NONI
aE.
d eR UE
d te n
een
till scd iiid o eer cs
Gieme serie— No. 2.
LETTRE PASTORALE ET MANDEMENT
DE
HONSEIGNEUR JOSEPE-TROMAS DUTAMEL
Devoirs de religion—Devoirs d'état.
JOSE PH-THOMAS DUHAMEL
par la grâce de Dieu et du Saint Siege Apostolique, Archevèque d'Ottawa, Assistant au Trône
Pontifical, ete
Au Clergé, Séculier et Régulier, aux Communautés religieuses et à tous les Fidéles du diocèse d'Ottawa, Salut et Bénédietion en Notre Seigneur.
Nos Tris CHERS FRÈRES,
Le Saint Evangile nous apprend que Marie et Joseph,
temps marqué par la loi de Moise, porièrent l'Enfant Jesus à Jérusalem pour le présenter aw Seigneur, et il ajoute: Qu ind ils eurent tout accompli, selon La loi du Seigneur, on retournèrent en Galilée, à Nazareth; Leur ville (Lu | 22, 39.)
Suivons cette sainte Famille, qui va se retirer. dans
je maison pauvre et obscure. Tout est instruction dans leur vie; tout doit nous être modèle dans leurs actions. Que vont-ils faire à Nazareth? Ils vont s'oecuper des devoirs de religion et des devoirs de ieur état. Jésus sera le modèle de Marie et de Joseph; il doit étre le nôtre. Il est le Verbe de Dieu fait homme pour nous enseigner la voie du ciel. Son but est de nous faire comprendre ^ tous, que la vraie vertu, la véritable per fection consistera toujours à pratiquer exactement ct également bien les devoirs deson état et ceux que la religion impose.
Etudions ee grand modèle. Il nous parle par son obéissance, par son t ‘avail, par sa fidélité à remplir les devoirs de son état, avant de nous enseigner par ses prédieations et par ses miracles.
Tout homme est assujetti à deux sortes de devoirs: devoirs de religion, devoirs d'état. Celui qui veut opérer son salut doit les concilier de telle sorte que la religion ne lui fasse jamais manquer à ce à quoi l'oblige son état et que son état ne l'empêche pas d'accomplir ee que la religion preserit.
C'est pourquoi, N. T. C. F., nous voulons aujourd'hui vous expliquer les règles et les prineipes que doivent suivre les ehrétiens soucieux de leur salut éternel, pour tirer de la religion les avantages qu'elle leur offre pour se rendre parfaits dans la pratique des devoirs de leur état quelque méprisable, ou quelque honorable quil soit aux yeux du monde, et pour tirer de la pratique des devoirs de leur état, les avantages qu'elle leur donne pour se rendre parfaits dans la religion.
seph; fount at-il où du
areth:
dans iction leurs í sOC- > état.
it étre nous faire
à per ont et ue la
Ww 8011 emplir par ses
NVODUS :
opérer eligion | état et la reli-
urd’ hui doivent |, pour re pour de leur wil soit des dene pour
Chaque état a ses devoirs. Ces devoirs nous saisissent dès notre enfance et nous suivent dans les états que nous pouvons embrasser par choix. Les enfants ont, à Végard de leurs parents, ‘es devoirs de soumission, d'amour respect; les prints ont à l'égard de leurs enfants des devoirs de soin pour leur éducation, de zèle pour leu intérêts éternels et temporels, d'attention sur teur conduite : les époux ont’ des devoirs réciproques de respect, de complaisance, de consolation, de support ; les maîtres ont ^; l'égard de leurs serviteurs, des devoirs de justice, de charité, de compassion, de bonté, de douceur : les serviteurs des devoirs de fidélité, d'exaetitude, de reconnaissance, d’attachement.
Chaque profession a des devoirs propres et particuliers qui la caractérise: autres sont Ceux des avocats, autres ceux des marchands, autres ceux des médecins autres ceux des juges, autres ceux des commissaires d coles, autres ceux des conseillers inunicipaux, autres ceux des députés aux législatures et parlements, autres ceux des ministres, autres ceux des gouverneurs, pr dents, rois ou empereurs ; mais tous e^ chacun d'eux « des devoirs d'état à remplir. Chacun est obligré de s'instruire des devoirs particuliers de son état, sans quoi il expose son sa ut éternel. Il est certain que la religion loin de détourner qui que ce soit de in pratique de ses devoirs d'état doit nécessairement l'y porter, ear c'est elle qui nous inspire les plus puissant motifs de les remplir avee une exactitude parfaite.
Nous re pouvons douter que la religion nous oblige à la pratique des devoirs de notre état. Le saint Précu seur de Jésus-Christ preserit cette pratique à ceux qu étaient chargés de lever les taxes, et il la leur preserit eomme un moyen de salut efficace, sans doute, mais méme nécessaire et indispensable. Saint Paul dans ses épitres aux Ephésiens et aux Thessaloniciens, parle des devoirs particuliers de chaque état, comme appartenant essentiellement à la sublime morale de l'Evangile. Ii
avertit les époux et les épouses de prendi poti "m
de leur union, celle de Jésus-Christ et de l'Eglise ; ii rappelle aux enfants le devoir de lobéissanee et aux parents celui de l'instruction, de l'éducation, de la correction. Aux serviteurs il dit: Obéissez à vos maîtres, comme à Jésus-Christ; ne les servez pas seulement lorsqu'ils ont l'œil sur vous, mais servez-les avec affection. Aux maîtres, il demande la méme affection pour les serviteurs : il ne veut pas qu'ils les traitent avec menaces, parce que nous avons dit-ilun Maitre commun dans le ciel, qui ne fnit pas acception de personnes, La Sainte Écriture loue singulièrement de leur fidélité à remplir les devoirs de leur état, les raeilleurs serviteurs de Dieu. Elle loue les Josué et les Gédéon de leur patience dans les travaux de la guerre, de leur constance à en supporter les fatigues: elle loue Solomon de ce qu'il animait les arts, rendait le commerce tlorissant, couvrait la mer de ses vaisseaux pour amener dans son royaume les riches ses et l'abondance, de ce qu'il rendait bonne justice; elle loue la femme forte parce qu'elle s'oeeupait continuelle ment dans sa maison, à pourvoir aux besoins de ses domestiques et des pauvres, à les animer au travail et à faire en sorte que son époux lui-même put paraître con: venablement au milieu des sénateurs de la terre, La Sainte Vierge v est particulièrement louée d'avoir été rendre visite à sa cousine Elizabeth et d'avoir ainsi ae eompli un devoir de bienséanee et. d'amitié, devolr que la religion nous commande eomme tous les autres devoirs d'état.
Colui-là n'aurait pas une vraie dévotion, ni une réelle vertu qui, sous prétexte de vaquer à de multiples pratiques de piété, négligerait d'accomplir les devoirs de son étut
Il n'y à pas d'état qui soit exempt de soucis, de peines, d^ fatigues, mais la religion donne le courage nécessaire pour les endurer, et les adoucit, en nous les faisant en visager comme autant d'épreuves qui nous viennent de Dieu méme et qu'il ne manque jamais de récompenser si non toujours dans le temps, certainement pendant l'éternité,
se; di
aux Orreealtres, ement setion.
S sernuces, uns le Sainte emplir | Dieu.
daus porter ut les ner de riches- 6, elle nuelle de SON il et à re con "B. La ir été is) ac ir que devoirs
e réelle prat lde Son
peines, ‘OST wt en
ent de npenser )endant
Le temp: donné aux devoirs de son état n'est pas un temps perdu pour notre sunetifieation et, partant, pour notre salut. Chacun peut et méme doit se sanctifier en aecomplissant dans un esprit de piété ses devoirs d'état : alors dans la. pratique de ses devoirs il trouve une source abondante de mérites ; dans la plupart des travaux attachés à leur accomplissement, un exercice continuel de charité; dans les tentations qui sont quelques fois insépurables de cet accomplissement, une occasion continuelle de victoires ; enfin dans les peines que ces devoirs causent, un exercice eontinuel de pénitence.
Notre gloire éternelle sera proportionnée à notre mérite ; or en quoi consiste le vrai mérite de l'homme? N'est-ce pas à faire continuellement ce que Dieu veut, ce quil commande ? Et qui est-ce qui le fuit, si ce n'est celui qui accomplit fidelement tous les devoirs de son état? Le travail est done, quand le devoir le preserit, plus saint et plus meritoire que la prière elle-même, "aire ce que l'on est obligé de faire: c'est In vraie règle et lu source du vrai mérite, N'est-ce pas de la pratique de cette règle que Jésus-Christ méme semble avoir fait le principal fonds de son mérite? Le divin Maitre n'employa que les trois dernieres années de sa vie à faire de grandes actions, de grands miracles, de grands snerifices. Pendant les trente premieres années, il a vécu du travail de ses mains, exerçant un obseur métier, celui de charpen-
tier, sous la direction de son père nouricier, sous le regard de sa douce Mère, leur obéissant en fils soumis; il était uniquement occupé de l’accomplissement entier et. fidele des devoirs de son état, faisant avee une sainteté par faite des actions communes, à la vérité, mais toutes également agréables à son Père céleste: Que placita sunt « i facto SOT pt r Gloan VIII, 20).
C'est ce qui doit taire à jamais la consolation des ouvriers de tous les métiers, des employés subalternes, de tous eeux qui par état travaillent dans des positions obseures, Qu'ils ne s'imaginent pas que leurs travaux sont nullement propres à les aider à acquérir la perfee
tion chrétienne, puisqu'ils peuvent trouver, comme Jésus - Christ, la plus haute sainteté dans leur travail méme: tout dépend du motif qui les guide.
La religion nous assujettit aux mémes devoirs que le monde, mais elle
exige des motifs différents ; elle veut que nous accom-
plissions nos devoirs d'état, non pas pour des
humains, mais bien pour des motifs surnaturels, lieu de remplir les devoirs de son état par des motifs d'intérêt, de cupidité, de vanité, d'ambition, d'amour propre, remplissons les par amour de Dieu, par pénitence pour nos péchés, par charité pour le prochain, Ceux qui occupent les positions les plus élevées peuvent tout aussi aisément en remplir les obligations par des motifs surnaturels, Ceux qui gouvernent ne doivent-ils pas toujours se laisser guider par la justice et n'ont-ils pas constamment l’occasion d'exercer la charité? Il en est de méme des hommes qui exercent l'une ou l'autre des nombreuses professions qui
d'honneur
à personne qui
états de vie ;
annetitient.
troupeaux (
il eat vendu, p
leur assurent une place
semblables ;
ne puisse se snnetifier dans état. Il y a eu des saints, et il y en a encore, dans tous les métiers, dans toutes les professions, dans tous les mais il y a aussi des péeheurs :
vient-il ¢ De ce que les uns travaillent pour Dieu, pour le prochain, par un motif de charité chrétienne et les autres, hélas ! pour le monde, pour eux mêmes seulement, pour avoir les moyens de satisfaire leur orgeuil et souvent leurs plus mauvaises passions,
Par la pratique des devoirs de leur état, les saints se Vous connaissez tous l'histoire du patriarche Joseph. Il est d'abord un simple berger qui garde les delà il devient esclave, puis il est mis dans les fers, et des fers il est élevé presque sur le trône, mais il est également suint dans ees différents états, enfant soumis nux ordres de son père quand il est berger, esclave obéissant aux ordres de son maitre quand isonnier patient et charitable envers les compagnons de son infortune quand il est en prison, ministre zélé et infatigable pour le bien publie quand
l'ésusiéme :
nous 4 elle econi notifs
Au notifs unour itence 1X qui ; aussi y sur- |; tou- Is pas jn est "'a des place il n'y s BOTL s tous us les ù cela 1 DOUF et les ement, )ivent
nts se
“arche de les is il
1e sur Iérents | il est quand ays les prison, quand
il tient la premiére place dans le conseil du roi Pharaon:
Cherchons done à nots sanctifier dans notre «tat: cherchons dans les grands principes de notre religion des inotifs élevés, -olides, inébranlables qui nous servent à rendre méritoires pour le ciel nos travaux, nos peines, nos miseres; cherchons dans l'assujettissement à nos devoirs une souree abondante de mérite, de vietoire, de pénitenee qui nous rendent saints; en deux mots, sanetifions notre état par la religion, et perfeetionnons-nous dans la religion par notre état. Que ceux qui gouverhent imitent ces princes selon le eceur de Dieu qui n'ont été de grands chefs de peuples que parce qu'ils étaient de grands saints et que la loi chrétienne était toujours présente à leur esprit et à leur eceur ; que ceux qui sont placés dans des positions qui leur permettent de faire triompher la justice se rappellent qu'un jour ils auront un compte terrible à rendre à Dieu; que ceux qui ont tin emploi quelconque n'oublient jamais que de leur fidélité a bien en remplir toutes les obligations dépend leur salut éternel; que ceux qui ont quelque autorité sachent l'employer pour le bien de leurs inférieurs ; que les inférieurs se soumettent en tout ce qui est Juste et raisonnable; pour tout dire en un mot, que ceux qui veulent sérieusement leur salut doivent s'acquitter exactement des devoirs de leur état, par des motifs de religion, et chercher dans la pratique de leurs devoirs de chrétiens et les motifs que la religion nous suggere, les prineipes qu'elle nous enseigne ot les SeC'urs qu'elle nous offre, cette force et cette bonne volonté nécessuire pour accomplir les devoirs de leur état,
Le temps du earéme peut être utilement employé à méditer les vérités que nous venons de vous rappeler et n s'examiner avee soin sur la manière dont on s'est nequit. té dans le passé des devoirs de religion et des dev^irs de son état, puis à faire pénitence pour les néyligences et les omissions dont on se sera reconnu. eoupable, prenant de bonnes, fortes et sincères résolutions pour l'avenir, avec la détermination bien arrêtée de réparer les
fautes comunises soit contre la justice, soit contre la charité,
Comme tous, pauvres péeheurs que nous sommes, nous devrons nous reconnaitre obligés à la. pénitence, faisons en sorte de faire au moins celle que l'Izrlise nous im pose pendant la sainte Quuranturne.
En vertu d'un indult ad decenniun de Sa Sainteté le Pape Léon XII, en date du 24 novembre 1896, il est réglé que, dans ce diocèse, cette année :
1. Tous les jours du earéme, les dimanches exceptés, sont des jours de jeûne ;
2 Les mercredis et 5 endredis, le samedi des quatretemps et le samedi saint sont des jours d'abstinence ;
3. IL est permis de faire usage de viandes les autres jours du earéme. (Pour les autres points, lire. l'Appendice au Rituel.)
Le Pape, en accordant cet indult, ordonne «Wexhorter les fidèles à faire en sorte de compenser par d'autres bonnes œuvres et des aumônes aux pauvres cet adoucissement à la pénitence qua lragésimale.
Nous les pressons done de ue pas oublier de multiplier leurs bonnes œuvres et leurs aumdnes.
Sera notre présente Lettre Pastorale, lue avee le Mandement, au prône de toutes les églises et chapelles où se fait l'office publie, et au chapitre des communautés re ligeuses, le dimanche de la Quinquagésime.
Donné à Ottawa, sous notre seing, le sceau du diocèse et le contreseing de notre Chancelier, ce douziéme jour de février, mil neuf cent trois, en la féte del Apparition de la Bienheureuse Marve, Vierge Immaculée.
+ J-THOMAS, Archev. d'Ottawa.
Par Mandement,
P. Chanoine MeCarthy,
Chancelier.
tre la
18, NOUS faisons i in pi Se
nteté le il est
ceptés,
quatrece, autres
Appen-
xhorter d'autres adoucis-
ultipher
Mande- 18 OU se utés re
| diocèse me jour parition
wa,
It ncelier.
Geme Série— No, 3.
LETTRE PASTORALE ET MANDEMENT
NONSEICNEUI. JOSPPRTHOS. DIHUMI,
Archevéque d'Ottawa,
Pour annoncer la mort du Souverain Pontife, le Pape
Léon XIII.
Pur la gidee de Dieu et du Saint-Siège A postolique, Archevèque d'Ottawa, Assistant au Trône Pontifical, ete.
: il es ; | Au Clergé Séeulier et Régulier, aux Communautés re-
ligieuses et aux Fidèles du diocèse d'Ottawa, Salut et Bénédietion en Not"e-Seigneur,
Nos Très CHERS FRÈRES,
L'Eglise pleure aujourd'hui la mort du grand Pape qui, SOUS le nom à Jamais inoubliable de Léon XIII, l'a gouvernée, au nom de Jésus-Christ, pendant un peu plus de vingt-einq ans. Une dépéche de Rome nous apprend qu'il a cessé de vivre ce jour méme à quatre heures et «quatre minutes de l'après-midi.
[La été vraiment le pontife de la Providence, le guide de ceux qui gouvernent, Yami des ouvriers, la lumiere des évêques, le phare lumineux du monde.
Notre temps n'a pas produit un homme plus illustre : entre tous les papes, il gardera une auréole à lui bien propre.
Son unique ambition a été de servir l'Eglise. du Sauveur et il la bien servie, En lui consacrant ses grandes vertus, su haute seience, sa profonde connaissance des aspirations des peuples, sa vive affection pour lhumanité tout entière, il a opéré des œuvres merveilleuses.
A son avenement au trône pontifical, l'esprit révolutionnaire dominait le monde: eet esprit est anti-chrétien. L'œuvre à accomplir était done d'attirer au Christ et à l'Eglise la société contemporaine. C'est cette œuvre quil a entreprise. Aussi que n'a-t-il pas fait pour pro-
pager l'Evangile deplus en plus jusqu'aux. plus extrêmes limites de ln terre ? H s'est appliqué à élucider, dans des eneyeliques admirables, presque tout l'enseignement catholique, Avec une clarté précise, il n dit quels devaient être, au point de vue de la raison tout aussi bien que de la foi, les rapports des citoyens et des gouvernements, des riches et des piuvres, de eeux qui possedent des capitaux et de ceux qui travaillent, Il n'y a pas une question qui se traite de nos jours à laquelle il n'ait pas apporté de vives lumières. Bien plus il a donné un nouvel essor à lenseignement de la philosophie, de la
théologie, de l'Ecriture sainte ; iL a fondé des universités,
des nendémies : il a efficacement encouragé les lettres et
les arts.
eap Lunes TUN UE ens Lal le eui Dey
l Pape IL, l'a eu plus pprend ures et
le gui de umniere
Ilustre :
ul bien
"lise du "unt ses ilssanee ur Vhuilleuses.
révoluhrétien.
ist et à | couvre our proxtrêines lans des nement quels de- TET bien ouverne- )ossedent v a pas v dl n'ait lonné un ie, de la
iversités,
lettres et
tee ants
HP
Il s'est fait le meilleur des défenseurs des Etats. en combattant le socialisme, la franemaconnerie et toutes autres sociétés secretes. Aussi, les souverains lui ontils rendu hommage : ils ont compté sur son appui pour la direction sociale de leurs peuples.
Léon XIII a relevé à sa vraie hauteur la dignité de l’homme que les nécessités de la vie eondamnent au travail et au travail assidu et pénible, dignité qui apparait si bien dans le chrétiea fidèle à ses devoirs
N'oubliant jamais le commandement du divin Maitre, -~ Docete omnes. gentes — enseignez toutes les nations, (Matth. XXVIIT, 19,) il leura dit et leurs droits et leurs devoirs. Mais comme chaque peuple est dans une situation spéciale, il n'a pas manqué de varier ses conseils. C'est pourquoi, l'auguste pontife s'est imposé la táche d'adresser aux évéques de tant de pays des encycliques ou instructions particulières,
Les évêques du Canada en ont reçu une, proclamant le droit des parents catholiques à des écoles où ils peuvent en toute liberté, non seulement faire enseigner à leurs enfants la science profane, mais aussi la se? ence des sciences, celle de Ja religion, et les encourageant à revendiquer leur droit en entier, avec zèle et prudence,
Les peuples non catholiques eux-mêmes ont ent^ndu son appel, un appel à leur cœur et à leur intelligence, un appel montrant que lunité est le vœu supréme du Redempteur venu pour se former un seul troupeau et fonder un seul bereuil ; il les a conjurés de revenir à la vraie foi,
L'influence que Léon XIII a exercée sur le monde a été large, haute, profonde, universelle, Tl a recueilli, pen: dant sa vie, un hommage détinitif que, d'ordinaire, on ne décerne qu'aux morts,
L'Eglise, sous l'iinpulsion du Pape défunt, a reconquis dans le monde, un ascendant moral extraordinaire.
Sous son pontificat la hiérarchie ecclésiastique s'est splendidement développée. Plus de deux cents archevéchés, évéchés, délégations apostoliques, vicariats, ct abbayes, ont été créés : les rapports diplomatiques inter:
rompus avee des gouvernements étrangers ont été 3
renoués. En un siècle où la force matérielle semblait .
devoir dominer tout, la foree morale de la papauté est
remontée au premier rang. [I faudrait écrire beaucoup, ^A i
pour rappeler tout ce qui a été fait pour augmenter Ly at 4° À
piété catholique, activer la propagation de la Foi, étendre 7" "1 a Rec
le Tiers-Ordre de St François d'Assise, rendre pius chréf :
* . a * . . , OR QLA 5 tienne la vie de la famille#lier plus inséparablement E au Sacré-Cœur de Jésus tous les e eurs. E.
Hélas! il n'est plus celui qui a fait tant de bien, per- d sonne ne verra plus sa figure blanche, paternelle, véné- 3 rable qui s'élevait majestueuse sur le monde. ‘à
Mais partout où se trouve un autel, le saint sacrifice dela messe sera oflert, partout des prières ferventes seront adressées au ciel, afin que le père que nous pleurons jouisse sans reta.d de la gloire des bienheureux.
Nous ne manquerons pas, Nos Très Chers Fieres, de remplir ce méme dev. ir, que nous impose la plus vive reconnaissance pour les bienfaits nombreux dont ee diocèse lui est redevable, >
C’est pourquoi, nous révlons ce qui suit :
lo. Il sera chanté, le plus tóc possible, dans toutes les | églises où se fait l'office publie, et dans les ehapelles des ho communautés relivieuses, un service solennel pour le E repos éternel de Léon XIII. (A la Basilique, le service sera chanté le vingt-neuf du présent mois, alors que le clergé qui suit les exercices de la retraite pastorale, sera présent.)
20. Pendant huit jours, à partir de celui de la lecture de la présente lettre, tous les prétres réciteront, apres la messe un De Profundis, avec l'oraison Deus qui tnter Suimmos Sacerdotes ;
3o. Les fideles sont invités à communier une fois et à faire un chemin de la croix.
4o. Comme oraisons de mandato, on chantera ou l'on récitera jusqu'à l'élection d'un nouveau Pape, I raison, ln Secrète et la Posteommunion de la messe Pro eligendo Summo Pontifice sede vacante,
Sera la présente lettre pastorale lue, avee le mande-
ees
HR
at été mblait ité est
VUCOU Py v PD iter kav n 4
ment, au próne des messes paroissiales dans toutes les églises, et en chapitre dans les communautés religieuses, le premier dimanche apres sa réception.
iF ' | Donné à Ottawa, sous Notre seing et le sceau du diotendré pde cese et le contreseing de Notre chancelier, ce vingtième is chréf * jour de juillet, mil neuf cent trois. | x OMAN © lement
+ J.-THomas, Archev. d'Ottawa.
1), per- 3 véné- 4 Par Mandement, Saige P. Chanoine McCarthy, rventes is pleu- (ux.
res, de as vive lont ce
Chancelier
ites les les des pour le service s que le le, sera
lecture près la Li inter
js et À ou Von
raison,
eligen *
inande-
a TRAP itam ya
Vai coii 5
m seni
SU
Gième Série— No. 4.
LETTRE PASTORALE ET MANDEMENT
PAUSE PR PNR a: Bé geste
Ke are
E a Ard Là
DE
MONSHIGNEUR JOSEPR-THOMAS DUHAMEL,
Archevéque d’Ottawa,
"our annoncer l'élection d'un nouveau Pape.
par la grâce de Dieu et du Saint-Siège Apostolique, Archevéque d'Ottawa, Assistant au Trône Pontifical, ete.
2 Au Clergé Séculier et Régulier, aux Communautés re- = ligieuses et aux Fidèles du diocèse d'Ottawa, Salut et Bénédietion en Notre-Seigneur.
ee EM EE NS à
Nos Très Chers Frères,
Vive Jésus-Christ ! Vive l'Eglise! Vive la Papauté : Trois mots, trois dogmes, trois amours qui nous sont chers !
Voilà notre eri de joie et de rallien:ent en ce jour où le Sacré-College vient, aidé des inspirations du Saint- Esprit, de donner à Jésus-Christ son deux cent soixante quatrième Vicaire ici-bas, en faisant monter sur le trône pontifieal un nouveau Pape.
Le Christ, vous le voyez, est toujours fidèle à ses promesses : les portes de l'enfer ne prévalent point contre l'Eglise, et la Papauté est toujours vivante.
Il y a quelques jours, Léon XIII mourrait ; son corps était déposé dans la Basilique Vaticane et son âme entrait dans l'éternité bienheureuse: aujourd'hui. son successeur sassied sur la Chaire de Pierre et prend en mains le gouvernail de la solide barque portant le Christ, que toute tempóte agite, mais qu'aucune ne pourra jamais submerger.
Léon XIII fit briller bien haut le flambeau de la Foi : il en éclaira le monde entier. Le nouveau Pontite. comme 7 lui aussi venait de la rive du monde céleste, va nous :edire la parole du divin Maitre: * Jesuis venu jeter le feu sur la terre, et que désiré-Je, sinon qu'il s'allure’ ? (Lue, XII, 49).
Les intelligences ont été vivement illuminées par la Lumière du ciel, espérons que les cœurs vont, par l'entremise de Marie, reine des cœurs, s’enflammer de plus en plus, au brûlant foyer d'amour qu'est le Sacré-Cœur de Jésus, du feu ardent de la surnaturelle charité religleuse : Ignis ardens i: et «t littore venaet.
C'est dans eette espéranee inébranlable que nous vous annoncons, N. T, C. F., l'éleetion au souverain Pontificat de Son Eminence le Cardinal Joseph Sarto, patriarche de Vénise.
Il est né a Riese, diocèse de Trévise, en Italie, le 2 juin 1835.
pauté :
s sont
our oti Saintnxante e trône
es procontre
1 corps 1 âme ul, son ‘end en Christ, pourra
a Foi
'ontife, :éleste, S venu il s'al-
par la r lene plus -Cœur é reli-
S vous ntifieat riarche
^ le 2
et le eontre-seing de notre Chancelier du mois d'aoüt mil neuf cent trois, en la fête d.
Au nouveau Pontife, qui se nomme Pie X, pect le plus sincère, notre dévouement le
notre resplus profond :
au Docteur infaillible, l'humble docilité de notre esprit : uu Pasteur supréme, la soumission de notre volonté et
le nos cœur
notre Pére commun, l'amour de nos cœurs, |
e secours de nos aumónes et de nos prieres, Vicaire de Jésus-Christ sur la terre, Pontife et Roi, quil vive longtemps! qu'il règne glorieusement quil soit écouté et obéi religieusement quil voie la vietoire de l'Eclise et le triomphe du Sauveur !
A ces causes, nous réglons ce qui suit:
lo. Le jour de la lecture de la présente Lettre pastorale, à l'issue de la messe paroissiale, un Te Dew solennel sera chanté dans les églises et chapelles où se fait l'office public ;
20. Les trois dimanches qui suivront, on ehantera aprés la messe paroissiale, l'hymne Veni Creator avec le verset, le répons et l'oraison Deus qui corda. fidel
num.