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affaires de la paix et les choses de la guerre. Que ces hommes doivent avoir la prééminence dans toute société et y tenir le premier rang, personne n'en peut douter, puisqu'ils tra raitlent directement au bien commun et d'une manière si excellente. Les hommes au contraire, qui s'appliquent aux choses de l'industrie, ne peuvent concourir à ce bien commun ni dans la méme mesure ni par les mêmes voies: mais eux aussi cependant, quoique d'une manière moins directe, ils servent grandement les intéréts de la société. Sans nul doute, le bien commun, dont l'acquisition doit avoir pour effet de perfectionner les hommes, est principalement un bien moral. Mais dans une société régulièrement constituée il doit se trouver encore une certaine abondance de biens extérieurs, dont l'usage est requis à l'exercice «e la vertu. Or tous ces biens, c'est le travail de louvrier, travail des champs ou de l'usine, qui en est surtout la source féconde et nécessaire Bien plus, dans cet ordre de choses, le travail a une telle fécondité, une telle efficacité, que l'on peut affirmer, sans crainte de se tromper, qu'il est la soarce unique d’où procède la richesse des nations. i/équité demande donc que l'État se préocupe des travailleurs, et fasse en sorte que de tous les biens qu'ils procurent à la société, il leur en revienne une part convenable, comme l'habitation et le vétement, et qu'ils puissent vivre au prix de moins de peines et de privations. D'où il suit, que l'Rtat doit favoriser tout ce qui, de prés ou de loin, parait de nature à améliorer leur sort. Cette sollicitude, loin de préjadicier à personne, tournera au contraire au profit de tous, car il importe souverainement à la nation, que des hommes qui sont pour elle le principe de biens aussi indispensables, ne se trouvent point continuellement aux prises avec les horreurs de la misére.