les projets des sectes perverses, et qui désirent voir l'Eglise foulée aux pieds et devenue l'esclave de | Etat, mais ils doivent être bien éloignés de la volonté de ceux qui aiment leur patrie d'un véritable amour, qui jugent la vertn et la grandeur du pontificat d'après la nature des choses, et non d’après les préjugés de l'opinion, et qui se souviennent des bienfaits que toutes les nations lui doivent et sont encore en droit d'en espérer." *

L'Etat n'aura jamais rien à gagner à répudier la religion, à trahir l'Eglise, à la persécuter ou à lui donner des chaines. Si la secte maçonnique pouvait arriver à son but, **l'autorité serait sans base,

* Allocution consistoriale du 24 mars 1884,

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la liberté sans garantie, la paix sociale serait en péril, la famille serait démantelée. La société, ainsi privée de ses conditions de vie les plus essentielles, serait elle-méme sur la pente d’une décadence sans espoir et sans honneur.”%#

Les francs-macons disent qu'ils agissent dans l'intérét de la vérité et pour donner la liberté à tous les hommes. La vérité et la liberté sont en effet indispensables à l'humanité. Mais, comme nous l'apprend l'Ecriture, la loi de Dieu est la vérité. Lex tua veritas (Ps. XVIII, 142). Et la connaissance dela vérité, c'est-à-dire de la loi de Dieu, a dit Jésus-Christ, conduit à la liberté: Lt cognoscetis veritatem, et veritas liberabit vos : Vous connaitrez la vérité, et la vérité vous rendra libres (JEAN VIN, 32), Et l'apótre St. Paul, divinement inspiré, nous dit: l'Eglise du Dieu vivant est la colonne et le soutien de la vérité: Ecclesia Dei vivi columna «t firmamentum veritalis (1 TIM. II, 15).

Pourquoi done la franc-maconnerie attaque-t-elle l'Eglise et son chef? Pourquoi, en tant de pays, l'Etat se laisse-t-il pousser à la persécution contre la societé religieuse? Ils ne veulent done point de la vérité, de la liberté ? Cette lumière que les sociétés sécrètes prétendent faire briller aux yeux de leurs adeptes est donc l'erreur et le mensonge, et la liberté qu'elles promettent ne peut étre autre chose que la licence.

Les hommes qui prônent les enseignements maconniques ont constamment a la bouche le mot de liberté; et, sil'on veut les écouter, ils nous disent que la liberté, qu'ils appellent encore l'émaneipation du genre humain, a commencé précisément à l'époque de la révolution, c'est-à-dire de la mise en action des enseignements qui retentissent dans les loges

Or, dans quel sens, depuis ce temps, les peuples

* M. Chesnelong.

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ont-ils marché ? Quwont-ils fait de la liberté ? Leur sert-elle à remplir la mission que Dieu leur a donnée ? Evidemment non. Le sage nous dit que l'homme a été placé sur la terre pour disposer le globe terrestre dans l'ordre et la justice : Ut disponat orbem terrarum. in equitate et justitia. (Sap. IX, 3). Voilà notre devoir social bien déterminé. Comment l'aecomplissent les sectaires qui parviennent à gouverner les peuples ? Le désordre règne en même temps qu'ils gouvernent. Que font-il de la liberté ? Veulent-ils l'étendre à tous? Pas aux religieux ni au clergé, ni même aux institutions de l'Eglise. Veulent-ils ja faire servir à la justice et à la paix ? S'en servent-il pour fuir homicide et la spoliation ? Certainement non. La guerre ne diminue pas et la spoliation, surtout la spoliation pacifique, a pris des formes plus redoutables que celles des brigandages anciens, La nouvelle protestation qu'a faite dernietement le Cardinal Nimeoni contre la spoliation des biens de ia Propagande n'en est-elle pas une preuve manifeste ?

Dans les pays où les sociétés secrètes exercent plus ouvertement leur funeste action les hommes sont-ils plus moraux, plus dignes, plus courageux, plus désintéressés, plus éclairés, plus religieux ? Non, mille fois non, car tout ceux qui oublient qu'il faut dabord chercher le royaume de Dieu et sa justice: Querile ergo primum regnum Dei, et justitiam ejus (MATTH. x1, 33), cherchent l'or en laissant la justice, et possedent les biens de la terre en laissant Dieu, l'àme, la vertu, la vérité.

Quel est done le catholique qui, voyant ces résultats désastreux pour le salut éternel des àmes, ne sentirait pas en son cœur une vive répulsion pour toutes les associations secrètes ? Qu'il est bien à plaindre le catholique engagé dans la. frane-maconnerie ou autres sociétés défendues qui ne voit pas son malheur, surtout depuis que la voix si élevée et

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pourtant si paternelle de Léon XIII s'est fait entendre dans l'Eneyclique Humanum genus i

Que les bons catholiques continuent done d'étre füdeles à leur mère la sainte Eglise. Que ceux qui se sont rangés parmi ses ennemis revienent prendre leur rang parmi ses défenseurs. Ils seront accueillis avec bonté et miséricorde.

Sera la présente Lettre Pastorale lue au prône des Eglise et Chapelles paroissiales, et en chapitre dans les Communautés religieuses, le premier dimanche après sa réception.

Donné à Ottawa sous notre seing, le sceau du diocèse et le contre-seing de notre Secrétaire, le jour de Pâque, cing avril, mil huit cent quatre-vingt cinq.

+ J. THOMAS, Ev. D'OTTAWA.

Par Mandement, J. Suoan, Ptre.

Secrélaire.

Sieme. SERIE—No. 14 e. M. J.

LETTRE PASTORALE

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