‹ Mandements et circulaires de Mgr. Joseph Thomas Duhamel, 1er archevêque d'Ottawa [microforme] (volume 2)Chapitre 39 sur 122 · EVIL · texte numérisé non relu

EVIL

b) ] “ 3, ENS de ia | eontra 4 bas « (1) * mit [11

pou - por * tou

La adop cipes et d et de ener la 3C

e) de s fran neri le k

ent plus” et ils ri- | majesté prennent faire se ns chréavables à

elle avec de faire

e, morale

nes,"

loie pour

; membres jt (2), aun ces ters moyens, es moyens avons usé pour délieligion, ne servons de

une eireuiolieiser le

st bien à la 1t.—‘* Nous

avous eu bien des préjugés à vaincre chez vous, dit le ‘chef de cette association infernale, avant de vous perer que cette prétendue religion du Christ n'était de l'imposture et de la

suad "qu" n ouvrage des prétres, “tyrannie.” (1)

y La Frane-Magonnevie cherche à abolir partout où “exerce son influence 1e respect pour les préceptes de ia morale, et a éliminer radicalement toute idée de contrainte ou d'opposition aux passions brutales. ‘“ Les « bases de la morale maconnique, dit un éminent prélat, « (2) ne sont pas autres que la liberté et l'égalité pri- « mitive ou le prétendu état de nature, qu'il faut établir “ pour la dest ruction de toute autorité spirituelle et tem- * porelle. Cette morale ressort de tous les grades et de

« tous les rites.”

La Frane-Maconnerie impose aussi à ses adeptes, adopte pour siens et proclame bien haut les faux principes du libéralisme moderne : la séparation de l'Eglise et de l'Etat, l'exclusion de la Religion de la politique ot des affaires publiques, la luicisation absolue de l'enseionement, le pouvoir de l'Etat sur le lien du mariage, la souveraineté du peuple, et^.

e) La Frane- Magonnerie táche d'empécher les enfants le ses membres de recevoir le baptéme ; les épouses des franesemacons avancés initient leurs enfants à la magonnerie et les portent à la loge; cette initiation remplace

le baptéme. (9)

« Elle a tout un ensemble de cérémenies et de rites : « elle confère un baptême à sa facon." (4)

1) Mgr Fava.

(2) Le méme.

3) Le méme.

1) Mer de Ségur, " Les Fyranes- Masons.”

PS qe En cdi

d) Connaissant l'importance de l'éducation, la Frane- Maconnerie s'efforee de toute facon de s'emparer de l'enfance et de la jeunesse au moyen d'écoles et autres maisons d'instruction exclusivement laïques, d'où est banni tout contrôle de l'Eglise, tout enseignement religieux, et qui, sous l'apparence de neutralité, sont complétement hostiles au christianisme. Des générations ainsi formées à l'absence et méme à la haine de toute religion révélée, et n’entendant jamais parler ni de Dieu ni de ses lois, ni de la vertu, ni d’une vie future, que peuvent-elles promettre aux temps 4 ii nous suivront ?

e) La Frane-Maconnerie protége le divorce. "' Dans ‘le mariage maçonnique que nous avons vu pratiquer “alle Maurice, il y a vingt ans, dit un Evéque, (1) * le vénérable, c'est-à-dire, le chef de la loge, demande “ au premier surveillant devant les conjoints :

“ Que pensez-vous de l'indissolubilité du mariage ?— « Elle est contraire aux lois de la nature et de la raison. * ——Quel doit en être le correctif ?—Le divorce.”

Voilà le langage et les principes des vrais maçons.

f) Ea Frane-Maconnerie entoure autant que possible, le maçon mourant de frères, connus sous le nom de solidaires, chargés d'éloigner de son lit le prétre et toute idée religieuse. Ils ont été nommés solidaires “ parcequ'ils s'engagent vis-a-vis les uns des autres, par * paete formel, à vivre sans religion et à mourir sans * prétre.” (2)

CS

.* Elle a un cérémonial pour les enterrements, ete, tout cela avec des invocations, des bénédictions, des encensements, des consécrations; en un mot, une

$ no 10 alta” | apparence de culte.” (3)

(1) Correspondance de Rome, No. 118, 2e lettre sur la franc-magonnerie. (2) Mgr de Ségur, Les Franc- Macons.

(9j Le même.

UA hien sans t

raisol

h) el |’ dopli eclel emt hom

la Franciparer de et autres

d'où est nent relisont coménérations de toute ii de Dieu iture, que suivront ?

e, * Dans pratiquer véque, (1) , demande

narlage ? — e la raison.

ree.”

maçons.

que possi- ; le nom de » prêtre et ; solidaires autres, par nourir sans

ments, etc, ictions, des mot, une

açonnerie.

g) Quand le frane-magon meurt ainsi, ses amis ont bien soin de conduire son cadavre tout droit au cimetière ams cérémonies ni prières, ce que l'on à appelé avec raison enfouissement civil,

}) Ul fallait un moyen qui atteignit aussi les femmes : ot l'on a créé pour elles des loges que l'on appelle d'adontion. Ce sont des francs-magons qui les dirigent, y eclobrent des fêtes, prouoncent des discours, ete. Les femmes y prétent un serment analogue à celui des

hommes.

La femme une fois entrainée dans le mal, il est facile de comprendre que la famille y tombera bientôt : et west ce que veut la maçonnerie :

* La famille c’est obstacle, disait un des chefs ; (1) “lle est à détruire, si l'on veut arriver à donner à tous “une éducation égale et révolutionnaire."

ij La Frane-Maconnerie favorise de tout son pouvoir l'{ndifférentisme, sous prétexte de tenir la porte des loges ouverte a toute espèce de personnes. “ Si tous les « membres «de la secte. dit Léon XIII, ne sont pas * obligés d'abjurer explicitement le catholicisme, cette “exception, loin de nuire au plan général de la frane- “ maçonnerie, sert plutôt ses intérêts. Elle lui permet « d'abord de tromper plus facilement les personnes « simples et sans défiance, et rend accessible à un plus * grand. nombre l'admission dans la Secte. De plus, « ouvrant leurs rangs à des adeptes qui viennent à eux * des religions les plus diverses, les franc-maçons de- “ viennent plus capables d'aeeréditer la grande erreur “du temps présent, laquelle consiste à reléguer au rang « des choses indifférentes, le souci de la religion et à “ mettre sur le pied de l'égalité toutes les formes reli- ^ gieuses."

(1) Discours de @ratien, à l Hotel-de-Ville de Paris, sous la commune,

7) Enfin pour consommer leur œuvre de ténebres, les loves ont amené. la situation nique et inlolérable, dans laquelle se trouve le Pontife Romain, et ** elles * proelament que le moment est venu de supprimer la * puissance sucrée du Chef de l'Eglise, et de. détruire ‘entièrement cette Papauté qué est d'inslilulion di-

" wine.” (1)

Le deuxième but des sociétés secrètes est de se saisir de l'autorité temporelle dans les divers Etats, La Franc. Maçonnerie a fait dine roy: ables progrès dans ee sens. C’est Léon XIII lui-même qui nous le fait remarquer :— “ Elle se tient toujours prête, dit-il, à * Gbranler les fondements des empires ,À poursuivre, à * dénoncer et méme à chasser les princes, toutes les fois * que ceux-ci paraissent user du pouvoir autrement que “ [a secte l'exige."

Le grand-maitre, en recevant le serment même des femmes, ne leur cache pas que * la première de leurs * obligations sera d'aigrir les peuples contre les rois, * contre les prêtres, et que le complément final est l'a- * néantissement de toute monarchie.” (2)

Pour tout bouleverser ainsi et arriver à ses fins, la Franc-maçonnerie fomente et encourage les révolutions. Un historien, qui n'est pas suspect, (3) en rend témoignage dans ces termes :—'* A la veille de la révo- * lution Trancaise, la Frane-Magounerie se trouvait * avoir pris un développement immense : répandu: ‘dans l'Europe entière, elle secondait le génie médita- * tif de l'Allemagne, agitait sourdement la France, et * présentait partout l'image d'une société fondée sur des * principes contraires à ceux de la société civile."

(1) Encyeliq Immortale Dei,

(2) Correxpondance de Rome.

}) Louis Blanc, Histoire de la Révolution Française.

A | trait de la

ténebres, ulolérable, et ‘elles primer la e détruire lulion di-

2 ge saisir tats. La s dans ce le fait re- , dit-il, à suivre, à tes les fois 'ement que

méme des » de leurs e les rois, al est l'a-

es fins, la es révolu- J) en rend de la révoe trouvait répandu je médita- France, et dée sur des ile.”

A l'appui de ces assertions, Nous vous citerons l'extrait suivant d'une lettre conciliaire adressée aux fidèles de la province de New-York, en 1883: (1) :

« Dans les contrées du vieux monde, les sociétés se- “ erètes cherchent la destruction de l’ordre existant ; " elles attaquent directemeut la Religion et ses minis: “tres; elles publient los faussetés les plus grossières * sur le compte de l'Eglise ; elles ealomnient et avilis- “sent les plus hauts dignitaires, De toutes les manic- “res possibles, elles s'efforcent de saper son autorité ; «elles excitent les passions de la multitude eontre Elle; « elles táchent de sousiraire les enfants à son. influence “ ot à son enseignement; elles bannissent les commu: * nautés religieuses ; elles profanent et «éeularisent les “temples de la prière, répandent la corruption parmi * |a jeunesse, caricaturent les choses les plus saintes, “ arrachent les crucifix des murs des maisons d'école, * jettent dehors l'image du Sauveur comme une chose * immonde."

* Leur plus grand intérét, dit à son tour Léon XIII, (tant de ne pas paraître ce "' qu'ils sont, les macons * jouent le personnage d'amis des lettres ou de philoso- * phes, rénnis ensemble pour cultiver les sciences ; ils ‘ne parlent que de leur zèle pour progrès de la civi- “ligation, de leur smour pour le puuvre peuple.”

Pour les r ‘1s de rois et les grands du monde la frane-maconnerie est aristocrate ; pour les gens du peuple, ( fait démocratique ; elle flatte toutes les amhitions : celles du riche, celles du pauvre, ‘ elles du sa-

lina LE IT: nim [: " elles de l'iguorant. La Frane-Maconnerie

vant le loup aime les

ime les princes et les nobles comme montons. Done les princes, les nobles et les riehes idfiliés à la Maçonnerie, loin de voir dans les arrière- |) Pastoral letter of the Ourdinal {rehhi-hop the Bishops of the Prewe of New-York.

* loges, ne voient pas méme dans les loges: on les y “ voit et surtout on les y fait voir.” (1)

Page 1