‹ Mandrin (volume 2)Chapitre 28 sur 33 · LA RECLAMATION ÙXJ COMMANDEUR · texte numérisé non relu

LA RECLAMATION ÙXJ COMMANDEUR

,urbide-Larre est fier de son épître ; il en envoie copie .a Morlière, qui est à présent très occupé à se faire oir dans les bureaux de Paris et dans les antichambres V^ersailles. Ilyajoute ces mots : «Vous verrez que, par réponse (au comte de Marcieu), je rends l'affaire e qu'elle doit être, et, sur toutes choses, soyez Qquille ». Il concluait : « Pourvu que la Cour soit itente, je m'embarrasse fort peu de ce qu'on it dire. »

)u moins le résultat fut-il bien celui que les deux comtes avaient espéré, en laissant le gouverneur du Dauné dans l'ignorance de leur entreprise.

2n réponse à la réclamation du commandeur de Sin- , Marcieu ne peut que répondre en toute sincé-

i De ma connaissance il n'est pas entré de troupes Roi, mon maître, en Savoie, et, suivant les nouvelles î je reçois du Pont-de-Beauvoisin, c'est une querelle î quelques contrebandiers ont eue entre eux qui a mé lieu à ce qui est arrivé à Saint-Genix et à Rocheb, dont vous vous plaignez. J'ignore qu'on ait enlevé sujets de Savoie, et qu'on ait commis aucun attentat puisse troubler la bonne intelligence qui règne entre ! souverains et que je m'efforce d'entretenir par toute te de moyens. Je supplie donc Votre Grandeur suspendre son jugement et de s'informer plus exaclent. »

3ouret d'Érigny et La Morlière gagnaient du temps, tait l'essentiel. On avait à Valence des magistrats îiles au premier coup de sonnette. Devant que M. le ivemeur de Savoie fût « informé plus exactement», les miers généraux devaient avoir réalisé leur vengeance.

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