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cement dans le t les invitations erne l'Eglise, si i institution, de s; si nombreux nts en sa faveur en toute vérité :
émoignages des e l'Eglise (11)." la formation de que les hommes rges et les plus Ines de sainteté, » douceur et de outes sortes de u nom de Dieu la promesse des s éternelles, ulière des Ecrilu Saint-Esprit, ifeur sacré, ins- 'ole et rend son Celui, en effet, et la force de la seulement en dissaint, et en toute 'egardés comme ours de ce qui à parler de la portent presque de la prudence pres arguments
En eflet, quel- a
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privée du feu de la parole de Dieu (13), et elle est bien plus de cette puissance que possède la parole divine ; car la parole de Dieu est vivante, elle est efficace et pénétrante plus qu'aucun glaive à deux tranchants pénétrant jusqu'à la division de l'âme et de Pesprit (14). D'ailleurs, et les plus habiles eux-mêmes doivent en convenir, il existe dans les saintes Lettres, une éloquence absolument variée, riche et en rapport avec les plus grandes choses : c'est ce que saint Augustin a compris et a parfaitement prouvé (15), et c'est aussi ce que confirme l'expérience des orateurs sacrés les plus célébres qui, avec un sentiment de reconnaissance envers Dieu, ont proclamé quils devaient principalement leur gloire à la fréquentation assidue et à la pieuse méditation de la Bible.
Convaincus de tout cela et par la théorie et par l'expérience, les Saints Pères n'ont jamais cessé de célébrer les divines Ecritures et les fruits qu'on en peut tirer. Dans maints passages de leurs œuvres, ils les appellent le trés riche trésor des doctrines célestes (16), les fontaines intarissables de salat (17) ; ils les comparent à des prairies fertiles, à de délicieux jardins dans lesquels le troupeau du Seigneur trouve, d'une façon merveilleuse et sa nourriture et son charme (18).
Dien à propos viendraient ces paroles de saint Jérôme au clerc Népotien : ** Lis souvent les Saintes Ecritures, ou plutôt que jamais ce livre sacré ne sorte de tes mains ; apprends ce que tu devras enseigner; que la parole du prétre soit toujours
(13) Jerem. XXIII, 29
(14) Hebr. IV, 12.
(15) De doctr. chr. IV, 6, 7,
(16) S. Chrys. /n Gen. hom, 21, 2 ; hom, 60, 5 ; S. Aug. de disci. chr, 2.
(17) 8S. Athan, ef. ^, 39.
(18) S, Aug. Seri. au, 24 1 8. Ambr. én Ps, CXVIIL, serm, 19, 2.
nourrie de la lecture des Ecritures” (19). Pareil aussi est le jugement de saint Grégoire 1e Grand, quia défini plus sagement que personne les devoirs des pasteurs de l'Eglise : * Il est nécessaire, dit-il, que ceux qui s'appliquent au ministère de la prédication ne cessent jamais d'étudier les saints Livres " (20).
Mais il Nous plait de citer iei saint Augustin, nous avertissant que “ celui-là tentera vainement de manilester au dehors la parole de Dieu, qui ne l'aura pas écoutée au-dedans de Jui-même (21)" et le mème saint Grégoire preserivant aux orateurs sacrés détre fidèles “à se chercher eux-mêmes dans les divins oracles, avant de les porter devant les autres, de peur qu'en. poursuivant les actes d'autrui, ils ne s'abandonnent eux-mêmes (22) ” Déjà, d'ailleurs, par l'exemple et l’enseignement du Christ, qui commença par agir et puis enseigner, la voix de l'Apótre avait porté au loin cet avertissement, quand, s'adressant, non pas au seul Timothée, mais à l'ordre entier des clercs, il lui prescrivait : Veille sur toi et sur la doctrine, et fais-le avec insislance ; car, en agissant ainsi iu le sauveras loi-méme avec ceux qui l'écouteront (23). Nous trouvons, en effet, dans les saintes Lettres, soit pour notre salut
et notre perfection, soit pour ceux des autres, des | secours toujours prêts, dont les Psaumes ont sou- B
vent célébré l'excellence : mais pour cela, il faut apporter aux divins oracles non seulement un esprit
docile et attentif, mais la disposition d'une volonté |
pieuse et parfaite. Car il ne faudrait pas assimiler
ces livres aux livres ordinaires. Dictés par l'Esprit- B Saint lui méme, ils contiennent des vérités de la B
(19) 5. Hier, de 274, clerse, ad Nepot,
(20) S:-Grep, M, A tit, Past. Z4, 11 (al, 23): Moral. XVIII, 26% [a7. 14].
(21) 5. Aug, seve. 179, I.
(22) ^. Greg. M. Aga, pa 71, 24 [al, 48].
(23) 1 Tim, IV, 16.
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) : Moral, XVIII, 261
plus haute importance, et par beaucoup de cótés obscures et difficiles : ce qui fait que, pour les comprerdre et les exposer, nous avons toujours ‘ besoin de l'assistance (24)” de ce méme Esprit, c'est-à-dire de sa lumière et de sa grâce qui, suivant la recommandation pressante que nous en fait si souvent le divin Psalmiste, doivent être implorées par l'humilité de la priére et conservées par la sainteté de la vie.
Et c'est en ceci qu'apparait merveilleusement la prévoyance de l'Eglise, qui, * pour empécher que ce céleste trésor des Livres Saints, que la souveraine libéralité de l’ Esprit-Saint a livré aux hommes, restát négligée" (25), a multiplié par ses institutions et ses lois les plus sages précautions.
contenté d'établir qu'une grande partie en serait lue et pleusement méditée par tous les ministres dans l'office de la sainte psalmodie ; mais elle a voulu encore que l'exposition et l'interprétation en fat faite par des hommes compétents dans les églises cathédrales, dans les monastéres, dans les couvents des autres réguliers, où les études peuvent aisément lleurir ; d'autre part, elle a rigoureusement prescrit qu'au moins les dimanches et les jours de fêtes solennelles tous les fidéles fussent nourris des paroles salutaires de l'Evangile (26). Ainsi grace à la sagesse et à la vigilance de l'Eglise, ce culte de la Nainte-Ecriture s'est maintenu vivant à travers les ages et fécond en multiples bienfaits.
Et, pour confirmer, sur ce point, Notre enseigneinent et Nos exhortations, il Nons plait de rappeler comment, dés les premiers jours du christianisme, tous les hommes qui briilérent par la sainteté de leur vie et la science des choses divines, se sont toujours montrés fervents et assidus aupres des
Elle ne s'est pas
(24) NS, Fier, zu AMEch, 1, 10.
(25) Cone, Trid CNY, V. decre /, de) (26) /bid. 1-2, H
saints Livres. Si les plus proches disciples des Apôtres, et parmi eux Clément de Rome, Ignace d'Antioche, Polyearpe, si les Apologistes ensuite, et nomméient Justin et Irónée, ont entrepris, dans leurs lettres ou dans leurs livres, soit la défense soit la propagation des dogmes catholiques, c'est surtout dans les divines Lettres qu'ils puisent et la foi, et la force, et toute la grâce de leur piété. Et quant surgissent, en beaucoup de sieges épiscopanx, ces écoles de catéchisme, de théologie, notamment celles si [réquentées d'Alexandrie et d'Antioehe, leur programme ne contenait guere autre chose que la lecture, l'explication et la défense de la parole divine écrite, C'est de là que sortirent la plupart des Pères et des écrivains dont les savantes études et les remarquables ouvrages se succédèrent pendant environ trois siecles, si nombreux, que cette période fut à juste titre appelée l’âge d'or de lexégèse biblique.
Parmi ceux d'Orient, la premiere place revient à Orivéne, cette homme si merveilleux par la vivacité de son esprit et la constance de son labeur, et c'est dans ses nombreux écrits et dans son immense ouvrage des Hexaples que presque tous sont allés puiser, ll faut en ajouter plusieurs qui ont reculé les fronti¢res de cette science : ainsi, parmi les meilleurs, Alexandrie a produit Clément, Cyrille ; la Palestine, Husébe et l'autre Cyrille ; la Cappadoce, Basile le Grand, les deux Grégoire, celui de Nazianze et celui de Nysse ; Antioche enfin, ce Jean Chrysos tome, en qui la connaissance de cette science le disputa à la plus haute éloquence, — Et cela n'est pas moins merveilleusement vrai pour l'Occident, Dans la foule de ceux qui se firent particulièrement remarquer, célèbres sont les noms de Tertullien et de Cyprien, d'Hiluire et d Ambroise, de Léon et de Grégoire, tous deux Grands ; célèbres surtout sont ceux d'Augustin et de Jérôme, dont l'un. montra tant de
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pénétration pour découvrir le sens de la parole divine, et tant de fécondité pour la faire servir au secours de la vérité catholique ; dont l’autre pour sa science extraordinaire de la Bible, et pour les grands travaux accomplis afin d'en rendre l'usage plus facile, a été honoré par l'acclamation de l'Eglise du titre de Docteur trés Grand.
Depuis cette époque jusqu'au Xe siècle, bien que cette sorte d'étude n'ait pas été cultivée avec autant d'ardeur et de fruit qu'auparavant, elle l'a été néanmoins, gráce surtout au zele des hommes de l'ordre sacerdotal. Que de soins, en eflet, soit pour recueillir ce que les enciens avaient laissé de plus profitable sur ce sujet et pour le répandre convenablement classé et accru de leurs propres études, comme ont fait surtout Isidore de Séville, Bede et Alcuin ; soit pour munir de gloses les textes sacrés, comme Valafride Strabon et Anselme de Laon ; soit pour pouvoir par des procédés nouveaux à leur intégrité méme, comme Pierre Damien et Lanfranc.
Au Xlle siècles, la plupart entreprirent d'une manière digne d'éloges "interprétation. allégorique de lHEeriture : dans ce enre, saint Bernard se dis tingua facilement parmi tous les autres, et ses sermons empruntent presque toute leur saveur aux divines Ecritures,
Mais de nouveaux et plus heureux progrès furent faits grâce à la méthode des scholastiques, Ils s'appliquerent à l'établissement du véritable texte de la version latine : les variantes bibliques qu'ils firent paraitre l'attestent assez ; néanmoins ils consacrèrent encore plus de soins et d'activité à l'interprétation et à l'explication, Avec une méthode et une clarté qu'on n'avait pas auparavant dépassées, ils distinguérent les divers seus des textes sacrés ap. précièrent Ja valeur de chacun au point de vue théologique, établirent la division des livres et le sujet de chaque partie ; et, en recherchant la pensée des
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auteurs, ils expliquérent le lien et la connexité des pensées entre elles: et de tout cela, il n'est personne qui ne voie quelle lumière fut apportée dans les points les plus obscurs. D'ailleurs l'abondance de doctrine puisée par eux dans l'Ecrituie se manifeste pleinement, sot dans leurs livres de théologie, soit dans leurs commentaires exégétiques ; et à ce titre aussi Thomas d'Aquin a obtenu parmi eux la palme.
Mais aprés que Clément V, Notre prédécesseur, eut créé, à l'Athénée de Rome et dans les plus fameuses universités, des chaires de langues orientales, on commença à étudier avec plus de soin le texte original de la Bible et la traduction latine. Bientôt la renaissance de l’érudition hellénique en Occident et surtout l'invention merveilleuse de l'imprimerie donnérent à la culture biblique un immense développement. Il faut admirer en effet combien se multipliérent en peu de temps les exemplaires du texte sacré, principalement ceux de la Vulgate. Ils remplirent en quelque sorte le monde atholique, tellement, méme à cette époque, en dépit des allégations calomnieuses des ennemis de l'Eglise, les livres divins étaient honorés et aimés |
Comment ne pas rappeler le grand nombre de savants qui, du Concile de Vienne au Concile de Trente, et principalement dans les ordres religieux, ont servi la cause des études bibliques ? Ils mirent en œuvre des ressources nouvelles et, par la contribution de leur talent et de leur vaste savoir, non seulement ils accrurent les richesses accumulées par leurs prédécesseurs, mais encore ils préparèrent la brillante époque qui suivit le Concile de Trente et
qui sembla faire revivre la gloire de l'âge patris- |
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Et en effet personne ne l'ignore et nous aimons à le rappeler Nos rédécesseurs, de Pie IV à Clément | l
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anciennes versions, la Vulgate et les Neptante. Publiées ensuite par l'ordre et sous l'autorité de "ixte Quint et du méme Clément VIII, ces éditions sont entrées dans l'usage commun. A la méme époque, c. le sait, d'autres versions anciennes des Livres s. its, surtout les Polyglottes d'Anvers et de Paris, furent. éditées avec le plus grand soin et disposées de maniere à faciliter la détermination du vrai sens. Pas un livre de l'ancien et du nouveau Testament qui n'ait trouvé plus d'un habile commentateur ; pas une question d'importance relative à la Bible qui n'ait exercé avec beaucoup de profit la pénétration de nombreux critiques. Parmi eux, un bon nombre, et c'étaient les plus pénétrés de l'étude des saints Pères, se sont fait un nom illustre. Et il ne faut pas croire qu'à partir de cette. époque, le concours habile de nos exérètes ait lait défaut ; il sest toujours trouvé des hommes de mérite pour servir la cause des études bibliques, et les saintes Lettres que le rationalisme attaquait par des arguments tirés de la philosophie et des études qui y confinent, n'ont pas cessé d'être victorieusement défendues par des arguments du méme ordre.
I] ressort de tout cela, pour quiconque est de bonne foi, que l'Eglise n'a jamais et en aucune façon manqué de prévoyance ; toujours elle a fait dériver utilement sur ses fils les sources de la divine Keriture ; placée par Dieu méme dans une citadelle qu'elle avait mission de défendre et d'embellir, elle n'a point failli à ce double devoir, elle y a fait concourir tous les genres de travaux, sans avoir jamais eu, Sans avoir besoin aujourd'hui qu'on vienne l'y exciter du dehors
Maintenant le développement de notre sujet Nous mene à vous entretenir, Vénérables Frères, des meilleures méthodes à employer pour l'organisation de ces études. Mais d'abord, quel genre d'adver- Sires nous pressent, sur quels artifices, sur quelles